Lecture / Ecriture
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Hemingway – Portrait de l’artiste en guerrier blessé de Jerome Charyn

Jerome Charyn
  Il était une fois un Droshky
  Marilyn la dingue
  Zyeux bleus
  Kermesse à Manhattan
  Metropolis: New York
  Dès 10 ans : Le Prince et Martin Moka
  Un bon flic
  Les Filles de Maria
  Rue du petit ange
  Dès 09 ans: Bande à part
  El Bronx
  La belle ténébreuse de Biélorussie
  Mort d'un roi du tango
  Capitaine Kidd
  Hemingway – Portrait de l’artiste en guerrier blessé
  Sinbad
  Citizen Sidel
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  Appelez-moi Malaussène
  Le cygne noir
  C comme: White Sonya
  Bronx boy
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  La Lanterne verte
  New York - aquarelles
  Sténo sauvage. La vie et la mort d'Isaac Babel
  Marilyn : La dernière déesse
  Johnny Bel-Œil : Un conte de la Révolution américaine
  C comme: Marilyn la Dingue
  La Vie secrète d’Emily Dickinson
  Jerzy Kosinski
  C comme: Little Tulip

AUTEUR DES MOIS DE DECEMBRE 2013 & JANVIER 2014

Jerome Charyn est un écrivain américain né à New York en 1937. Ses parents étaient des gens modestes, Juifs émigrés d'Europe de l'Est avant la guerre. Il a grandi dans Le Bronx

Il a fait ses études au Columbia College puis a été enseignant aux Etats Unis, puis à Paris où il a enseigné à l'université américaine de Paris.

Il a vécu à Paris une quinzaine d'années.

Son premier roman, « Il était une fois un Droshky », a été publié en 1964.

Eclectique, il a publié des romans, des romans policiers, des biographies plus ou moins romancées, des livres documentaires sur New York, des romans pour enfants et des bandes dessinées.

Hemingway – Portrait de l’artiste en guerrier blessé - Jerome Charyn

Favorable à Hemingway !
Note :

   Biographie d’un écrivain américain par un autre écrivain américain. Ce n’est évidemment pas purement factuel ; ça dépasse largement le cadre de l’interprétation.
   
   On y trouve donc des données de base concernant Hemingway. Sa naissance à la littérature via le journalisme, au "Kansas City star", via sa blessure reçue sur le front italien en Juillet 1918 qui lui confère respectabilité, début de célébrité et qui lui sert dès le départ de caution morale. Ses femmes successives, son entrée en littérature progressive, le statut d’homme d’action acquis... d’office.
   
   Une vie totalement atypique, marquée très tôt par le sceau du succès et de la célébrité, et puis, à l’automne de sa vie, les deux accidents d’avions successifs qui vont le rendre notablement diminué à la vie d’écrivain. Son dernier exil à Ketchum, dans l’Idaho, dans le genre "les écrivains se cachent pour mourir", sa décrépitude jusqu’à la balle qu’il se tire dans la tête le 2 Juillet 1961...
   On sent nettement le respect et l’admiration de Jerome Charyn pour Hemingway, "le guerrier blessé". Par exemple dans cette citation donnée par Charyn et dans son commentaire :
   
   « "Certains écrivains ne sont nés que pour aider un autre écrivain à écrire une seule phrase", déclarait Hemingway dans "Les vertes collines d’Afrique", et c’est là l’héroïsme d’Hemingway : à nous tous qui écrivons, il a servi de professeur. Il n’y a pas un écrivain postérieur à Hemingway qui n’ait appris de lui. Il a changé notre style, notre manière de considérer les archipels de mots et les espaces blancs infinis qui les entourent. »

   
   L’ouvrage est agrémenté de nouvelles, d’extraits de romans qui servent à Jerome Charyn à développer ses thèses. Et ses thèses sont très favorables à Hemingway!
   
   « C’est un écrivain qui continue à hanter notre siècle de sa prose étrange, cristalline, de ses contradictions et de ses nombreux masques : Ernest Miller Hemingway, alias "Papa", le plus étudié et le moins compris des écrivains américains, tout à la fois écrasé de louanges et sous-estimé.
   Pour John O’Hara, qui a lui-même singé le style d’Hemingway dans ses propres romans et nouvelles, il était "l’auteur le plus important depuis Shakespeare". O’Hara se trompait. Comme créateur, Hemingway ne rivalisait pas avec Shakespeare mais c’est en tant qu’individu qu’il était shakespearien, un mélange de Falstaff et du roi Lear, doté de trois fils au lieu de filles (et de quatre femmes!). Qu’importe sa sottise, son arrogance, son insanité, il débordait du cadre de sa propre vie ou de celui de toute autre personne. »

critique par Tistou




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