Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

ecriture.com/1096-Belle-du-seigneur-Albert-Cohen de


   

critique par Sibylline




* * *



Le temps des découvertes
Note :

   Ouvrage collectif sous la direction de Michel Chandeigne
   
   
   "Comprendre la société dans laquelle nous vivons", telle est, depuis leur création en 1975, la devise des éditions Autrement. Et la collection Mémoire s'inscrit pleinement dans cette ligne de conduite, qui s'attache à prendre le pouls d'une ville à un moment précis de son existence où elle se révèle exemplaire d'un bouleversement ou d'une rupture dans l'histoire du monde. Ainsi la Tolède des XIIème et XIIIèmes siècles devint le symbole de la Reconquête de la Péninsule ibérique mais aussi d'une brève période de coexistence, plus ou moins pacifique, entre les trois religions du Livre, tandis que la Rome des années 1920-1945 devint l'exemple-même de la montée et de la chute du fascisme. Et dans le cas du livre qui nous occupe aujourd'hui, les grandes découvertes maritimes des XVème et XVIème siècles qui bouleversèrent de fond en comble notre vision du monde, se voient abordées à travers le prisme de l'histoire lisboète.
   
   Après un prologue, sous la plume de Paul Teyssier, qui refixe brièvement les grands jalons chronologiques de la période des Découvertes, allant de la prise de Ceuta par le roi de Portugal Jean 1er, en 1415, et de la politique d'exploration maritime mise en place par son fils, l'Infant Henri (dit le Navigateur), à l'implantation des Portugais à Macao et au développement de leur commerce avec le Japon, vers le milieu du XVIème siècle, "Lisbonne hors les murs" s'organise en trois grandes sections: "Naviguer", "Découvrir" et "Conquérir" qui abordent successivement les progrès des techniques de navigation, qui rendirent possibles les grands voyages d'exploration, ainsi que le développement sans précédent de la cartographie, les découvertes proprement dites et les premiers contacts entre les navigateurs portugais et les populations indigènes, et enfin le développement des relations commerciales, les luttes d'influence et les combats qui en furent très souvent le corollaire...
   
   Les études d'historiens contemporains voisinent ici avec les témoignages anciens tels la lettre datée du printemps 1500 par laquelle Pêro Vaz de Caminha, compagnon de route de Pedro Alvares Cabral, annonce au roi Manuel 1er la découverte du Brésil, l'"Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les Deux-Indes" de l'abbé Raynal, intellectuel français du siècle des Lumières, proche de Denis Diderot, et qui livre là ce qui est sans doute la première étude critique du colonialisme, ou encore la monumentale "Pérégrination" de Fernão Mendes Pinto. Ce personnage haut en couleurs, tour à tour marin, marchand, pirate, escroc à la petite semaine ou, pendant un temps, aspirant-jésuite, nous a en effet laissé un extraordinaire ouvrage autobiographique mêlant sans vergogne réalité et fiction, mais qui reste un document essentiel sur le développement des implantations portugaises en Extrême-Orient, lorsqu'il ne flirte pas avec le roman picaresque...
   
   "Lisbonne hors les murs" présente certes les défauts coutumiers de ce genre d'ouvrage collectif: il y a bien ça et là quelques redites et la lecture n'en est pas aussi fluide que celle d'un roman. Mais l'ouvrage a néanmoins l'immense mérite de nous faire entrer de plein pied dans toute la complexité d'un monde en plein bouleversement, sans sacrifier pour autant la clarté de l'exposé. Et c'est un beau complément à la vision des Découvertes, si caustique et désabusée, que propose António Lobo Antunes dans son roman "Le retour des caravelles".

critique par Fée Carabine




* * *



Le temps des découvertes
Note :

   Ouvrage collectif sous la direction de Michel Chandeigne
   
   
   "Comprendre la société dans laquelle nous vivons", telle est, depuis leur création en 1975, la devise des éditions Autrement. Et la collection Mémoire s'inscrit pleinement dans cette ligne de conduite, qui s'attache à prendre le pouls d'une ville à un moment précis de son existence où elle se révèle exemplaire d'un bouleversement ou d'une rupture dans l'histoire du monde. Ainsi la Tolède des XIIème et XIIIèmes siècles devint le symbole de la Reconquête de la Péninsule ibérique mais aussi d'une brève période de coexistence, plus ou moins pacifique, entre les trois religions du Livre, tandis que la Rome des années 1920-1945 devint l'exemple-même de la montée et de la chute du fascisme. Et dans le cas du livre qui nous occupe aujourd'hui, les grandes découvertes maritimes des XVème et XVIème siècles qui bouleversèrent de fond en comble notre vision du monde, se voient abordées à travers le prisme de l'histoire lisboète.
   
   Après un prologue, sous la plume de Paul Teyssier, qui refixe brièvement les grands jalons chronologiques de la période des Découvertes, allant de la prise de Ceuta par le roi de Portugal Jean 1er, en 1415, et de la politique d'exploration maritime mise en place par son fils, l'Infant Henri (dit le Navigateur), à l'implantation des Portugais à Macao et au développement de leur commerce avec le Japon, vers le milieu du XVIème siècle, "Lisbonne hors les murs" s'organise en trois grandes sections: "Naviguer", "Découvrir" et "Conquérir" qui abordent successivement les progrès des techniques de navigation, qui rendirent possibles les grands voyages d'exploration, ainsi que le développement sans précédent de la cartographie, les découvertes proprement dites et les premiers contacts entre les navigateurs portugais et les populations indigènes, et enfin le développement des relations commerciales, les luttes d'influence et les combats qui en furent très souvent le corollaire...
   
   Les études d'historiens contemporains voisinent ici avec les témoignages anciens tels la lettre datée du printemps 1500 par laquelle Pêro Vaz de Caminha, compagnon de route de Pedro Alvares Cabral, annonce au roi Manuel 1er la découverte du Brésil, l'"Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les Deux-Indes" de l'abbé Raynal, intellectuel français du siècle des Lumières, proche de Denis Diderot, et qui livre là ce qui est sans doute la première étude critique du colonialisme, ou encore la monumentale "Pérégrination" de Fernão Mendes Pinto. Ce personnage haut en couleurs, tour à tour marin, marchand, pirate, escroc à la petite semaine ou, pendant un temps, aspirant-jésuite, nous a en effet laissé un extraordinaire ouvrage autobiographique mêlant sans vergogne réalité et fiction, mais qui reste un document essentiel sur le développement des implantations portugaises en Extrême-Orient, lorsqu'il ne flirte pas avec le roman picaresque...
   
   "Lisbonne hors les murs" présente certes les défauts coutumiers de ce genre d'ouvrage collectif: il y a bien ça et là quelques redites et la lecture n'en est pas aussi fluide que celle d'un roman. Mais l'ouvrage a néanmoins l'immense mérite de nous faire entrer de plein pied dans toute la complexité d'un monde en plein bouleversement, sans sacrifier pour autant la clarté de l'exposé. Et c'est un beau complément à la vision des Découvertes, si caustique et désabusée, que propose António Lobo Antunes dans son roman "Le retour des caravelles".

critique par Fée Carabine




* * *



Le temps des découvertes
Note :

   Ouvrage collectif sous la direction de Michel Chandeigne
   
   
   "Comprendre la société dans laquelle nous vivons"*, telle est, depuis leur création en 1975, la devise des éditions Autrement. Et la collection Mémoire s'inscrit pleinement dans cette ligne de conduite, qui s'attache à prendre le pouls d'une ville à un moment précis de son existence où elle se révèle exemplaire d'un bouleversement ou d'une rupture dans l'histoire du monde. Ainsi la Tolède des XIIème et XIIIèmes siècles devint le symbole de la Reconquête de la Péninsule ibérique mais aussi d'une brève période de coexistence, plus ou moins pacifique, entre les trois religions du Livre, tandis que la Rome des années 1920-1945 devint l'exemple-même de la montée et de la chute du fascisme. Et dans le cas du livre qui nous occupe aujourd'hui, les grandes découvertes maritimes des XVème et XVIème siècles qui bouleversèrent de fond en comble notre vision du monde, se voient abordées à travers le prisme de l'histoire lisboète.
   
   Après un prologue, sous la plume de Paul Teyssier, qui refixe brièvement les grands jalons chronologiques de la période des Découvertes, allant de la prise de Ceuta par le roi de Portugal Jean 1er, en 1415, et de la politique d'exploration maritime mise en place par son fils, l'Infant Henri (dit le Navigateur), à l'implantation des Portugais à Macao et au développement de leur commerce avec le Japon, vers le milieu du XVIème siècle, "Lisbonne hors les murs" s'organise en trois grandes sections: "Naviguer", "Découvrir" et "Conquérir" qui abordent successivement les progrès des techniques de navigation, qui rendirent possibles les grands voyages d'exploration, ainsi que le développement sans précédent de la cartographie, les découvertes proprement dites et les premiers contacts entre les navigateurs portugais et les populations indigènes, et enfin le développement des relations commerciales, les luttes d'influence et les combats qui en furent très souvent le corollaire...
   
   Les études d'historiens contemporains voisinent ici avec les témoignages anciens tels la lettre datée du printemps 1500 par laquelle Pêro Vaz de Caminha, compagnon de route de Pedro Alvares Cabral, annonce au roi Manuel 1er la découverte du Brésil, l'"Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les Deux-Indes" de l'abbé Raynal, intellectuel français du siècle des Lumières, proche de Denis Diderot, et qui livre là ce qui est sans doute la première étude critique du colonialisme, ou encore la monumentale "Pérégrination" de Fernão Mendes Pinto. Ce personnage haut en couleurs, tour à tour marin, marchand, pirate, escroc à la petite semaine ou, pendant un temps, aspirant-jésuite, nous a en effet laissé un extraordinaire ouvrage autobiographique mêlant sans vergogne réalité et fiction, mais qui reste un document essentiel sur le développement des implantations portugaises en Extrême-Orient, lorsqu'il ne flirte pas avec le roman picaresque...
   
   "Lisbonne hors les murs" présente certes les défauts coutumiers de ce genre d'ouvrage collectif: il y a bien ça et là quelques redites et la lecture n'en est pas aussi fluide que celle d'un roman. Mais l'ouvrage a néanmoins l'immense mérite de nous faire entrer de plein pied dans toute la complexité d'un monde en plein bouleversement, sans sacrifier pour autant la clarté de l'exposé. Et c'est un beau complément à la vision des Découvertes, si caustique et désabusée, que propose António Lobo Antunes dans son roman "Le retour des caravelles".

critique par Fée Carabine




* * *



Congélo mon ami
Note :

   "T'as pris un bain? ", m'a demandé l'œil un peu narquois Madame ma fille, faisant allusion non pas à mon hygiène corporelle, mais au titre du livre qu'elle venait de reposer sur le comptoir de la cuisine.
   Non seulement j'avais barboté mais j'étais en pleine forme pour commencer "la soupe acidulée, carotte, tomate, orange"* dénichée dans le livre de recettes d'Agnès Lambert. Bon, j'avais pris les choses un peu dans le désordre puisque j'aurais dû buller pendant que la soupe mijotait mais pas grave... En effet, le propos de l'auteure est de nous aider à jongler avec le temps grâce aux deux amis des femmes pressées: réfrigérateur et congélo.
   
   J'avoue qu'à part pour stocker des glaces et des pizzas, voire quelques surplus de sauce bolo, mon congélo se la coulait douce et j'envisageais même de le mettre au repos... Dorénavant, grâce aux explications très claires "Pour maîtriser la congélation" je le regarde d'un autre œil et  vais même me risquer à congeler des gâteaux... s'il en reste car les gourmands de la maison ont déjà repéré une recette de cookies aux deux chocolats...
   
   Comme Agnès Lambert est très sympa, elle nous donne même des idées de menu, aussi bien pour le quotidien que pour épater sa belle-famille ou  faire un dîner de Noël sans stress.
   Des recettes qui donnent envie de se lancer les jours de forme pour le plaisir d'improviser un bon petit brunch un dimanche tristouille...
   
   Photos réalisées, comme toujours sans trucages, par Raphaëlle Vidaling, ce qui garantit que nos réalisations seront à la hauteur de nos espérances!
   Le seul livre de cuisine qui vous laisse le temps de prendre un bain avant le dîner, Agnès Lambert, Tana éditions.
   *En tout cas, la soupe était fort bonne et même l'Homme qui restait dubitatif quant à l'ajout de jus d'orange a été conquis.

critique par Cathulu




* * *



Congélo mon ami
Note :

   "T'as pris un bain? ", m'a demandé l'œil un peu narquois Madame ma fille, faisant allusion non pas à mon hygiène corporelle, mais au titre du livre qu'elle venait de reposer sur le comptoir de la cuisine.
   Non seulement j'avais barboté mais j'étais en pleine forme pour commencer "la soupe acidulée, carotte, tomate, orange"* dénichée dans le livre de recettes d'Agnès Lambert. Bon, j'avais pris les choses un peu dans le désordre puisque j'aurais dû buller pendant que la soupe mijotait mais pas grave... En effet, le propos de l'auteure est de nous aider à jongler avec le temps grâce aux deux amis des femmes pressées: réfrigérateur et congélo.
   
   J'avoue qu'à part pour stocker des glaces et des pizzas, voire quelques surplus de sauce bolo, mon congélo se la coulait douce et j'envisageais même de le mettre au repos... Dorénavant, grâce aux explications très claires "Pour maîtriser la congélation" je le regarde d'un autre œil et  vais même me risquer à congeler des gâteaux... s'il en reste car les gourmands de la maison ont déjà repéré une recette de cookies aux deux chocolats...
   
   Comme Agnès Lambert est très sympa, elle nous donne même des idées de menu, aussi bien pour le quotidien que pour épater sa belle-famille ou  faire un dîner de Noël sans stress.
   Des recettes qui donnent envie de se lancer les jours de forme pour le plaisir d'improviser un bon petit brunch un dimanche tristouille...
   
   Photos réalisées, comme toujours sans trucages, par Raphaëlle Vidaling, ce qui garantit que nos réalisations seront à la hauteur de nos espérances!
   Le seul livre de cuisine qui vous laisse le temps de prendre un bain avant le dîner, Agnès Lambert, Tana éditions.
   *En tout cas, la soupe était fort bonne et même l'Homme qui restait dubitatif quant à l'ajout de jus d'orange a été conquis.

critique par Cathulu




* * *



Congélo mon ami
Note :

   "T'as pris un bain? ", m'a demandé l'œil un peu narquois Madame ma fille, faisant allusion non pas à mon hygiène corporelle, mais au titre du livre qu'elle venait de reposer sur le comptoir de la cuisine.
   Non seulement j'avais barboté mais j'étais en pleine forme pour commencer "la soupe acidulée, carotte, tomate, orange"* dénichée dans le livre de recettes d'Agnès Lambert. Bon, j'avais pris les choses un peu dans le désordre puisque j'aurais dû buller pendant que la soupe mijotait mais pas grave... En effet, le propos de l'auteure est de nous aider à jongler avec le temps grâce aux deux amis des femmes pressées: réfrigérateur et congélo.
   
   J'avoue qu'à part pour stocker des glaces et des pizzas, voire quelques surplus de sauce bolo, mon congélo se la coulait douce et j'envisageais même de le mettre au repos... Dorénavant, grâce aux explications très claires "Pour maîtriser la congélation" je le regarde d'un autre œil et  vais même me risquer à congeler des gâteaux... s'il en reste car les gourmands de la maison ont déjà repéré une recette de cookies aux deux chocolats...
   
   Comme Agnès Lambert est très sympa, elle nous donne même des idées de menu, aussi bien pour le quotidien que pour épater sa belle-famille ou  faire un dîner de Noël sans stress.
   Des recettes qui donnent envie de se lancer les jours de forme pour le plaisir d'improviser un bon petit brunch un dimanche tristouille...
   
   Photos réalisées, comme toujours sans trucages, par Raphaëlle Vidaling, ce qui garantit que nos réalisations seront à la hauteur de nos espérances!
   Le seul livre de cuisine qui vous laisse le temps de prendre un bain avant le dîner, Agnès Lambert, Tana éditions.
   *En tout cas, la soupe était fort bonne et même l'Homme qui restait dubitatif quant à l'ajout de jus d'orange a été conquis.

critique par Cathulu




* * *



Stratford-upon-Odéon
Note :

   De 1915 à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, deux librairies, situées presque face à face rue de l'Odéon à Paris, ont rassemblé tout ce qui comptait dans la vie littéraire française et anglo-saxonne: La Maison des Amis des Livres, tenue par Adrienne Monnier, et Shakespeare and Company, dirigée par Sylvia Beach.
   
   En choisissant de retracer la vie de ces deux femmes, Laure Murat marchait sur des sentiers déjà battus (ce qui n'était pas le cas pour son précédent livre, consacré à la clinique du Docteur Blanche qui eut Nerval, Gounod, Théo Van Gogh, Maupassant et autres comme patients). Les libraires elles-mêmes ont raconté leurs souvenirs, Beach dans Shakespeare and Company, Monnier dans Rue de l'Odéon. Leurs clients et amis les ont célébrées, Gide, Breton, Valéry, Larbaud, Michaux, Fitzgerald, Hemingway, Joyce et des dizaines d'autres. Des témoins de l'époque encore vivants, François Caradec, Maurice Nadeau, s'expriment régulièrement sur le sujet. On connaît quasiment par cœur l'histoire de la publication de "Ulysses" de Joyce par Sylvia Beach et de sa traduction en français par Adrienne Monnier, cependant cette aventure remplit les deux chapitres les plus passionnants du livre. Car Laure Murat n'a pas ménagé sa peine. Elle a fouillé dans les correspondances des libraires, des auteurs, des clients, correspondances éparpillées aux quatre coins du monde universitaire américain et des bibliothèques françaises. Elle en a ramené des perles, comme ce jugement d'Adrienne Monnier sur Simone de Beauvoir (voir extrait 1) ou cette lettre de Claudel à propos d'Ulysse (voir extrait 2). Elle a aussi cherché de nouveaux angles d'approche, comme les rapports des deux femmes au féminisme et à l'homosexualité.
   
   C'est peut-être enfoncer le clou que de dire, ou plutôt redire l'importance du rôle qu'ont joué ces deux femmes dans le monde des livres (découverte d'auteurs, soutien financier et affectif, publication de revues, organisation de lectures publiques, interventions auprès des autorités allemandes d'Occupation pour libérer tel ou tel, notamment Walter Benjamin) mais ça permet au moins de rafraîchir ses propres souvenirs. J'avais totalement oublié (pourtant Richard Ellmann en parle dans son James Joyce) que S.M. Eisenstein était venu à la librairie d'Adrienne Monnier discuter d'une éventuelle adaptation d'Ulysse au cinéma (Charles Laughton devait jouer Bloom). A ma connaissance, la seule tentative qui en ait été faite est la scène d'ouverture qu'on peut voir dans "Je rentre à la maison" de Manoel de Oliveira. Ça permet aussi de voir que les deux seuls auteurs français "ratés" par Adrienne Monnier sont de taille: Céline et Proust...
   
   Neuf ou pas, le propos de Laure Murat est toujours intéressant, et écrit avec soin (seul un accent circonflexe sur Jean Genet est à déplorer). Il restitue de façon passionnante cette rue de l'Odéon, "Stratford-upon-Odeon" disait Joyce, où je ne suis jamais passé sans scruter les façades à la recherche des devantures perdues.
   
   Extrait 1.
    "Cette Simone, tu parles d'une fausse gousse et d'une fausse tout; elle pose à la grande âme et à la grande conscience et ce n'est qu'une bourgeoise comme tant d'autres. Ses prétentions philosophiques sont rikiki comme un petit chapeau mal seyant." (lettre d'Adrienne Monnier à Maurice Saillet, 21 octobre 1943).

   
   Extrait 2.
   "Ma chère Adrienne, c'est à vous certainement que je dois l'envoi d'Ulysse et je vous sais gré de l'attention. Vous me pardonnerez si je vous renvoie le bouquin qui a, je crois, une certaine valeur marchande et qui pour moi n'offre pas le plus petit intérêt. J'ai autrefois perdu quelques heures à lire le "Portrait d'un jeune homme" du même auteur et cela m'a suffi. Bien affectueusement. P. Claudel." (lettre de Paul Claudel à Adrienne Monnier, Washington, 4 mai 1929).

   
   Extrait 3.
    "Sylvia Beach (...) américaine et donc ennemie de l'occupant (...) sera arrêtée en 1942 par la Gestapo et passera plus de six mois dans un camp de prisonnières à Vittel."

critique par P.Didion




* * *



Le temps des blagues idiotes
Note :

   Les ados ont besoin de livres! S’ils en manquent, ils deviennent grognons, neurasthéniques, désagréables, voire agressifs. Songez-y.
   
   Ici, tous les mardis, pour enfants et ados, deux titres commentés et encore 1 lecture ado le samedi.
   
    Et pensez à aller faire un tour dans notre Rubrique "Enfants/Jeunesse", pour tous les âges, vous y trouverez des trésors, bien rangés.

   
   
   Titre original: On the bright side, I'm now the girlfriend of a Sex God
   
   
    Résumé
   Georgia Nicolson, 14 ans, devrait être au comble du bonheur; elle est finalement la copine secrète du Sex God. Sauf que son père est maintenant en Nouvelle Zélande et voudrait que sa famille vienne le rejoindre. Quel drame pour Georgia! Et en plus, imaginez-vous que Sex God se questionne au sujet de leur différence d'âge.  Drames adolescents en perspective!
   
   
   Commentaire

   
   Pour commencer, fermez les yeux et imaginez la scène. Je suis dans le métro bondé, habillée avec mon joli manteau chic, mon foulard sooo glamourous et mes bottes à talons hauts, armée de mon étui à portable, maquillée et peignée. La totale dans le style "jeune professionnelle efficace". Et là, je m'assois, je croise joliment les jambes, avec style et grâce... et je sors mon livre... CE livre! Avouez que la suuuper photo et les mots "Sex God" (édition en anglais) en gros, ça ruine un peu l'image chic et urbaine?? Combiné avec les fous rires (très discrets, bien entendu) causés par les réflexions sans queue ni tête de Georgia Nicolson, j'ai eu droit à bien des drôles de regards!
   
   Le deuxième tome de cette série m'a autant plu que le premier et est d'ailleurs dans la même veine. On retrouve tous les personnages que nous avons déjà rencontrés (Robbie "Sex God", Tom, Jas-la-meilleure-copine, les amies du Ace Gang, Wet Lindsay, Libby-la-petite-soeur-cinglée et surtout Angus le chat (j'adore Angus!) ainsi que "Dave the laugh", l'homme de transition servant à rendre Robbie jaloux et entrant parfaitement dans la théorie de l'élastique, prise dans le très sérieux ouvrage "Les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars" (ou l'inverse... je ne sais jamais). 
   
   Encore une fois, nous avons droit aux réflexions adolescentes, aux jeux de mots pas si drôles mais qui font quand même rire miss Georgia... et nous aussi, aux blagues idiotes, à la mauvaise foi impressionnante... mais j'adore. Le portrait qui est dressé me rappelle tellement de souvenirs, c'est fou (parce que oui, j'étais une catastrophe ambulante côté caractère à 14 ans... j'avais toujours la réponse à donner à tout!) Georgia est hilarante, parfois détestable, les scènes avec les copines qui font semblant de la croiser partout sont vraiment comiques... j'adhère! Ce qui me fait le plus rire sont les réflexions de Georgia, parfois complètement inattendues et à côté de la plaque, tellement déconnectées qu'on se demande où elle va chercher tout ça! Elle passe du grand bonheur au grand malheur en quelques secondes, de la grande amitié au mode "tu n'es plus mon amie" et trouve des solutions pour le moins inusitées aux problèmes qui n'en sont pas!

critique par Karine




* * *



Le temps des blagues idiotes
Note :

   Les ados ont besoin de livres! S’ils en manquent, ils deviennent grognons, neurasthéniques, désagréables, voire agressifs. Songez-y.
   
   Ici, tous les mardis, pour enfants et ados, deux titres commentés et encore 1 lecture ado le samedi.
   
    Et pensez à aller faire un tour dans notre Rubrique "Enfants/Jeunesse", pour tous les âges, vous y trouverez des trésors, bien rangés.

   
   
   Titre original: On the bright side, I'm now the girlfriend of a Sex God
   
   
    Résumé
   Georgia Nicolson, 14 ans, devrait être au comble du bonheur; elle est finalement la copine secrète du Sex God. Sauf que son père est maintenant en Nouvelle Zélande et voudrait que sa famille vienne le rejoindre. Quel drame pour Georgia! Et en plus, imaginez-vous que Sex God se questionne au sujet de leur différence d'âge.  Drames adolescents en perspective!
   
   
   Commentaire

   
   Pour commencer, fermez les yeux et imaginez la scène. Je suis dans le métro bondé, habillée avec mon joli manteau chic, mon foulard sooo glamourous et mes bottes à talons hauts, armée de mon étui à portable, maquillée et peignée. La totale dans le style "jeune professionnelle efficace". Et là, je m'assois, je croise joliment les jambes, avec style et grâce... et je sors mon livre... CE livre! Avouez que la suuuper photo et les mots "Sex God" (édition en anglais) en gros, ça ruine un peu l'image chic et urbaine?? Combiné avec les fous rires (très discrets, bien entendu) causés par les réflexions sans queue ni tête de Georgia Nicolson, j'ai eu droit à bien des drôles de regards!
   
   Le deuxième tome de cette série m'a autant plu que le premier et est d'ailleurs dans la même veine. On retrouve tous les personnages que nous avons déjà rencontrés (Robbie "Sex God", Tom, Jas-la-meilleure-copine, les amies du Ace Gang, Wet Lindsay, Libby-la-petite-soeur-cinglée et surtout Angus le chat (j'adore Angus!) ainsi que "Dave the laugh", l'homme de transition servant à rendre Robbie jaloux et entrant parfaitement dans la théorie de l'élastique, prise dans le très sérieux ouvrage "Les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars" (ou l'inverse... je ne sais jamais). 
   
   Encore une fois, nous avons droit aux réflexions adolescentes, aux jeux de mots pas si drôles mais qui font quand même rire miss Georgia... et nous aussi, aux blagues idiotes, à la mauvaise foi impressionnante... mais j'adore. Le portrait qui est dressé me rappelle tellement de souvenirs, c'est fou (parce que oui, j'étais une catastrophe ambulante côté caractère à 14 ans... j'avais toujours la réponse à donner à tout!) Georgia est hilarante, parfois détestable, les scènes avec les copines qui font semblant de la croiser partout sont vraiment comiques... j'adhère! Ce qui me fait le plus rire sont les réflexions de Georgia, parfois complètement inattendues et à côté de la plaque, tellement déconnectées qu'on se demande où elle va chercher tout ça! Elle passe du grand bonheur au grand malheur en quelques secondes, de la grande amitié au mode "tu n'es plus mon amie" et trouve des solutions pour le moins inusitées aux problèmes qui n'en sont pas!

critique par Karine




* * *



Au bout du chemin, pas grand-chose
Note :

   1857
   
   
   Avec enthousiasme, je me suis précipitée sur "En Quête du rien", nouvelle inédite de Wilkie Collins publiée en octobre par les Editions du Sonneur. In fine je ressors un peu mitigée de cette lecture. Précisons tout de même que je n'ai pas lu ce texte dans de très bonnes conditions, puisque j'attendais que Mr Lou et Papa Lou se décident sur le choix d'une perceuse chez Mr Bricolage. Après Wilkie, j'ai également eu le temps de faire le tour des décorations de Noël et de feuilleter tous les livres de cuisine avant de quitter enfin les lieux, mais nous sommes partis munis d'une perceuse qui devrait en principe fonctionner et les deux heures passées chez Mr Bricolage étaient sans aucun doute justifiées.
   
   Bien que mes séances de shopping soient follement intéressantes, c'est plutôt des aventures fort ennuyeuses du héros d'"En Quête du Rien" dont j'ai décidé de vous parler.
   
   Le narrateur, surmené, se voit prescrire un repos absolu par son médecin: pas d'écriture, pas de lecture, rien qui pourrait troubler sa tranquillité. Il est heureusement appuyé par sa femme à "l'esprit pratique", qui écrit ainsi pour résumer: "règles pour le rétablissement de mon cher William. Pas de lecture. Pas d'écriture. Éviter excitation, contrariétés, angoisses, pensées. Fortifiant. Grandes joies déconseillées. Bons petits repas. Éviter aussi états mélancoliques. Autres recommandations à mon bien-aimé: courtes promenades (avec moi). Se coucher tôt. Se lever tôt. Nota bene: assurer sa tranquillé. Très important: veiller à ce qu'il ne fasse rien." (p9)
   
   [spoilers que vous pouvez lire ou sauter]
   [ Partageant l'opinion de sa digne épouse, le héros se rend dans un village charmant et isolé afin de se reposer. Manque de chance, les bruits ne manquent pas, le couple est sans cesse dérangé, jusqu'à ne pas pouvoir dormir à cause de villageois jurant comme des charretiers. "Onze heures, me répond-il. Inutile de dire que ma femme et moi ne prenons pas le risque de nous coucher avant ce terme ; nous nous retirons alors dans notre chambre, trempés des pieds à la tête, si je puis dire, par cette giboulée d'obscénités." (p23)
   Suivant de nouveau l'avis de sa femme, le héros quitte donc le terrible village pour un lieu plus propice à sa cure. "Ce dont je suis sûr à présent, c'est qu'un village isolé est sans doute le dernier endroit où chercher (le silence). Lecteurs, vous que vos pas guident vers ce but qui a nom tranquillité, évitez, je vous en conjure, la campagne anglaise." (p27)
   Mais en bord de mer, notre cher William commence à songer que finalement l'oisiveté peut être une sorte de torture. Il contemple ainsi la mer: toujours les mêmes bâteaux à l'horizon. Il consacre un moment à l'observation des tableaux qui sont dans sa chambre d'hôtel, histoire de gagner du temps. Il admire un bienheureux pêcheur à qui il faut plus d'un quart d'heure pour redresser un clou - quel homme bienheureux qui ne pourra jamais s'ennuyer! Quant aux heures des repas, elles n'arrivent jamais assez vite! "Novice que je suis en oisiveté, comment puis-je espérer imiter quelque jour cet artiste consommé?" (p38) Finalement, notre héros désespère: il ne peut travailler et ne peut paresser... quel dilemme !]
   
   J'ai lu ce texte dans d'assez mauvaises conditions et il ne m'a laissé dans un premier temps qu'un souvenir plus que confus. En le feuilletant pour écrire mon billet, je souris davantage aux traits d'humour. Cette nouvelle n'est certainement pas un coup de cœur, j'ai trouvé certains passages assez drôles mais on voit très vite venir la suite et curieusement, cette nouvelle m'a presque paru un peu lassante. Pourtant, beaucoup de scènes sont savoureuses et dans l'ensemble ce texte très léger est agréable à lire... d'ailleurs je l'ai lu avec curiosité et sans ennui, y compris cette première fois qui m'a laissé si peu de souvenirs. Bref, une petite friandise sympathique, qui pourrait amuser ceux qui souhaitent découvrir Wilkie Collins sans commencer par un de ses longs romans.

critique par Lou




* * *



Au bout du chemin, pas grand-chose
Note :

   1857
   
   
   Avec enthousiasme, je me suis précipitée sur "En Quête du rien", nouvelle inédite de Wilkie Collins publiée en octobre par les Editions du Sonneur. In fine je ressors un peu mitigée de cette lecture. Précisons tout de même que je n'ai pas lu ce texte dans de très bonnes conditions, puisque j'attendais que Mr Lou et Papa Lou se décident sur le choix d'une perceuse chez Mr Bricolage. Après Wilkie, j'ai également eu le temps de faire le tour des décorations de Noël et de feuilleter tous les livres de cuisine avant de quitter enfin les lieux, mais nous sommes partis munis d'une perceuse qui devrait en principe fonctionner et les deux heures passées chez Mr Bricolage étaient sans aucun doute justifiées.
   
   Bien que mes séances de shopping soient follement intéressantes, c'est plutôt des aventures fort ennuyeuses du héros d'"En Quête du Rien" dont j'ai décidé de vous parler.
   
   Le narrateur, surmené, se voit prescrire un repos absolu par son médecin: pas d'écriture, pas de lecture, rien qui pourrait troubler sa tranquillité. Il est heureusement appuyé par sa femme à "l'esprit pratique", qui écrit ainsi pour résumer: "règles pour le rétablissement de mon cher William. Pas de lecture. Pas d'écriture. Éviter excitation, contrariétés, angoisses, pensées. Fortifiant. Grandes joies déconseillées. Bons petits repas. Éviter aussi états mélancoliques. Autres recommandations à mon bien-aimé: courtes promenades (avec moi). Se coucher tôt. Se lever tôt. Nota bene: assurer sa tranquillé. Très important: veiller à ce qu'il ne fasse rien." (p9)
   
   [spoilers que vous pouvez lire ou sauter]
   [ Partageant l'opinion de sa digne épouse, le héros se rend dans un village charmant et isolé afin de se reposer. Manque de chance, les bruits ne manquent pas, le couple est sans cesse dérangé, jusqu'à ne pas pouvoir dormir à cause de villageois jurant comme des charretiers. "Onze heures, me répond-il. Inutile de dire que ma femme et moi ne prenons pas le risque de nous coucher avant ce terme ; nous nous retirons alors dans notre chambre, trempés des pieds à la tête, si je puis dire, par cette giboulée d'obscénités." (p23)
   Suivant de nouveau l'avis de sa femme, le héros quitte donc le terrible village pour un lieu plus propice à sa cure. "Ce dont je suis sûr à présent, c'est qu'un village isolé est sans doute le dernier endroit où chercher (le silence). Lecteurs, vous que vos pas guident vers ce but qui a nom tranquillité, évitez, je vous en conjure, la campagne anglaise." (p27)
   Mais en bord de mer, notre cher William commence à songer que finalement l'oisiveté peut être une sorte de torture. Il contemple ainsi la mer: toujours les mêmes bâteaux à l'horizon. Il consacre un moment à l'observation des tableaux qui sont dans sa chambre d'hôtel, histoire de gagner du temps. Il admire un bienheureux pêcheur à qui il faut plus d'un quart d'heure pour redresser un clou - quel homme bienheureux qui ne pourra jamais s'ennuyer! Quant aux heures des repas, elles n'arrivent jamais assez vite! "Novice que je suis en oisiveté, comment puis-je espérer imiter quelque jour cet artiste consommé?" (p38) Finalement, notre héros désespère: il ne peut travailler et ne peut paresser... quel dilemme !]
   
   J'ai lu ce texte dans d'assez mauvaises conditions et il ne m'a laissé dans un premier temps qu'un souvenir plus que confus. En le feuilletant pour écrire mon billet, je souris davantage aux traits d'humour. Cette nouvelle n'est certainement pas un coup de cœur, j'ai trouvé certains passages assez drôles mais on voit très vite venir la suite et curieusement, cette nouvelle m'a presque paru un peu lassante. Pourtant, beaucoup de scènes sont savoureuses et dans l'ensemble ce texte très léger est agréable à lire... d'ailleurs je l'ai lu avec curiosité et sans ennui, y compris cette première fois qui m'a laissé si peu de souvenirs. Bref, une petite friandise sympathique, qui pourrait amuser ceux qui souhaitent découvrir Wilkie Collins sans commencer par un de ses longs romans.

critique par Lou




* * *



www
Note :

   www

critique par Sibylline




* * *



Roman historique pour enfants
Note :

   Nous sommes mardi. Demain, peut-être que jeunes et encore plus jeunes iront dans leur librairie ou leur bibliothèque chercher leur prochaine lecture. Ce soir, peut-être viendront-ils fouiller ici, dans notre rayon "Littérature jeunesse" à la recherche d’idées. C’est pourquoi nous mettons en ligne le mardi soir deux fiches jeunesse supplémentaires; et une autre pour les ados le samedi.
   
   
   Présentation de l’éditeur
   
   « Hortense, Isabeau, Charlotte et Louise vivent à la Maison Royale de Saint-Louis, construite à Saint-Cyr près de Versailles. Elles suivent une éducation stricte et rigoureuse jusqu’au jour où le célèbre Monsieur Racine écrit une pièce de théâtre pour les élèves de Madame de Maintenon. L’occasion idéale pour s’illustrer et, qui sait?, être remarquée par le Roi. L’excitation est à son comble parmi les jeunes filles. Y aura-t-il un rôle pour chacune d’entre elles?»

   
   
   Commentaire

   
   C’est vilain, ça! Voici maintenant une autre série jeunesse que je vais vouloir poursuivre! Bon, l’avantage, ça se lit super vite, c’est de la jeunesse destinée aux filles d’environ 9-10 ans alors pas de prise de tête! Le désavantage « usually shipped in 1-2 months ».  Pleurons en chœur!
   
   Je n’ai lu que le premier tome de la série, qui nous amène à la Maison Royale, sur l’île St-Louis, à l’époque de Louis XIV. Ces jeunes filles de bonne famille mais sans le sou pour la plupart sont élevées comme des demoiselles jusqu’à ce qu’elles se marient ou deviennent religieuses. Nous entrons donc dans leur vie d’écolières quand leur quotidien se trouve bouleversé: Racine a écrit une pièce «Esther», qui sera jouée pour le Roi par les élèves de l’école.
   
   Ce roman est l’occasion de rencontrer les jeunes filles, auxquelles je me suis rapidement attachée. Charlotte est impétueuse et résiste aux règles, Hortense est timide, dévouée et veut devenir religieuse tandis que Louise est bien mystérieuse. C’est sur un fond de théâtre et d’excitation que cette histoire se déroule et nous sentons tout de suite leurs destins se profiler. Pour en savoir plus, bien entendu, il faut lire la suite mais j’ai beaucoup aimé la candeur de ces jeunes filles, surtout lorsqu’elles sont confrontées avec la cour et ses usages.
   
   L’histoire démarre immédiatement, l’écriture est simple et il y a très peu de temps morts, ce qui devrait accrocher les jeunes lectrices, qui se prendront à rêver de belles robes, de la cour et de Versailles! Ce premier tome tend à rester au premier degré, pas de grand suspense ni de grandes aventures pour le moment. Une série à poursuivre donc, bien rafraîchissante et sympathique… même quand on n’a plus 9-10 ans.

critique par Cathulu




* * *



C'est pratique pour faire du ski!
Note :

   Desideria Guicciardini (Illustratrice)
   
   
   Thèmes : Aventure, Humour, Magie
   
   Quatrième de couverture :
Il était une fois... Menthe a huit ans et une particularité : de grands, très grands pieds. Pas pratique pour la danse, c'est vrai... Mais quand ses parents décident de lui faire raccourcir les pieds, Menthe préfère fuir. Et elle découvre vite que ses pieds hors du commun peuvent être très utiles!
   
   
   Menthe a de très grands pieds. Elle s'y est habituée à force, même si elle ne peut pas courir ou danser comme les autres petites filles de son âge. En fin de compte, Menthe arrive à vivre plutôt bien avec sa différence. Par contre, les parents de Menthe sont complètement angoissés et n'ont de cesse de vouloir rétrécir les pieds de leur fille. Lorsqu'ils l'emmènent voir un docteur qui conseille l'ancienne méthode chinoise : rétrécir les pieds avec une opération chirurgicale, Menthe refuse et prend peur. Ses parents ne l'accepteront jamais comme elle est. Fuir et les quitter est donc la seule solution...
   
   Menthe aux grands pieds est une histoire incroyable où tout est possible, où il faut se laisser convaincre que tout est faisable. Réunissant les ingrédients des contes de fées (monde extraordinaire, rencontres incroyables avec les gens du cirque) et un zeste de roman d'aventures, une touche de magie au sein d'un univers contemporain, ce tome 2 de la série Belle, intelligente et courageuse met en scène une petite fille pétillante, attachante, téméraire et déterminée. Elle va découvrir que sa différence est un don et qu'elle peut être appréciée pour ça. Loin d'être une princesse passive, Menthe est une héroïne qui se met dans des situations originales qui font sourire.
   
   Une lecture divertissante pour faire de la différence, une valeur et une richesse!

critique par Laël




* * *



« Si tu peux être brave et jamais imprudent(e) »...
Note :

   Les enfants ont besoin de livres! S’ils en manquent, ils deviennent grognons, tristes, désagréables, voire agressifs. Songez-y.
   
   Ici, tous les mardis (même pendant les vacances), pour enfants et ados, un ou deux titres commentés. Et encore 1 lecture ado le samedi!
   
    Et pensez à aller faire un tour dans notre Rubrique "Littérature jeunesse", pour tous les âges, vous y trouverez des trésors, bien rangés.

   
   Belles, intelligentes et courageuses, voilà comment nous voulons que soient nos filles. Beaux, intelligents et courageux, voilà comment nous voulons que soient nos garçons.
   Et déjà rien que cela, c'est un progrès. Autrefois, on ne demandait pas aux filles d'être intelligentes (au contraire, cela s'approchait plutôt du défaut). Belles, il y avait intérêt si elles ne voulaient pas être sous-considérées toute leur vie, et courageuses, cela allait de soi vu ce qu'on leur demandait de vivre, mais on n'en parlait pas car d'une part cela aurait été reconnaître la difficulté de leur sort et de l'autre on préférait avoir une vision plus théâtrale de cette qualité et la demander aux garçons. Autrefois, on ne demandait pas non plus officiellement aux garçons d'être beaux, mais un physique avenant et une belle prestance n'ont jamais nui à personne, tout le monde le sait.
   Tous cela a changé et nous espérons aujourd'hui que nos enfants soient beaux, intelligents et courageux quel que soit leur sexe. Quoique... je me demande si on ne sous-évalue pas maintenant la qualité "courage". Je me trompe peut-être mais il me semble que je l'entends moins vanter. Ce serait une erreur, le courage est une belle qualité (et très utile qui plus est, combien est médiocre la vie d'un être sans courage!)
   
   Bref, ces quelques réflexions préliminaires vous laisse bien deviner que je n'allais pas laisser passer cette nouvelle série pour moins de 10 ans sans y jeter un coup d’œil. Comme Laël a déjà parlé du second titre de la série, "Menthe aux grands pieds" (particularité fréquente chez les fillettes appelées à devenir des femmes grandes), j'ai lu le premier : " Agathe et les miroirs menteurs":
   
   Agathe est une princesse. Le roi et la reine ses parents sont très occupés. Sa mère la Reine, en particulier est très occupée à être la plus belle femme du royaume (c'est un travail à plein temps et il faut dire qu'elle est magnifique). Bref, elle accorde une grosse importance aux apparences et n'a pas vraiment le temps de s'occuper de sa fille. Mais voilà qu'un jour, à la suite d'un mauvais sort, tous les miroirs deviennent menteurs et se mettent à renvoyer à la Reine une image d'elle... laide. C'est plus que la pauvre n'en peut supporter et elle est littéralement anéantie. Agathe ne pense plus qu'à sauver sa mère et quittant le château, part à l'aventure pour trouver une solution car elle est intelligente et courageuse, tout autant que belle.
   
   En contrechamp discret de cette aventure un peu humoristique, vous aurez remarqué l'évocation d'une maman centrée sur elle-même et pas tout à fait assez disponible pour sa fille... mais tout le monde fait ou fera un effort. Pas mal. Assez subtilement fait. Sans manichéisme. Léger et efficace.
   
   Je souhaite que cette série continue sur sa lancée. Il y a déjà un troisième titre.
   
   
   Série "Belle, Intelligente et Courageuse" (seul ce thème est commun, les titres peuvent se lire dans n'importe quel ordre)
   
   Agathe et les miroirs menteurs
   Menthe aux grands pieds
   Le cadeau d'Uma
   9782012027725

critique par Sibylline




* * *



Avec des yeux d'enfant
Note :

   Rachel, je l'ai rencontrée il y a quelques années, alors qu'elle était un peu plus jeune et qu'elle avait maille à partir avec sa psychologue et sa maîtresse d'école. Maintenant, Rachel est un peu plus âgée (au moins huit ans 3/4), mais n'en a toujours pas fini de ses conflits parentaux et de ses questions existentielles. Avec sa bande de copains, elle fait également une grande découverte : celle du sexe, vu comme naïvement à cet âge-là mais qui devient une préoccupation majeure. Jusqu'à imaginer King Kong comme le fantasme masculin ultime.
   
   Comme on me l'avait signalé, ce second tome des aventures de Rachel est plus réussi que le premier. On y trouve en effet un fil rouge dans la construction qui m'avait paru plus ténu dans Du vent dans mes mollets. L'écriture de Raphaële Moussafir, imitant celle d'un enfant et évoquant Le petit Nicolas, est assez savoureuse, et donne à Rachel un caractère très amusant : la vision qu'a Rachel de la domestique, une normande à l'élocution très limitée, est très drôle. De même que les nombreuses références culturelles, comme Dallas, qui parsèment le roman et qui donne le sourire.
   
   Rachel a un regard sans concession sur le monde des adultes, et donne au fil du texte sa propre définition d'expressions toutes faites, que le lecteur voit ainsi sous un autre jour. Un petit ouvrage espiègle comme son héroïne, qui vous fera monter plusieurs fois le sourire aux lèvres, et pour lequel la préface signée Arnaud Cathrine est une très bonne entrée en matière.

critique par Yohan




* * *



Docu-BD
Note :

   1962-1966
   
   Raconté par Monique Hervo
   
   
   "Le bidonville, rue de la Garenne, dit La folie, le plus vaste -21 hectares- et le plus insalubre des bidonvilles de Nanterre, se situait sur les terrains de l’établissement public pour l'aménagement de la Défense (l'EPAD). Comme d'autres bidonvilles de Nanterre, (...), il était relégué aux portes de Paris.
   En 1962, environ 1500 ouvriers "célibataires" et quelques 300 familles y habitaient, sans électricité et sans eau courante. Pour tous, il n'y avait qu'une seule fontaine et une seule adresse administrative : le 127, rue de la Garenne."

   
   Au travers de la vie d'une famille algérienne fictive et de leurs voisins et amis français, un document dessiné en noir et blanc montrant sobrement et efficacement ce qu'était la vie dans ce bidonville. Insalubrité, froid, humidité, boue, corvée d'eau, maladie, incendies meurtriers parfois, démolitions par "les bleus" si on s'avisait de réparer trop solidement, mais aussi solidarité, fêtes, jeux à l'école, une sortie à la mer, espoir d'en sortir.
   Leur rêve : avoir une vraie maison, mais ils ne sont pas du tout prioritaires!
   
   En supplément, photos et "journal" de Monique Hervo*
   
   A lire, percutant!
   
   
   * Employée du service civil international qui, venue sur place se rendre compte des conditions de vie dans le bidonville, y resta une douzaine d’années, organisant tout ce qu’il était possible de faire pour améliorer les choses.

critique par Keisha




* * *



voir « Le cycle de Bas de Cuir »
Note :

   Les 5 romans dans l'odre du récit:
   Le Tueur de daims
   Le Dernier des Mohicans
   Le Lac Ontario
   Les Pionniers
   La Prairie

critique par Folfaerie




* * *



Proche mais étrange
Note :

   Dessins : François Schuiten
   
   Edités depuis 1983, ces albums des Cités obscures nous content des aventures qui surviennent dans ce monde étrange que nous ont créé Benoît Peeters (scénario) et François Schuiten (dessins). C'est une sorte de steampunk parallèle, où Bruxelles et Paris par exemple sont devenus Brüsel et Pary, avec une architecture plus élancée, ses mélanges de 19ème siècle et de futurisme et avec les habituelles voies superposées et transports aériens urbains. Habituels pour la SF steampunk, s'entend.
   
   Dans ce monde proche mais étrange, surviennent des évènements proches mais étranges également, perçus comme tels par les populations et plus encore par le lecteur qui n'est même pas exactement de ce monde-là.
   
   Cela donne une série d'albums, parfois en couleurs, parfois en noir et blanc, dont je vous donne l'ordre ci-dessous, mais qui peuvent être lus indépendamment les uns des autres et indépendamment de leur ordre. Vous y perdrez de ne pas reconnaître un personnage rencontré lors d’une précédente aventure, mais cela ne vous gênera pas pour parfaitement comprendre celle que vous êtes en train de lire car les histoires se suffisent à elles-mêmes. A cette série s'ajoutent à peu près autant de "hors série" apportant divers compléments d'informations.
   
   Ainsi dans "Brüsel", l'hyper modernisme s'empare de la ville pour laquelle promoteurs débridés et savants fous ont d'innombrables projets à la fois très originaux et étonnamment proches de ce que nous vivons... (le complexe hospitalier est significatif à ce titre.)
   
   Dans "L'Enfant penchée", à la suite d'un étrange incident dans une fête foraine, une petite fille ne répond plus normalement à la loi la plus élémentaire de la physique, à savoir l'attraction terrestre. Elle n'est plus verticale au sol... l'aventure permet de goûter un peu à la vie de ceux qui sont gravement hors normes. Cet album a la particularité de faire alterner des pages BD avec des pages roman photo. J'ai trouvé le procédé très "années 70" mais l'album date de 1996.
   
   Dans "La Théorie du grain de sable", nous sommes à Brüsel où arrive un voyageur très exotique... et une série d'évènements incompréhensibles survient : du sable et des pierres se matérialisent dans des appartements sans que l'on puisse comprendre comment ni pourquoi ni l'empêcher. Alors quand le phénomène gagne en vitesse et en quantité... et ce ne sont pas les seules bizarreries du moment. (Dans cette histoire, il y a une petite erreur logique au niveau du mur, mais bon...)
   
   Comme je le disais, si les histoires sont entières à chaque fois, l'on retrouve généralement des personnages d'un album à l'autre, comme Marie de "L'Enfant penchée" qui a à nouveau un rôle important à jouer dans "La Théorie du grain de sable". Elle y rencontrera d'ailleurs Constant Abeels qui défendait sa boutique dans "Brüsel".
   
   Les dessins sont beaux, très fins avec une lumière toujours particulièrement bien rendue. J'apprécie tout particulièrement les albums noirs et blancs, mais sans être gênée par ceux qui sont en couleur.
   
   Je n'ai pas une pulsion irrépressible de dévorer toute la série, mais si l'occasion s'en présente, j'en goûterais volontiers d'autres tomes.
   
   
   Les cités obscures:
   
   1. Les Murailles de Samaris
   2. La Fièvre d'Urbicande
   3. La Tour
   4. La Route d'Armilia
   5. Brüsel
   6. L'Enfant penchée

   7. L'Ombre d'un homme
   8. La Frontière invisible - 2 tomes
   9. La Théorie du grain de sable - 2 tomes

   10. Souvenirs de l'Eternel présent

critique par Sibylline




* * *



Pourquoi ne pas tenter l'aventure?
Note :

    Vous êtes déjà un lecteur assidu des Essais? ce livre va vous enchanter par la richesse des points de vue développés.
   
   Vous êtes un nouveau lecteur de Montaigne? c’est une entrée en matière splendide, familière, éclairante. 
   
   J’ai acheté ce livre parce que je suis toujours à l’affut de livres sur Montaigne et aussi parce que l’auteure dans sa prestation à la Grande Librairie m’a paru simple et joyeuse.
   
   Ma bibliothèque Montainienne est déjà bien fournie et pourtant ce livre m’a vraiment enchantée. 
   
   Ce que j’ai aimé? 
   
   Tout d’abord le ton : gai, jovial, enlevé et savoureux. Il y a un joli clin d’œil à Montaigne et ses Essais, à l’homme qui aimait tant la conversation, car c’est à une conversation entre amis que nous convie Sarah Bakewell.
   
   L’auteur a fait le choix de chapitres qui questionnent le texte des Essais.
   
   Y a t-il une bonne façon de vivre? Sarah Bakewell balaie ainsi tous les thèmes chers à Montaigne et pour chacun propose une tentative de réponse, une solution, un truc, un conseil qu’elle va chercher chez le philosophe qui lui, préfère parfois nous livrer son point de vue par petits bouts, bien caché au milieu d’anecdotes, de digressions ou de citations latines.
    
   Comment vivre? 
   - Lire beaucoup, oublier l’essentiel de ce qu’on a lu (ohhhhh)
   - Utiliser de petites ruses
   - Tout remettre en question
   - S’arracher au sommeil de l’habitude
   - Faire du bon boulot sans trop (je l’aime beaucoup ce chapitre là) 
   Et beaucoup d’autres comme : Garder son humanité, un thème qui revient souvent sous la plume de Montaigne lui si résolu contre la torture, les procès en sorcellerie, l’intolérance, les conflits armés. 
   
   Une façon de revisiter les Essais tout à fait réussie, pas une fausse note, pas un moment d’ennui.
   
    L’auteure nous invite avec espièglerie à retrouver Montaigne dans ses successeurs qui furent parfois des frères ennemis : Pascal ou Rousseau qui le pillèrent tout en le critiquant, s’en inspirèrent tout en le moquant. 
   
   Pas possible de sortir du livre avant d’avoir croiser Shakespeare ou John Florio, Nietzsche, Virginia Wolf ou Stefan Zweig, admirateurs inconditionnels.
   
   On sent dans ce livre toute la richesse des Essais, ce livre "à hauteur d’homme" et toute la passion de Mme Bakewell qui dit à la manière de Montaigne "Quand j’aime, j’aime"

critique par Dominique




* * *



Trois héros
Note :

   Nous sommes mardi. Demain, peut-être que jeunes et encore plus jeunes iront dans leur librairie ou leur bibliothèque chercher leur prochaine lecture. Ce soir, peut-être viendront-ils fouiller ici, dans notre rayon "Littérature jeunesse" à la recherche d’idées. C’est pourquoi nous mettons en ligne le mardi soir une ou deux fiches jeunesse supplémentaires; et une autre pour les ados le samedi.
    Alors pensez à aller faire un tour dans notre Rubrique "Littérature jeunesse", pour tous les âges, vous y trouverez des trésors, bien rangés.

   
   
   Thèmes : Humour, Fantôme, Amitié
   
   
   Avez-vous déjà entendu parler du MIASME? Le Mouvement International Autoritaire pour la Sauvegarde Morale de nos Enfants, dirigé par Dick Tatter. Et Dick Tatter a décidé que Lester Perrance, ne pouvait plus résider au 43 Rue du Vieux-Cimetière sans l'autorité de ses parents. Dick Tatter a aussi décrété que les histoires de fantômes nuisent à l'éducation des enfants et doivent être interdites. Cela n'arrange en rien les affaires d'Ignace Bronchon qui a fini par se plaire et à vivre heureux entouré de Lester et du fantôme d'Adèle publiant des histoires dites fantastiques à succès. Il essaie de convaincre le président Tatter que Lester est parfaitement en sécurité au manoir Vranstock. Rien n'y fait, Ignace est envoyé dans un asile de fous, Lester à l'orphelinat... et Adèle se retrouve toute seule, errant dans le manoir, à la recherche d'une idée de génie pour sortir de ce guêpier...
   
   La suite des aventures d'Ignace Bronchon, d'Adèle le fantôme et de Lester dans ce second tome toujours aussi copieux et irrésistible que le premier volume. Le style épistolaire est toujours aussi motivant et amusant, permettant une lecture sympathique et drôle : extraits de journaux, dessins de Lester, correspondances sont autant de détails qui permettent de mieux comprendre l'intrigue... Les liens d'attachement se resserrent entre les trois héros. On sent qu'Ignace, Adèle et Lester s'aiment et s'apprécient. Cette famille recomposée, un peu étrange et différente vit heureuse et on s'attache à elle. Ce bonheur est compromis et on a hâte de découvrir ce que réserve Adèle pour rendre fou le président Dick Tatter. Le rythme est rapide, l'action est toujours là, entrecoupée de jeux de mots hilarants, de situations comiques. Une lecture toujours aussi réjouissante! On en redemande!

critique par Laël




* * *



Vraiment très très méchant !
Note :

    Les ados ont besoin de livres! S’ils en manquent, ils deviennent grognons, tristes, désagréables, voire agressifs. Songez-y.
   Ils peuvent vivre grâce à eux de terribles aventures, expérimenter la vie, découvrir un tas de choses qu'ils ne soupçonnaient pas, les batteries ne sont jamais à plat et ça coûte trois fois rien! (quand ce n'est pas gratuit en bibliothèque)
    Alors ici, tous les mardis (même pendant les vacances), pour enfants et ados, un ou deux titres commentés. Et encore 1 lecture ado le samedi!
   
    Et pensez à aller faire un tour dans notre Rubrique "Littérature jeunesse", pour tous les âges, vous y trouverez des trésors, bien rangés.

   
   
    Illustré par Chris Riddell
   
   Thèmes : Aventures, Humour, Amitié
   
   Quatrième de couverture :
   
   "Hubert naquit un mardi, dans une famille respectable qui résidait dans un recoin obscur de Sinistreville. Ses parents, qui rêvaient d'élever un génie, accueillirent avec une allégresse non dissimulée la tête aux dimensions impressionnantes et le front haut du petit Hubert - Je ne serais pas surpris que votre garçon devienne l'habitant le plus intelligent de notre grande ville, annonça le docteur., Ainsi commença son histoire... Hubert ne tarda en effet pas à le montrer d'une manière tout à fait singulière..."

   
   
   Hubert ou le nouveau Norman Bates version adolescents est un garçon très intelligent. Ainsi il intègre rapidement l'Institut, un pensionnat de Sinistreville où les élèves les plus érudits sont torturés et tourmentés par des professeurs odieux. Les couloirs sont habités par des cris apeurés et des hurlements de souffrance. Les professeurs inventent mille châtiments corporels et psychologiques. Heureusement, Hubert va rencontrer un professeur qui donne le ton mais fait semblant d'être méchant. En fait très gentil, il conseille à l'enfant de passer un concours. Hubert réussit brillamment mais le conseil de classes furieux (le directeur et les profs) refuse de lui accorder son prix : un superbe violon. Accusé de tricherie, Hubert est renvoyé sans ménagement. Bientôt c'est sa famille entière qui fera l'objet des remontrances de l'Institut. Dès lors, les morts mystérieuses de nombreux professeurs de l'école commencent à graviter autour d'un Hubert qui progressivement se métamorphose en un être diabolique, prêt à se venger des injustices qu'il a subies...
   
   J'ai bien aimé ce premier tome qui est drôle, léger, à la fois sombre et à l'humour mordant. On suit la transformation de Hubert, ce petit garçon pimpant, frais, joyeux et brillant qui devient très très méchant et cynique. Le ton est donné, celui de l'humour glauque et grinçant qui n'est pas sans rappeler "Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaires" de Lemony Snicket. Ce que l'on préfère dans ces aventures, c'est le contexte : Sinistreville est une ville grise, monotone et les personnages sont insipides. L'univers gothique est le théâtre de l'horreur car le roman va basculer, tout comme le personnage principal, dans une série de meurtres épouvantables et violents. Puis ne boudons pas notre plaisir avec les illustrations de Chris Riddell. Un programme effrayant et inattendu vous attend!

critique par Sibylline




* * *



Vraiment très très méchant !
Note :

    Les ados ont besoin de livres! S’ils en manquent, ils deviennent grognons, tristes, désagréables, voire agressifs. Songez-y.
   Ils peuvent vivre grâce à eux de terribles aventures, expérimenter la vie, découvrir un tas de choses qu'ils ne soupçonnaient pas, les batteries ne sont jamais à plat et ça coûte trois fois rien! (quand ce n'est pas gratuit en bibliothèque)
    Alors ici, tous les mardis (même pendant les vacances), pour enfants et ados, un ou deux titres commentés. Et encore 1 lecture ado le samedi!
   
    Et pensez à aller faire un tour dans notre Rubrique "Littérature jeunesse", pour tous les âges, vous y trouverez des trésors, bien rangés.

   
   
    Illustré par Chris Riddell
   
   Thèmes : Aventures, Humour, Amitié
   
   Quatrième de couverture :
   
   "Hubert naquit un mardi, dans une famille respectable qui résidait dans un recoin obscur de Sinistreville. Ses parents, qui rêvaient d'élever un génie, accueillirent avec une allégresse non dissimulée la tête aux dimensions impressionnantes et le front haut du petit Hubert - Je ne serais pas surpris que votre garçon devienne l'habitant le plus intelligent de notre grande ville, annonça le docteur., Ainsi commença son histoire... Hubert ne tarda en effet pas à le montrer d'une manière tout à fait singulière..."

   
   
   Hubert ou le nouveau Norman Bates version adolescents est un garçon très intelligent. Ainsi il intègre rapidement l'Institut, un pensionnat de Sinistreville où les élèves les plus érudits sont torturés et tourmentés par des professeurs odieux. Les couloirs sont habités par des cris apeurés et des hurlements de souffrance. Les professeurs inventent mille châtiments corporels et psychologiques. Heureusement, Hubert va rencontrer un professeur qui donne le ton mais fait semblant d'être méchant. En fait très gentil, il conseille à l'enfant de passer un concours. Hubert réussit brillamment mais le conseil de classes furieux (le directeur et les profs) refuse de lui accorder son prix : un superbe violon. Accusé de tricherie, Hubert est renvoyé sans ménagement. Bientôt c'est sa famille entière qui fera l'objet des remontrances de l'Institut. Dès lors, les morts mystérieuses de nombreux professeurs de l'école commencent à graviter autour d'un Hubert qui progressivement se métamorphose en un être diabolique, prêt à se venger des injustices qu'il a subies...
   
   J'ai bien aimé ce premier tome qui est drôle, léger, à la fois sombre et à l'humour mordant. On suit la transformation de Hubert, ce petit garçon pimpant, frais, joyeux et brillant qui devient très très méchant et cynique. Le ton est donné, celui de l'humour glauque et grinçant qui n'est pas sans rappeler "Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaires" de Lemony Snicket. Ce que l'on préfère dans ces aventures, c'est le contexte : Sinistreville est une ville grise, monotone et les personnages sont insipides. L'univers gothique est le théâtre de l'horreur car le roman va basculer, tout comme le personnage principal, dans une série de meurtres épouvantables et violents. Puis ne boudons pas notre plaisir avec les illustrations de Chris Riddell. Un programme effrayant et inattendu vous attend!

critique par Laël




* * *



Eveil musical
Note :

   En partenariat avec TSF JAZZ.
   
1 livre + 1CD
   
   Durée d'écoute : 50 min environ
   Thèmes : Jazz, Musique, Enfance
   
   "Il est des musiques magiques qui nous transportent là-haut, tout là-haut au pays des oiseaux, au pays des rêves."
   

   Je trouve que l'idée de publier une compilation des plus jolies berceuses et chansons de jazz est excellente pour l'éveil musical des petits. La thématique est vraiment sympa, plaira aux adultes tout comme aux enfants et a comme un goût d'élégance, un côté rétro qui fait voyager. La sélection des plus belles voix du jazz est réussie : Billie Holiday, Frank Sinatra, Django Reinhadrt, Bill Evans, Louis Armstrong, Bing Crosby, Duke Ellington... que de grands interprètes!
   
   Si certains airs sont connus, ce livre-cd est également une belle découverte avec près de 17 chansons envoûtantes qui nous bercent grâce aux voix graves et tendres. J'ai adoré le collectif des illustrateurs : Elsa Fouquier, Alexandra Huard, Clotilde Perrin et Charlotte Roederer, chaque page de l'album est illustrée avec leur style personnel. Cela apporte beaucoup d'originalité, de tendresse car chaque illustratrice dévoile sa vision du jazz, son regard sur cette musique aux sonorités chaleureuses de chant, de piano et de guitare.
   
    Il y a beaucoup de couleurs, de poésie, de rêveries et d'invitation au voyage dans leurs dessins. C'est joli! Des standards incontournables (Fly me to the moon, Summertime, Lullaby for Dreamers, Little Girl Blue, Hush-a-Bye, Prelude to kiss, Russian Lullaby...), à savourer grâce à des voix chaudes et sensuelles, qui font de chaque berceuse un moment de douceur et de sérénité. Un régal!

critique par Laël




* * *