Lecture / Ecriture
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Je n'étais qu'un fou de Thierry Cohen

Thierry Cohen
  J'aurais préféré vivre
  Je n'étais qu'un fou

Je n'étais qu'un fou - Thierry Cohen

La mort annoncée du héros : une constante chez l'auteur ?
Note :

    "Je n'étais qu'un fou.
   A la fin de ce roman, je serai mort.
   Je suis au terme de mon destin. Un incroyable destin qui, las de chercher un équilibre artificiel entre réalité et mysticisme, entre la vie d'ici et celle d'ailleurs, a décidé de donner au mot "fin" la plénitude de son sens.
   Alors, par vanité et souci d'esthétisme, je vais commencer ce texte en vous disant adieu."

   
   Ainsi débute ce gros roman de 363 pages. Si ce n’est pas une bonne accroche, ça, je ne m’y connais plus. Tout y est. En quelques phrases, la lectrice est conquise… et s’interroge. Voilà une mort annoncée tambours battants, dès le prologue, celle du héros narrateur, un écrivain. Mort pour cause de folie? Une folie furieuse? Est-il lui-même victime ou meurtrier? Est-il d’ailleurs vraiment mort?
   
   Bon, après 46 chapitres de "Révélations", un autre de "Confessions", suivi de sept autres, très courts d’ "Investigations", voici enfin l’ "Épilogue", expédié en trois petites pages. C’est parfait comme construction. Rien à dire… sauf que, voilà, mon intérêt est loin d’avoir été constant et j’ai bien failli laisser tomber cette histoire au beau milieu de l’action. Par ennui. Mon principal reproche? Les dialogues. Toujours des dialogues, Tout est dans les dialogues. C’est lassant à la longue.
   
   Et puis, et puis, parce que, au soupçon de folie, de double, de schizophrénie, d’hérédité, d’alcoolisme, de sexe facile et même de science-fiction, (ouf), se substitue une nouvelle piste possible, plus classique, j’ai fini par me prendre au jeu et commencé à m’intéresser au sort de ce Samuel Anderson, à sa fille chérie, à son parcours universitaire, etc, etc. J’ai dévoré les dernières pages et ce qui ne m’arrive pratiquement jamais, j’ai lu les dernières lignes pour me rassurer… ou pas d'ailleurs.
   
   Bref, que dire finalement de cette lecture sinon qu’elle a été mouvementée et que je reste perplexe quant à mon jugement. Conseillerais-je ce roman à ma meilleure amie? Pas sûr, si c’est une lectrice aguerrie et exigeante, sinon comme lecture de plage ou de voyage par exemple...
   
   
   Quatrième de couverture:
   
   "New York, Upper East Side. Samuel Sanderson est un écrivain célèbre et adulé qui profite de sa notoriété pour séduire ses lectrices… Jusqu’au jour où un curieux message lui arrive sur Facebook: "Je suis toi dans vingt ans. Et je viens t’avertir des drames à venir."
   Qui se cache derrière cette mise en garde? Un lecteur dément? Un confrère jaloux? Une femme délaissée? Un proche qui voudrait lui faire changer de vie?
   Ou s’agit-il vraiment de son double?
   Pris au piège, Samuel part à la recherche de son mystérieux messager. Une quête effrénée et paranoïaque qui le conduira aux frontières de l’amour et de l’impossible."

    ↓

critique par Mango




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Stéréotypes
Note :

    "A la fin de ce roman je serai mort."
    Pourquoi démarrer ainsi cette confession?
   
   Samuel Sanderson écrit des romans appliquant la règle des trois S, Sentiments, Suspense et Sexe. Auteur à succès, il est lié à son éditeur et se voit contraint à écrire chaque année le même genre de roman qui va bien se vendre. Mais il aspire à travailler à un autre texte, sous un pseudo peut-être?
   Sa vie personnelle est un échec, sa femme et sa fille se sont éloignées de lui, il enchaîne les rencontres féminines (en particulier grâce à Facebook) et les soirées arrosées.
   Un jour il reçoit sur Facebook un message : "Je suis toi dans vingt ans. Et je viens t'avertir des drames à venir." Le mystérieux correspondant le connaît fort bien, a accès a des photos de lui et de sa famille. Et si c'était vrai? Ou un ordinateur piraté?
   
    Voilà voilà, j'ai honnêtement résumé assez de l'histoire pour donner une idée du pitch sans trop en dévoiler. Si vous voulez le lire, pas de souci, je ne pas spoilé.
   
   Hélas si vous pensez "mais on dirait du Marc L., du Guillaume G, voire du Douglas K.", votre intuition est bonne. C'est bien ficelé, il y a une histoire après tout, une mise en abyme un poil risquée, l'écriture n'est pas relâchée.
   
    Mais je me suis globalement bien ennuyée, je n'ai pas accroché à l'histoire, les personnages m'ont paru creux, je ne me suis pas intéressée à ce qui pouvait bien leur arriver, les phrases étaient parfois alambiquées. L'enquête policière m'a paru maladroite. Quelques passages ont bien fonctionné mais je suis arrivée à la fin soulagée. Désolée, ce genre de roman ne m'attire pas.

critique par Keisha




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