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Ce qu'ils en ont dit

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    Rire

    "C'était un rire contagieux et il rit, lui aussi, surpris par la légèreté inouïe, encore inconnue, de son propre rire. Un moment, ils rirent à l'unisson, il s'entraînaient l'un l'autre, ils continuaient à rire, depuis longtemps, le motif n'avait plus d'importance, mais seulement le rire, c'était comme lorsqu'on roule dans un train, quand on aimerait que la trépidation sur les rails, un bruit plein de protection et d'avenir, n'eût jamais de fin."
    "Train de nuit pour Lisbonne"


    Poésie

    "Il arrive aussi que je lise de la poésie, la respiration devient plus calme, on dirait que je regarde la mer et parfois cela aide contre la souffrance."
    "Train de nuit pour Lisbonne"


    Poésie

    "- Et les mots doivent avoir un rythme, dit Gregorius, un rythme comme par exemple en ont les paroles de Saint-Jean. C'est seulement quand ils sont poésie qu'ils projettent réellement de la lumière."
    "Train de nuit pour Lisbonne"


    Poésie

    "On ne s'enthousiasmait pas pour la poésie. On la lisait. On la lisait avec la langue. On vivait avec elle. On sentait qu'elle vous remuait, vous changeait. Contribuait à donner à votre vie une forme, une coloration, une mélodie."
    "Train de nuit pour Lisbonne"


    Etourderie

    "Parfois je pense que l'étourderie engendre plus de cruauté que toute autre faiblesse humaine."
    "Train de nuit pour Lisbonne"


    Esprit

    "L'esprit, c'est un charmant théâtre d'illusions que nous créons à notre usage, il est tissé de belles paroles apaisantes, qui nous font croire à une familiarité infaillible avec ce que nous sommes, une connaissance proche et intime qui nous évite d'être surpris par nous-mêmes. Comme ce serait ennuyeux, pourtant, de vivre dans une certitude de soi aussi facile!"
    "Train de nuit pour Lisbonne"


    Dignité

    "S'assumer - cela aussi fait partie de la dignité. Ainsi on peut survivre à une mise en pièces publique. Galilée. Luther. Mais aussi celui qui s'est rendu coupable et résiste à la tentation de le nier. Ce dont les politiciens sont incapables. La sincérité, le courage de la sincérité. Devant les autres et devant soi-même."
    "Train de nuit pour Lisbonne"


    Complétude

    "Il ne s'agit pas d'insignifiantes petites joies et de plaisir fugitifs, comme lorsqu'on avale un verre d'eau par une chaleur torride et poussiéreuse. Il s'agit de choses que l'on souhaite faire et vivre parce qu'elles seules permettront à votre vie, cette vie très particulière, de former un tout et parce que sans elles la vie resterait incomplète, une statue inachevée ou un simple fragment."
    "Train de nuit pour Lisbonne"


    Colère

    "Quand les autres nous poussent à nous mettre en colère contre eux - contre leur effronterie, leur injustice, leur grossièreté -, alors ils exercent un pouvoir sur nous, ils pullulent dans notre âme et la rongent, car la colère est comme un venin brûlant qui décomposent tous les sentiments doux, nobles et pondérés et nous ôte le sommeil. Incapables de dormir, nous allumons la lumière et nous nous mettons en colère contre la colère qui s'est logée en nous comme un parasite ravageur, nous suce le sang et nous épuise. Nous ne sommes pas seulement furieux à cause des dommages subis, mais aussi parce que la colère se déploie toute seule en nous, car tandis que nous sommes assis au bord de notre lit, les tempes douloureuses, sa force désagrégeante, dont nous sommes la victime, épargne celui qui au loin en est la cause. (...) Et plus notre désespoir est grand de constater que c'est seulement un jeu d'ombres et non une véritable confrontation où il y aurait la possibilité de nuire à l'autre et d'établir un équilibre de la souffrance, plus les ombres vénéneuses dansent sauvagement et nous poursuivent jusque dans les plus ténébreuses catacombes de nos rêves."
    "Train de nuit pour Lisbonne"


    Peur

    " (...) vous devriez revenir chez vous. Parler aux médecins dans votre langue maternelle. La peur et une langue étrangère, cela ne va pas bien ensemble."
    "Train de nuit pour Lisbonne"


    Amour

    "Il aimait le Grec. Mais il l'aime de la mauvaise manière, pensait Gregorius au fond de la salle de classe. Cette manière d'aimer était empreinte de vanité. Ce n'était pas parce que le directeur célébrait les mots. Dans ce cas - cela aurait plu à Gregorius. Mais quand cet homme écrivait en virtuose les formes verbales les plus rares et les plus difficiles, il ne célébrait pas les mots - mais lui-même, l'homme qui les connaissait. Les mots lui servaient ainsi d'ornements, de parure. Ils se changeaient en accessoires parents du noeud papillon à pois qu'il portait d'un bout à l'autre de l'année. Ils coulaient de sa main qui écrivait comme s'ils étaient de la même nature que sa chevalière, bijou vaniteux, et donc tout aussi superflu."
    "Train de nuit pour Lisbonne"


    Adieu

    "Car c'est là ce que signifie un adieu au sens plein et lourd du mot: que les deux êtres, avant de se séparer, tombent d'accord sur la manière dont ils se sont vus et vécus. Ce qui a réussi et ce qui a échoué entre eux. Il y faut de l'intrépidité. Il faut pouvoir supporter la douleur des dissonances. Il s'agit de reconnaître ce qui était impossible. Dire adieu, c'est aussi quelque chose que l'on se fait à soi-même: s'assumer sous le regard de l'autre. La lâcheté d'un adieu, en revanche, réside dans la transfiguration: la tentative de plonger dans une lumière dorée ce qui a été et de mentir pour éliminer les pans d'ombre. Ce que l'on perd alors, ce n'est rien moins que la reconnaissance de soi-même dans les traits qui ont engendré les pans d'ombre."
    "Train de nuit pour Lisbonne"


    Langage

    "Il aimait les phrases latines parce qu'elles portaient en elles la paix de tout un monde passé. Parce qu'elles ne vous forçaient pas à en dire quelque chose. Parce qu'elles étaient langue, au-delà du verbiage. Et parce que dans leur immuabilité, elles étaient belles."
    "Train de nuit pour Lisbonne"


    Comprendre

    "Etait-il possible que le meilleur chemin pour s'assurer de soi-même passât par la connaissance et la compréhension d'un autre? Un homme s'était écoulé très différemment et avait possédé une toute autre logique que la vôtre?"
    "Train de nuit pour Lisbonne"


    Image

    "Au bout d'un moment, il comprit qu'il était en train de vivre une grande libération; la libération d'une limite qu'il s'était imposée à lui-même, d'une lenteur et d'une pesanteur qui parlaient dans son nom (...); la libération de son image, où même quand il ne lisait pas il était un homme myope penché sur des livres poussiéreux; une image qu'il n'avait pas dessinée exprès, mais qui avait grandi lentement, imperceptiblement; le portrait de Mundus, qui ne portait pas seulement sa propre signature, mais aussi celle de beaucoup d'autres qui avaient trouvé agréable et confortable de s'en tenir à cette figure silencieuse et muséale et de pouvoir se reposer auprès d'elle."
    "Train de nuit pour Lisbonne"


    Lecture

    "Quand Amadeu lit un livre, disait un autre professeur, il n'en reste plus une seule lettre. Il avale non seulement le sens, mais aussi l'encre d'imprimerie"
    "Train de nuit pour Lisbonne"