Lecture / Ecriture
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La Dignité des psychopathes de Frédéric Paulin

Frédéric Paulin
  La Dignité des psychopathes
  La Grande peur du petit blanc
  La guerre est une ruse

Né en 1972 Frédéric Paulin vit à Rennes. Fondateur du journal satirique "Le Clébard à sa mémère", il a publié, en 2009, un premier roman remarqué : "La Grande Déglingue".
( Source éditeur)

La Dignité des psychopathes - Frédéric Paulin

Farce à la sauce Vichy
Note :

    Fin 44: les collabos sentent le vent tourner et se réfugient en Allemagne. Hommes du gouvernement de Vichy, miliciens, artistes et écrivains (comme Céline), journalistes: c'est tout un petit monde qui tente de s'échapper. Parmi eux, Mordefroid, un jeune homme impassible, ni patriote ni rebelle, qui attend son heure, celle où il pourra assouvir son unique obsession: venger son chien.
   
   Un ton gouailleur à donner envie de s'acheter un dico d'argot, une liberté de ton, un humour décapant avec de petites phrases qui font mouche, comme lorsque Mordefroid explique qu'il n'aime pas les réunions fascistes à cause de "l'odeur désagréable sous les bras tendus". Un récit rocambolesque et burlesque: un vrai régal!!!
   
   En plus, Monsieur Paulin est rennais et rock'n roll dans l'âme...
   
   
   Extrait :
    
   "Et pour tout dire, les gros salopards, eux, ne composaient pas la majorité des fuyards. Mais ils en constituaient d'une certaine manière l'ossature. Les plus beaux spécimens, les Déat, Luchaire, Brinon, Doriot, Darnand et toute leur clique, avaient souvent trouvé refuge dans les chambres ou les soupentes du château qui surplombait la petite bourgade de Sigmaringen. Auprès du Maréchal. Comme si l'aura décrépite du vainqueur de Verdun avait encore pu les protéger des foudres qui n'allaient plus tarder à les frapper. Comme si la vieille carcasse du Chef d'un Etat disparu eut pu encore les adouber et les mener au pouvoir suprême, celui de dirigeant d'une France qu'ils avaient pourtant laissée derrière eux en venant à Sigmaringen."

critique par Petit Sachem




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