Lecture / Ecriture
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Profanation de Jussi Adler-Olsen

Jussi Adler-Olsen
  Miséricorde
  Délivrance
  Profanation
  Dossier 64
  Promesse

Jussi Adler-Olsen est un écrivain danois né en 1950.

Profanation - Jussi Adler-Olsen

Page turner
Note :

   "Quand il était petit, un jour, son père l'avait piégé. Il lui avait expressément interdit de labourer le champ, et du coup il l'avait fait. Il lui avait vivement conseillé de se tenir loin de l'armée, et Carl avait immédiatement décidé de s'engager. Son père avait même essayé de l'empêcher de fréquenter certaines filles. La fille de tel et tel fermier ne valait rien du tout, et Carl allait aussi sec faire le pied de grue devant sa porte. Carl était comme ça et l'avait toujours été. Personne n'avait le droit de le commander et c'est ce qui le rendait si facile à manipuler. Il en avait bien conscience. Mais la direction de la PJ le savait-elle? Bonne question."
   

   Deuxième enquête du Département V, "Profanation" tient les promesses de "Miséricorde" et je l'ai lu aussi vite. Cette fois-ci, Carl récupère une vieille histoire de double meurtre, normalement résolue puisque le coupable a avoué et est sous les verrous. Alors pourquoi trouve-t-il le dossier sur son bureau, sans savoir d'où il est venu?
   
   Carl va s'apercevoir qu'il y a eu de nombreuses lacunes dans l'enquête qui a été menée à l'époque. Trois fils de famille ont été suspectés dans ces meurtres, innocentés par les aveux d'un quatrième larron, qui s'enrichit curieusement dans sa prison ; ce sont aujourd'hui les hommes les plus puissants du Danemark et il ne fait pas bon aller les chatouiller. Et quel rôle, Kimmy, la seule fille de la bande, a-t-elle joué? Et pourquoi fait-elle tellement peur à ses trois anciens copains, elle qui est maintenant SDF dans les rues de Copenhague?
   
   Carl a du pain sur la planche, toujours efficacement secondé par Assad le Syrien, dont le mystère s'épaissit encore dans cet épisode. Une troisième personne rejoint l'équipe, Rose, la secrétaire que Carl rêve plusieurs fois de faire dégager d'un coup pied aux fesses. Il faut dire que dans le genre cognée, c'est un phénomène, mais, ne nous y trompons pas, elle est futée et pleine de ressources "En contre-plongée, elle ressemblait à une version grassouillette de Cruella d'Enfer juste avant qu'elle kidnappe les 101 Dalmatiens". Voilà qui promet de solides empoignades à venir.
   
   Si j'ai trouvé l'intrigue un rien inférieure à celle de "Miséricorde", il n'en est pas moins vrai que je suis accro à Carl, Assad et Rose. J'apprécie beaucoup l'humour léger manifesté par Carl et son recul sur tout ce qu'il voit, même si je n'excuse pas sa fainéantise. Et j'ai bien lu ici et là, que "Délivrance" le troisième tome est meilleur que les deux premiers, il m'attend sur ma table, j'ai bien du mal à ne pas sauter dessus dans la seconde...
   
   
   Les enquêtes de Carl Morck et du département V:
   
   1 - Miséricorde (Kvinden i buret, 2007)
   2 - Profanation (Fasandræberne, 2008).

   3 - Délivrance (Flaskepost fra P, 2009)
   4 - Dossier 64 (Journal 64, 2010)
   5 - L’Effet papillon (Marco Effekten, 2012)
   6 - Promesse (Den Grænseløse, 2014)
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critique par Aifelle




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Rien de neuf sous le soleil
Note :

    « Sur le bureau de l’inspecteur Carl Mørck, chef du département V, le dossier d’un double meurtre commis en 1987 et impliquant une bande de fils de famille, innocentée par les aveux "spontanés" d’un des leurs. Mørck s’aperçoit que l’affaire a été hâtivement bouclée et décide de reprendre l’enquête. Cercles fermés des milieux d’affaires, corruption au plus haut niveau, secrets nauséabonds de la grande bourgeoisie… »
   
    Pauvres petits enfants riches élevés dans le culte de la domination par l’élite. Ce coup ci, l’inspecteur risque de se casser les dents car il s’attaque à la nomenklatura. A nouveau, Adler Olsen dresse un portrait très juste d’une certaine caste, s’attarde moins sur ses héros policiers et donne l’impression de déjà vu. En effet, les riches qui se croient tout permis, l’utilisation des réseaux de relations, la dureté de l’éducation, l’ennui des femmes potiches qui finissent alcooliques. Tout cela se lit bien, mais pas d’empathie ni pour les bons, ni pour les méchants. A tout prendre, j’aurais préféré une bonne histoire de chasse à l’homme.
   
   En faisant le tour de la blogosphère, tout le monde s’accorde pour le trouver moins bon que le précédent. Pas mieux . Mais cela ne m’empêchera pas de lire le troisième tome, car je voudrais vraiment en savoir plus sur ce bon vieux Assad.

critique par Le Mérydien




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