Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

.:Lecture & Ecriture - Rencontre:.
Karim Ressouni-Demigneux
Interview avec Véro

   


   Karim Ressouni-Demigneux est né en 1965 d'un père marocain et d'une mère bourguignonne. Il est docteur en histoire de l'art et accompagne des voyages culturels en Chine ou en Italie, pays où il a vécu. Après son premier texte, “Ce matin, mon grand-père est mort”, paru aux éditions Rue du monde, l'auteur, nous livre le plus gros mensonge de son enfance, pratiquement tel qu'il l'a vécu dans cet ouvrage intitulé “Je suis un gros menteur”.
   
    Karim Ressouni-Demigneux écrivant des livres pour les enfants, il n’était que juste que ce soient des enfants qui lui posent des questions. Voici celles qu’ils ont choisies. Ils avaient de 10 à 12 ans :
   
    Questions concernant l'écrivain
   
   •Comment vous est venue l'idée d'écrire ?

   
Ce n’est pas une idée, mais une obsession. J’écris tout le temps, dans ma tête, dans le train. Ce que j’aime surtout, c’est manier les mots, m’amuser avec.
   
   •À quel âge avez-vous commencé à écrire ?
   Les mères, vous savez, sont des êtres particuliers qui gardent le moindre dessin de leurs enfants. Grâce à ma mère, qui a conservé toute mon enfance, je sais que j’ai commencé à écrire à l’âge de 8 ans.
   
   •Faut-il faire des études particulières pour être écrivain ?
   Non, il faut aimer les mots et aimer raconter des histories.
   
   •Est-ce qu'écrire est un plaisir, une passion, un passe-temps ?
   Je me répète, c’est une obsession. Mais j’ai d’autres obsessions, par exemple, je dessine tout le temps des voitures.
   
   •Est-il difficile d’exercer 2 activités : docteur en histoire de l’art et écrivain ?
   Ce n’est pas difficile, c’est surtout le temps qui me manque. Cette année, par exemple, je voulais terminer un roman, mais j’ai dû consacrer tout mon temps à mes étudiants.
   
   •Où écrivez-vous ? Sur du papier ou sur un ordinateur ?
   Depuis des années, j’ai pris l’habitude d’écrire sur ordinateur et je ne pourrais pas revenir en arrière.
   
   •Est-ce que quelqu'un vous encourage à écrire ?
   Ma famille et mes lecteurs, quand ils me disent qu’ils aiment mes livres, qu’ils ont ri ou qu’ils ont pleuré.
   
   •Pourquoi écrivez-vous pour la jeunesse ?
   D’abord par hasard, et puis par plaisir. Lorsque j’ai écris mon premier livre, “Ce matin, mon grand-père est mort”, je voulais me moquer des adultes : j’ai donc décidé de me glisser dans la peau d’un enfant. Le résultat a donné un livre pour la jeunesse, mais ce n’était pas prémédité.
   
   • Écrivez-vous aussi pour les adultes ?
   Je suis en train.
   
   •Quand vous écrivez le début d'une histoire, connaissez-vous la fin ?
   Plus ou moins. Ce qu’il y a d’agréable, lorsqu’on écrit, c’est que le moment de l’écriture réserve des surprises. Par exemple, je viens d’écrire un texte, “L’ogre”, et je n’ai “découvert” qu’au dernier moment ce que faisait dans la vie le personnage principal.
   
   •Etes-vous satisfait de vos livres ?
   Si je n’étais pas satisfait, je ne les aurais pas donnés à mon éditeur. Tels qu’ils sont publiés, je les aime.
   
   •Pensez-vous en écrire d’autres ?
   Oh oui, oh oui. Normalement, “L’ogre” et “Mademoiselle Anglais” (la suite de “Je suis un gros menteur”) devraient sortir au printemps 2007.
   
   
   
    Questions concernant “Je suis un gros menteur”
   
   •Etes-vous parti de "choses" que vous avez vécues pour écrire ce livre ?
   Oui, j’ai fait le même mensonge qu’Ismaïl. Mais je crois que c’est le seul point commun entre lui et moi (à part, bien sûr, le fait que nous avons lui et moi un père marocain et une mère bourguignonne).
   
   • Pourquoi avez-vous choisi de parler des religions ?
   Je n’ai pas voulu parler des religions mais de l’identité culturelle. Qu’est-ce que c’est qu’être arabe, qu’est-ce que c’est qu’être juif ? J’ai voulu montrer, à travers une histoire, que les similitudes primaient sur les différences. Cela étant, j’ai été obligé de parler des religions, car les arabes comme les juifs confondent trop souvent identité culturelle et identité religieuse.
   
   •Combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire ce livre ?
   Quelques mois, mais en écrivant tous les jours une heure ou deux heures.
   
   •Est-ce que ce livre a été écrit pour quelqu'un ?
   Pour un petit garçon qui s’appelle Karim, qui un jour a eu honte de son père et qui a eu honte d’avoir honte.
   
   •Quel est votre passage préféré de ce livre ?
   L’anniversaire, je crois.
   
   
   
    Questions concernant l'édition, la publication du livre
   
   •Comment avez-vous fait pour trouver un éditeur ?
   J’ai envoyé mon manuscrit par la poste.
   
   •Combien de temps a-t-il fallu attendre entre la fin de l'écriture du livre et la parution du livre ?
   C’est long, c’est trop long. Une fois le texte fini, il faut près de dix mois avant que le livre ne naisse.
   
   •Avez-vous contacté beaucoup d'éditeurs ?
   Pour “Ce matin, mon grand-père est mort”, j’avais contacté quatre ou cinq éditeurs. Pour “Je suis un gros menteur”, j’ai gardé le même éditeur. C’est encore lui qui va publier mes prochains livres.
   
   •Comment faites-vous pour essayer de vendre vos livres ?
   Ça, c’est le travail de l’éditeur, qui doit s’assurer que les livres arrivent en librairie et qui les adresse aux journalistes afin qu’ils écrivent un article.. De mon côté, je signe parfois dans des salons, je rencontre des classes, je vais à la radio.
   
   •Quelles sont les sensations de voir tous ces lecteurs à une séance de dédicace ?
   Pour l’instant, je ne suis pas si connu que des lecteurs se précipitent à mes séances de dédicaces. Mais quelques uns viennent et, comment vous dire, je suis heureux, même si je suis intimidé.