Lecture / Ecriture
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Les Cosaques de Léon Tolstoï

Léon Tolstoï
  Maître et serviteur
  La mort d'Ivan Ilitch
  Anna Karénine
  La guerre et la paix
  La sonate à Kreutzer - Le bonheur conjugal - le diable
  Les Cosaques
  La tempête de neige
  Résurrection
  T comme: Ce qu'il faut de terre à l'homme

Le comte Lev Nikolaïevitch Tolstoï, dit Léon Tolstoï, est un écrivain russe, né en 1828 et mort en 1910.

Ils ont écrit sur Léon Tolstoï
Tatiana Tolstoï
Sophie Tolstoï
Dominique Fernandez
Alberto Cavallari
George Steiner

Les Cosaques - Léon Tolstoï

Au Caucase au 19ème siècle
Note :

   Présentation de l'éditeur: (en partie)
   
   "À travers les paysages du Caucase et le régiment de Cosaques auquel il est affecté, un jeune officier, Olenine, qui n'est autre que Tolstoï lui-même, découvre la splendeur du monde primitif. "Dieu que notre Russie est triste", soupirait Pouchkine; le Caucase, c'est pour Tolstoï la découverte de la joie, l'oubli et l'accablant sentiment de culpabilité qui est au fond de l'âme russe."

   
   
   Commentaire :

   
   J'en aurai mis du temps pour le finir, ce roman! Et pourtant, ce n'est pas faute de l'avoir aimé! Mais je suis dans un gros gros passage à vide côté lecture ces temps-ci. Du coup, yep, ça me prend plus de 3 semaines à lire 280 pages. Ça fait un peu peur, en fait, n'est-ce pas! Bon trêve de blabla (comme si j'allais réussir un coup pareil!) et passons à nos Cosaques!
   
   C'est à travers les yeux d'Olenine, un jeune Russe riche, que nous découvrons le Caucase et le mode de vie des Cosaques. En effet, pour fuir son passé, ses dettes, la vie dissolue qu'il mène, il s'éloigne du beau monde pour retourner à la simplicité et découvre la vie d'un œil nouveau quand il voit vivre les Cosaques du village dans lequel il vit. Ce roman est nettement autobiographique et basé sur l'expérience de Tolstoï au Caucase. Forcément, on y retrouve donc les bases de la philosophie de celui-ci: le renoncement, la simplicité, le retour à la nature. Les Cosaques, un roman d'action? Pas du tout. Loin de là. C'est plutôt l'évolution d'un personnage, sa découverte du bonheur possible, de la joie intense (la scène dans la forêt où il éprouve soudain un bonheur subit et fou est magnifique). C'est aussi la confrontation de ces idéaux à la nature humaine.
   
   Olenine passe par des émotions intenses mais aussi par des périodes de grand calme où il vit, tout simplement. Il adopte la vie des Cosaques, mode de vie aujourd'hui disparu, il les regarde, envie leur liberté sans jamais tout à fait pouvoir l'atteindre. L'oncle Erotchka, qui le prend sous son aile, est un personnage savoureux. Ancien guerrier, ancien héros, il est coloré, raconteur, joueur de balalaïka et surtout grand philosophe entre deux verres. Lucas est le Cosaque par excellence qu'Olenine admire et Marion, belle jeune fille profondément libre, ne nous laisse jamais la découvrir complètement. Elle reste pour nous, comme pour le héros, inaccessible, un peu froide en apparence, même si on la sent très vivante. Et surtout, surtout, Tolstoï nous transporte littéralement au Caucase, avec ses cabanes, ses paysans, ses soirées et ses traditions. Les descriptions de chasse et de paysages sont tout simplement magiques.
   
   Est-ce que ce sera mon Tolstoï préféré? Non, je ne crois pas. J'ai apprécié ma lecture et j'aimais m'y replonger par moments mais je n'ai pas non plus été complètement emportée. Certains éléments de la rédemption d'Olenine me semblaient parfois un peu lourds et "preachy" et on s'entend, il n'y a pas beaucoup de rebondissements. Tolstoï réussit à rendre les raids quotidiens presque normaux et banals. Mais c'est Tolstoï et avec lui, rien n'est ordinaire. La fin, en l’occurrence, m'a énormément touchée. La profonde solitude de l'homme malgré tout, les expériences qui transforment mais qui ont une fin (quelquefois limite un peu trop simple), l'auteur réussit à le faire ressentir dans la courte scène poignante du départ. Très réussi.
   
   Je relirai Tolstoï. Je pense qu'on est copains, lui et moi!
    ↓

critique par Karine




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Fraternisation
Note :

   Tolstoï, au début des années 1850, a effectué un séjour dans le Caucase. Il accompagnait son frère, qui était lieutenant d’artillerie. Les Cosaques, cavaliers russes, avaient pour mission de pacifier les populations du Caucase, et en particulier les Tchétchènes, déjà à cette époque réfractaires à la domination russe.
   
   Tolstoï a profité de cette expérience pour écrire un roman où l’on voit son héros, Olénine, loger chez l’habitant dans le Caucase et tomber amoureux de la fille de la famille, Marion. Seulement, il a un rival nommé Lucas, et la lutte entre les deux hommes pour la conquête de la belle est serrée.
   
   En dehors de cette anecdote, qui constitue l’essentiel de l’action du roman, Tolstoï présente un tableau d’une grande richesse des mœurs des habitants du Caucase, de leurs techniques guerrières, et de très belles descriptions de la région et du mode de vie de ses habitants.

critique par Jean Prévost




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