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Ce qu'ils en ont dit

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  •   Philip Roth
    Téléphone portable

    "Moi qui pouvais souvent passer plusieurs jours de suite sans parler à personne, je ne pouvais que me demander de quel ordre était ce qui s’était effondré, qui jusque là tenait fermement les gens, pour qu’ils préfèrent être au téléphone en permanence plutôt que de se promener à l’abri de toute surveillance, seuls un moment, à absorber les rues par tous leurs sens et à penser aux millions de choses que vous inspirent les activités d’une ville. Pour moi, cela donnait aux rues une allure comique et aux gens une allure ridicule. Mais cela avait aussi quelque chose de tragique. Eradiquer l’expérience de la séparation ne pouvait manquer d’avoir un effet dramatique." (p. 81)
    "Exit le fantôme"


    Vieillir

    "Comme si l’incontinence, ça ne suffisait pas, en tant qu’humiliation, il fallait maintenant qu’on s’adresse à vous comme si vous étiez un gosse de huit ans récalcitrant qui refuse de prendre son huile de foie de morue. C’est comme ça que ça se passe, quand un patient âgé refuse de se résigner aux épreuves inévitables et de trottiner bien poliment jusqu’à sa tombe. Les médecins et les infirmières ont sur les bras un enfant qu’il faut calmer et embrigader pour qu’il défende la cause perdue qui est la sienne. (p. 80)
    "Exit le fantôme"


    Enterrement

    "... et voilà que tout à coup, Dieu sait comment, nous nous retrouvions à soixante ou soixante-dix personnes au cimetière pour le regarder porter en terre, rituel passablement simple, solution au problème qui en vaut bien une autre et pour autant jamais tout à fait compréhensible: chaque fois, il faut le voir pour le croire."
    "La tache"


    Mère

    "On n'a pas besoin de tuer son père. Le monde s'en charge. Il y a des tas de forces qui guettent le père. Le monde va lui faire son affaire, et il l'avait faite, en effet, à Mr Silk. Celle qu'il faut assassiner, c'est la mère. Et il était en train de s'y employer, lui, l'enfant qu'elle avait aimé comme elle l'avait aimé. Il l'assassinait au nom de son exaltante idée de la liberté! Tout aurait été beaucoup plus facile sans sa mère. Mais il fallait surmonter cette épreuve s'il voulait être l'homme qu'il avait choisi d'être, séparé sans retour de ce qu'il avait reçu en partage à sa naissance, libre, comme tout humain voudrait l'être, de se battre pour sa liberté,. Pour arracher à la vie cette destinée de rechange, dont il dicterait les clauses"
    "La tache"


    Comprendre

    " Eh bien à présent, tu sais pourquoi tu aimes ce que tu aimes. Tu viens de marquer un point, Nathan. Et tu le sais parce que tu t’es arrêté sur un des mots employés, un seul, et tu y as réfléchi, tu t’es posé des questions sur ce mot, tu l’as regardé à la loupe, tu en as fait le tour, pour trouver la source de la puissance de ce grand écrivain.»
    «J’ai épousé un communiste»


    Comprendre

    " Murray, la radio : des voix venues du vide et contrôlant tout l’intérieur de l’être, les volutes d’une histoire flottant dans les airs jusqu’à l’oreille, de sorte que le drame est perçu bien au-delà des yeux, et que la boîte, la boîte crânienne se transforme en globe infini, en théâtre où nos semblables sont tout entiers contenus. Que nous avons l’ouie profonde ! Réfléchissez à tout ce qu’implique le fait de comprendre quelque chose qu’on a simplement entendu. Avoir une oreille nous rend semblables aux dieux. N’est-ce pas à tout le moins un phénomène semi divin que d’être précipité dans la maldonne la plus intime d’une existence humaine sans avoir rien fait d’autre que de rester dans le noir, à écouter ce qui se dit.»
    «J’ai épousé un communiste»


    Crédulité

    "... c'est là une faiblesse professionnelle à laquelle on peut imputer une bonne partie des erreurs que je commets. Je suis un infatigable collectionneur de récits. Je reste là, debout, à moitié abasourdi par les audacieuses perspectives, je suis excité, de manière quasiment érotique, par ces histoires si différentes de la mienne, j'écoute avec la même ferveur qu'un enfant de cinq ans les récits les plus étranges que me font des inconnus, comme s'il s'agissait d'une revue de la presse de la semaine écoulée, je reste bêtement là, à savourer les plaisirs de la crédulité, alors que je devrais plutôt faire usage de mon très grand sceptissisme ou prendre la fuite."
    "Opération Shylock"


    Mensonge

    "_ C'est toi le meilleur! dit-il avec émotion. Vraiment le meilleur!
    Baratineur, pensai-je. Comédien, menteur, hypocrite, mais je me contentais de lui rendre son étreinte avec une ferveur au moins aussi feinte que la sienne."
    "Opération Shylock"


    Mensonges et menteurs

    "Tandis que le mensonge, le mensonge n’est qu’une manipulation minable, une manipulation méprisable de l’autre. On regarde l’autre agir selon des informations incomplètes, autrement dit, s’humilier. C’est tellement banal, le mensonge, et en même temps, quand on te ment, tu ne reviens pas. Les gens que vous bafouez, vous les menteurs, avalent tellement de couleuvres qu’ils finissent par baisser dans votre estime, malgré vous, n’est-ce pas ? Je suis sûr que les menteurs sont si tenaces, si habiles, si fourbes, que c’est la personne à qui ils mentent qui finit par leur sembler sérieusement limitée. Vous en arrivez sans doute à oublier que vous mentez –ou alors vous vous dites que c’est un pieux mensonge, commis par gentillesse, pour épargner votre pauvre compagne asexuée. Vous pensez sans doute mentir par vertu, par générosité envers la pauvre gourde qui vous aime. Mais peut-être qu’il ne faut rien y voir d’autre qu’un mensonge, un mensonge de plus, dans une série de mensonges dégueulasses."
    "Un homme"


    Roman

    "... le roman fournit à celui qui l'invente un mensonge par lequel il exprime son indicible vérité."
    "Opération Shylock"


    Pouvoir

    "Il n’est pas besoin d’avoir une vision du monde aboutie pour aimer le pouvoir. Il n’est même pas besoin d’avoir une vision du monde aboutie pour le prendre, ce pouvoir. A la limite, une vision du monde évoluée serait plutôt un handicap ; ne pas en avoir peut se révéler un atout magnifique. »
    «J’ai épousé un communiste»


    Solitude

    "_ Pourquoi tu vis tout seul là-haut, comme ça ?
    _ J’aime mieux cette vie là.
    _ Non, je t’ai regardé m’écouter. Je n’en crois rien. Je ne crois pas un instant que ton exubérance t’ait abandonné. Tu étais pareil tout jeune. C’est pourquoi tu me plaisais tant_ Tu étais attentif. Tu l’es toujours. Mais attentif à quoi, là-haut ? Tu devrais te sortir de ton problème, quel qu’il soit. Céder à la tentation du renoncement n’est pas malin. A un certain âge, ça peut te liquider aussi sûrement que n’importe quelle autre maladie. Tu veux vraiment voir ta vie rétrécir avant l’heure ? Prends garde à l’utopie de l’isolement. Prends garde à l’utopie de la bicoque dans les bois, cette oasis pour se défendre contre la rage et le chagrin. Cette solitude inexpugnable. C’est ainsi que la vie s’est finie, pour Ira, et bien avant le jour où il est tombé mort.»
    «J’ai épousé un communiste»


    Lecture

    "Mais ce n'était pas la première ni la dernière fois que, démuni face à une situation dont l'issue était incertaine, je me tournais vers la lecture pour apaiser mes frayeurs et empêcher le monde de s'écrouler autour de moi. (...) le livre auquel on s'accroche dans les moments où l'on s'attend au pire est un livre qu'on aurait sans doute du mal à résumer de manière cohérente, mais on n'oubliera jamais que l'on s'y est accroché."
    "Opération Shylock"


    Ecrivain

    "Entre deux livres, tous les éminents écrivains adorent passer cinq ou six jours dans un grand hôtel, pour se mêler aux évènements tragiques qui ne cessent de se produire dans la vie des héroïques populations opprimées."
    "Opération Shylock"


    Affection

    "... une ingénue jadis renommée pour la perfection de son corps à laquelle le temps s'est amusé à donner un rôle de composition scandaleusement à contre-emploi."
    "Opération Shylock"


    Affection

    " L’enfant qui la regardait en proie à cette confusion des plus angoissantes concluait qu’on ne pouvait prendre aucune bonne décision sans en prendre en même temps une mauvaise, si mauvaise, d’ailleurs, surtout dans le désordre ambiant, si lourde de conséquences, qu’il valait peut-être mieux se contenter de voir venir, sauf que ne rien faire, c’était encore faire quelque chose, et même beaucoup dans ces circonstances, sauf que même pour une mère qui menait ses journées arc-boutée à contre-courant dans les turbulences de la vie, il n’existait pas de bon système pour gérer un chaos aussi délétère. "
    "Le complot contre l'Amérique"