Lecture / Ecriture
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Désaccords imparfaits de Jonathan Coe

Jonathan Coe
  La maison du sommeil
  Bienvenue au club
  La Femme de Hasard
  Le cercle fermé
  Les Nains de la Mort
  Testament à l’anglaise
  La pluie, avant qu'elle tombe
  La vie très privée de Mr Sim
  Dès 11 ans: Le miroir brisé
  Expo 58
  Désaccords imparfaits
  Une touche d’amour
  Numéro 11

Jonathan Coe est un écrivain britannique, né en 1961.
Il a reçu le prix Médicis étranger en 1998 pour "La Maison du sommeil".

Désaccords imparfaits - Jonathan Coe

Oups! Missed!
Note :

   "Il est important que certaines choses demeurent perdues."
   
   "Ce recueil représente toute ma production de nouvelles au cours de ces quinze dernières années, ce qui relève un peu de la plaisanterie. j'avais pensé l'intituler Toute la prose courte, mais c'eût été pousser la plaisanterie un peu loin. Car il ne m'est pas facile de faire court, justement."
Dixit Jonathan Coe dans la préface de ces 99 pages.
   
   Trois nouvelles donc et un article, jamais paru en anglais car destiné aux Cahiers du cinéma, sur l'étrange passion que déclencha chez l'auteur le film "La vie privée de Sherlock Holmes " de Billy Wilder.
   
   Thème commun aux trois nouvelles? Les occasions manquées, les rétropédalages mélancoliques, contrebalancés par un humour pince sans rire: "Je priai mon Dieu d'acquisition récente que l'homme s'abstienne désormais de toute visite chez nous."
   

   Le style est élégant et je me suis régalée avec "Ivy et ses bêtises" qui excelle à recréer le monde de l'enfance, ses peurs, ses cruautés délicieuses. Quant à "Version originale", elle offre un expérience très troublante et dérangeante de traduction simultanée... Seule "9e et 13e" m'a laissée indifférente car trop convenue mais peut être la version musicale, dont l'auteur donne les références possède-t-elle une autre dimension.
   
   Quant à la quête éperdue de passages disparus du film de Wilder, cette obsession est joliment décrite et finement analysée. Il plane sur tout cela une atmosphère gentiment mélancolique mais qui ne tombe jamais dans la facilité.

critique par Cathulu




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