Lecture / Ecriture
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Auteur du mois de décembre 2017 & janvier 2018
Erskine Caldwell

   Pour les mois de décembre 2017 & janvier 2018, notre auteur sera
   
   
Erskine Caldwell
   
   parce qu'il ne peut y avoir de site littéraire un peu sérieux sans que ses livres y soient au moins évoqués...
   
   Aussi, pour ce bel hiver, au travail ou en vacances, au fond du lit, du fauteuil, du canapé, dans les trains de banlieue ou les bus, ou même pendant un réveillon un peu ennuyeux, vous pouvez choisir n'importe quel livre de
   
   
Erskine Caldwell
   
   vous en régaler (ou non) et nous adresser vos commentaires. A

   
   

   
   postmaster@lecture-ecriture.com

   
   Ils seront mis en ligne ici le 31 janvier 2018.
   
   N'êtes-vous pas tenté, puisque vous aimez lire?
   
   N'hésitez pas. Participer à nos auteurs du mois rend plus intell cultivé.
   
   Si, intelligent aussi.

Biographie

   Erskine Caldwell est un écrivain américain né en 1903 et mort en 1987.

Bibliographie ici présente

  Un p’tit gars de Georgie
 

Un p’tit gars de Georgie - Erskine Caldwell

Scènes de la vie quotidienne dans le Sud
Note :

   "Un p’tit gars de Georgie" est un recueil de nouvelles de Erskine Caldwell (1903 – 1987), écrivain oublié, peut-être parce qu’il fut le contemporain de Steinbeck et Faulkner. Comme eux, il décrit les États-Unis laborieux, ceux des gens pauvres qui vivent au jour le jour. Ce sont ici des fragments de vie de William Stroup, un p’tit gars de Sycamore, en Georgie, des scènes de la vie quotidienne, de petits événements au jour le jour.
   
   Dans la famille Stroup il y a le père, Morris, un bon à rien qui tente de rattraper sa fainéantise par des combines souvent très hasardeuses, toujours égoïstes. Il n’a pas plus de morale que d’argent et peut se faire voleur à l’occasion. Quand sa femme Martha, qui trime pour deux, lui demande quelque chose, il commence par envoyer à sa place Handsome Brown, le Noir à tout faire de la maison, «un pauvre nègre orphelin qui a peur de revendiquer ses droits», un brin fainéant aussi et terrorisé par son maître. C’est donc lui qui tombe dans le puits en allant déloger les chèvres grimpées sur le toit de la maison, c’est lui qui retourne la terre pour trouver des vers avant de partir à la pêche, lui encore qui récupère les objets de la voisine que Morris a frauduleusement vendus pour s’acheter une inutile paire de bottes. A la voisine qui lui demande où est son mari, Martha répond: «très probablement à dormir à l’ombre quelque part [...]. A moins qu’il ne soit trop paresseux pour s’ôter du soleil.»
   
   Ces nouvelles sont souvent drôles, en raison de la veulerie et de la fainéantise du père. On sourit quand Martha va récupérer son mari chez Mrs. Weatherbee qu’elle mord et traine par les cheveux, quand Morris Stroup se fait vendre une cravate et quand il mange son propre coq de combat.
   
   Ce Morris Stroup est décidément bien loin de l’Américain travailleur, soucieux de sa famille et de son âme éternelle… A travers ce portrait féroce, Caldwell stigmatise les petits Blancs qui ont la pauvreté qu’ils méritent et qui parce qu’ils n’ont rien, persécutent ceux qui sont encore plus faibles qu’eux, à savoir les Noirs. Handsome Brown tente bien de fuir cette maison mais c’est pour trouver un emploi de punching-ball dans un cirque itinérant: pour dix cents, les Blancs peuvent lui envoyer des balles à la figure et gagner un cigare. Et si Morris Stroup n’est bon à rien, il fait merveille sur cette cible: c’est qu’il ne peut pas se permettre de perdre celui qui trime pour lui en échange de vieux vêtements, sans aucun jour de congé…
   
   Erskine Caldwell ne juge pas, il observe et rapporte les faits. Aucune psychologie dans ces textes qui sont une peinture au premier niveau de la misère sociale et morale du Sud.
   
   Difficile de dénicher ce petit recueil, je l’ai fait sortir de la réserve de ma bibliothèque municipale (il date de 1949, et la fiche de prêt de 1975…), mais il a connu une réédition en 2000
   
   
   Titre original: Georgia Boy, parution aux Etats-Unis: 1943

critique par Yspaddaden




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