Lecture / Ecriture
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Les gens sont les gens de Stéphane Carlier

Stéphane Carlier
  Grand amour
  Les gens sont les gens

Les gens sont les gens - Stéphane Carlier

Un porc est un porc... Eh oui... Sur ces fortes pensées...
Note :

   Présentation de l'éditeur:
   "Nicole Rivadavia est une psychanalyste parisienne de 57 ans au bout du rouleau. Foufou est un porcelet de six semaines enfermé dans une cabane au fin fond de la Bourgogne. Ce livre raconte leur improbable rencontre, et comment ils vont se sauver l’un l’autre."
   
   
    Mignon, le porcelet, non? Sauf que Nicole Ravadavia, psychanalyste complètement épuisée, va, de façon totalement imprévue, en kidnapper un dans la campagne et le ramener dans son appartement parisien... Pas vraiment l'endroit idéal. Mais cette décision aura des conséquences dans la vie de bien des êtres humains. Le cochon comme animal antidépresseur, eh oui...
   
    Un court roman, léger léger quand même, qui fonce à 100 à l'heure, et déconcertant. J'ai eu du mal à saisir l'évolution des personnages humains, et même à m'y attacher. Le cochon, lui, va bien.
    Mon esprit rationnel accepte totalement que le cochon apporte un bienfait quand il est de compagnie, mais en appartement? Promené dans un parc parisien? Guère probable sur le long terme.
   
   Mais je conseille fortement d'aller fouiner (comme un cochon heureux ), sur le site groingroin.org, une mine d'informations sur le cochon, et si ça vous dit d'en adopter un, vous prendrez la décision en connaissance de cause. On en apprend tous les jours...!
   
    "L’appartement n’est pas un lieu de vie adéquat pour un cochon! … Ce qu’ils aiment, c’est s’étendre au soleil, faire des trous, brouter de l’herbe, et explorer le sol toute la journée… une vie de cochon quoi!!"
   
   "Hum, la cohabitation m'a l'air possible..."
   
   

   En conclusion : un roman qui m'a laissée perplexe, et le site "tout sur les cochons" extrêmement bien fait et qui m'a enthousiasmée.
    ↓

critique par Keisha




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I'm just a rigolo
Note :

   J'ai pris ce roman dans ma pile parce que j'avais besoin de rire et de grand n'importe quoi. Yep, le grand n'importe quoi, normalement, avec moi, ça fonctionne super bien. Par contre, dans ce cas, je dois avouer que si j'ai bien ri à certaines scènes, le roman sera fort possiblement rapidement oublié...
   
   Nicole est psychanalyste et au bord de la crise de nerfs. Quand, sur un coup de tête, elle décide d'aller voir son ancienne voisine - qu'elle n'aime même pas tant que ça, en fait - en Bourgogne, elle ne sait pas qu'elle va décider, sur un coup de tête, de sauver un porcelet de 6 semaines nommé (et bien nommé) Foufou et de le ramener dans son appartement parisien!
   
   L'idée de base est complètement folle. Et la scène de l'arrivée de la bête à Paris est tout simplement hilarante. Je me suis carrément esclaffée toute seule à m'imaginer la tête des invités qui assistaient à un tel show.
   
   Par contre, après, il y a moins d'humour, plus de "les bienfaits de la zoothérapie par le cochon" et pour moi, moins de plaisir. J'ai lu la fin avec un peu de déception vu qu'à part une scène d'autruche, c'est beaucoup moins burlesque. En fait, il se passe trop de choses improbables en trop peu de temps, ça s'éparpille un peu et ça m'a empêchée de vraiment accrocher à l'histoire au final. Quant au dénouement final, je l'ai trouvé carrément sorti de nulle part, "Qu'est-ce qui va dans quel t***"? Seriously? Ça faisait partie de l'histoire, au départ?
   
   Peut-être que c'est moi qui n'ai pas bien saisi la portée du roman.
   
   Tout ça pour dire que c'est un roman pour rire un coup, ça donne limite le goût d'avoir un cochon à la maison (et de bonnes assurances), même pour une fille qui n'est pas très "animaux" comme moi. Tiens, c'est peut-être ça, le problème, en fait! J'ai du mal à concevoir qu'un animal puisse être si important pour quelqu'un, même si je le vois super souvent autour de moi!
   
   Une lecture en demi-teinte, donc!
    ↓

critique par Karine




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Rien n'est crédible. Chic !
Note :

   Je vous raconte un peu ma rencontre avec ce livre, avant de vous parler dudit bouquin (si vous voulez passer ce paragraphe, n'hésitez surtout pas !). J'ai offert « Les gens sont les gens « à une amie qui avait besoin de rigoler un peu. Je l'ai choisi suivant des critères hyper objectifs
   1) j'aimais bien la première de couverture
   2) le titre me parlait (par rapport à ma copine)
   3) le pitch présentait une intrigue bien barrée (tout ce qui fallait à mon amie)
   
   Bref, ma copine l'a lu, me l'a tendu hier en me déclarant « il faut que tu le lises ! ». 
   Ma première impression fut : « la prochaine fois, j'offre des bouquins déjà lus parce que là, je ne vais pas m'en sortir avec une PAL qui gonfle à vue d'œil ».
   Ma seconde impression après la découverte du « truc » avalé en une journée, fut « bon, ben d'un autre côté, je risque dans ce cas, de faire moins de trouvailles et ce serait vraiment dommage.»
   
   Nicole (la cinquantaine), psychanalyste parisienne, s'ennuie ferme dans sa vie bourgeoise. Ses patients tous barges la rendent limite folle ou du moins neurasthénique, son mari devenu un colocataire fantôme (plus de vie intime depuis au moins sept ans) ne lui apporte guère de réconfort. Après une séance de trop, Nicole part prendre l'air de la campagne le temps d'une journée, en rendant visite à sa quasi-jumelle et ex-voisine Élisabeth. Un petit tour dans une ferme voisine va totalement changer la donne.
   
   Le résumé semble tout à fait raisonnable, ce qui l'est moins est la suite de cette journée. Car aussi bizarre soit cette femme lettrée, Nicole va vivre une sorte de black-out positif. 
   
   Tout est invraisemblable dans ce roman et pourtant la mayonnaise a pris chez moi, parce que justement j'ai conscience de l'impossibilité de cette intrigue dans la vraie vie. Du coup, cette histoire m'a sortie du quotidien pour me plonger dans cet univers sans retenue. Les personnages sont hauts en couleur et absolument peu lisses : tous sont en recherche de légitimité. 
   Nicole passe du psychodrame à la femme active et dévouée, Jean-Pierre stoïque voit sa vie se défaire, Bertrand assume tout sans complexe et avec facilité. Il y a des scènes réjouissantes dans « Les gens sont les gens » (une lapalissade comme titre) : le débarquement de Foufou dans la voiture, la présentation de Foufou à Paris, le retour de Nicole à la table des convives après avoir ostensiblement séché le dîner, les interprétations foireuses de son psy très américanophile etc. 
   
   Rien n'est crédible et pourtant, les protagonistes tous frappadingues évoluent sagement dans cette intrigue complètement barrée (l'épisode américain en est un bel exemple), où un pauvre cochon sorti de l'enfer rural rencontre celui de la grande ville. Stéphane Carlier s'amuse, a conscience d'ouvrir les vannes les plus larges possible : il a construit un roman sympa qui ne prend décidément pas la tête (un comble pour la psychanalyse).

critique par Philisine Cave




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