Lecture / Ecriture
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Raison et sentiments de Jane Austen

Jane Austen
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  Du fond de mon cœur - Lettres à ses nièces

Jane Austen est née en Angleterre en 1775 d’un père pasteur.
On sait très peu de choses de son assez courte vie : Qu’elle a toujours écrit et voulu écrire, qu’elle resta demoiselle, vécut d’abord avec ses parents et sa sœur, puis sa mère et sa sœur, puis sa sœur seulement et succomba finalement à 41 ans après une longue maladie que les diagnostics de la médecine moderne supposent maintenant avoir été la maladie d’Addison (forme d’insuffisance des glandes surrénales).
Elle connut le succès littéraire de son vivant et fut appréciée aussi bien du grand public que de la famille royale ou de grands écrivains comme Walter Scott. Depuis, nombreux sont les grands écrivains qui ont encore succombé au charme de son écriture, comme Virginia Woolf et Vladimir Nabokov, pour ne citer qu’eux.

* Karen Joy Fowler également a beaucoup parlé de Jane Austen dans son roman "Le club Jane Austen" (fiche sur ce site)

Raison et sentiments - Jane Austen

«Une leçon de littérature»
Note :

   Ce fut le premier roman édité de Jane Austen. Nous étions en 1811. Elle était alors plutôt pauvre et vivait ave sa mère et sa sœur. Elle se garda modestement de faire connaître autour d’elle son nouveau statut d’écrivain et l’on dit qu’à ce moment là, seule sa sœur Cassandre était au courant. Pourtant, d’autres sources parlent de lectures familiales des romans. Sans doute, cela signifie-t-il que la famille savait qu’elle écrivait mais que, dans un premier temps, seule sa sœur a su qu’elle avait été publiée. Toutefois, le succès et l’argent arrivant, le secret a rapidement dû être éventé. Lorsque «Orgueil et Préjugés» parut en 1813, les ventes de celui-ci repartirent et, comme son tirage modeste était épuisé, il fallut en faire un nouveau. On sourit, près de 200 ans plus tard en songeant les best-sellers qu’ils sont devenus et qu’ils sont toujours.
   
   « Raison et sentiments » est un roman vraiment très intéressant. Sans doute aussi intéressant qu’ « Orgueil et préjugés », réputé être son meilleur. Ce qui est intéressant, dans R & S, c’est surtout le travail d’auteur mené par Jane Austen et la construction de tout le roman.
   Nous avons deux sœurs : Marianne et Elinor. La première incarne les sentiments et même plus encore, ce que nous appellerions aujourd’hui la spontanéité et la subjectivité, totalement extravertie (pour l’époque) elle considère cette façon de faire comme hautement vertueuse et ne s’embarrasse guère de la sensibilité d’autrui pour dire tout ce qu’elle pense. La seconde, incarne la raison, la réflexion et la maîtrise de soi.
   Au décès du père, l’épouse et les deux filles se retrouvent sans fortune et même sans logement. Le frère, qui a hérité de tout, s’empresse de s’apercevoir qu’il ne peut en aucun cas les aider et elles doivent se débrouiller seules. Heureusement pour elles, un cousin éloigné leur trouve bientôt maison et domestiques et, bien que plus modestement, les choses reprennent leur cours.
   Cependant, comme toujours dans les romans de J. Austen, les jeunes filles se trouvent à ces moments délicats que sont la rencontre des premiers prétendants, le choix du futur époux puis le passage de l’état de demoiselle à celui, définitif de femme mariée. C’est pendant ces quelques mois ou brèves années que se joue pour ces jeunes filles toute une existence, que se révèlent tares et qualités et que s’assure tout un avenir agréable ou au contraire désespérant ; le tout, chez Jane Austen, dans une logique morale.
   
   Ce qui est particulièrement intéressant ici, c’est que Marianne et Elinor vont se trouver vivre tout au long du livre les mêmes évènements, mais vont y réagir de façons si différentes que les conséquences seront fort dissemblables également et que l’heureux lecteur n’aura pas du tout le sentiment de lire deux fois la même histoire.
   
   Ce qui est intéressant encore, c’est qu’alors que l’auteur semble (mais n’est-ce pas ruse de sa part ?) mettre plutôt en vedette Marianne, porteuse des Sentiments, favorite de sa mère à laquelle elle ressemble et séduisant tout le monde malgré ce qui ressemble tout de même bien assez souvent à des marques d’égoïsme et d’impolitesse ; le lecteur en vient peu à peu à se dire (tout seul croit-il ) que tout de même Elinor fait preuve de plus d’intelligence et de beaucoup plus de dévouement. Cette prise de position active du lecteur est une habileté de plus dans la conception de ce livre et non négligeable.
   
   Les autres personnages du récit sont également très bien rendus. D’allures et de caractéristiques assez frappantes, ils acquièrent peu à peu épaisseur et réalisme et sur certains encore, le lecteur manipulé de main de maître est amené finalement à revoir son jugement.
   
   Pour toutes ces raisons, je dois dire que je suis un peu étonnée que dans ses cours édités sous le titre «Littératures», Vladimir Nabokov ait choisi, pour traiter de l’œuvre de Jane Austen à qui il vouait une réelle estime, de faire porter son cours sur « Mansfield Park ». Il devait avoir ses raisons, mais il me semble qu’à différents titres, «Orgueil et préjugés» ou «Raison et sentiments » y auraient eu plus de droits.
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critique par Sibylline




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Les sentiments peuvent-ils être raisonnables?
Note :

   "La famille Dashwood habitait depuis longtemps dans le Sussex. Elle jouissait d'une large aisance et avait établi sa résidence à Norland Park, au centre de ses domaines où ses membres avaient vécu depuis de nombreuses générations et s'étaient attiré l'estime et le respect de tout le voisinage. le dernier descendant de cette famille était un célibataire, très avancé en âge. pendant la plus grande partie de sa vie, il avait vécu avec sa sœur, qui gouvernait son ménage. Mais la mort de celle-ci, survenue dix ans avant la sienne, entraîna un grand changement dans sa maison; pour compenser cette perte, il installa chez lui la famille de son neveu, Mr. Henry Dashwood, l'héritier naturel des domaines de Norland, à qui il se proposait de les léguer." (p 9)
   
   C'est l'ouverture de "Raison et sentiments" et dès les premiers mots, avec tout ces imparfaits et plus-que-parfaits, le lecteur sait que les membres de la famille de Henry Dashwood feront face à de nombreux obstacles et contraintes. En effet, Henry Dashwood a un fils issu d'un premier mariage et trois filles issues d'une seconde union. Son fils, John, est établi et marié à une femme bien dotée et a un fils. Ses filles, Elinor, Marianne et Margaret ne sont pas encore établies.
   
   Hélas, Henry Dashwood meurt, laissant aux bons soins de son fils, sa veuve et ses filles. Seulement, l'épouse de John, loin de toute compassion envers Mrs Dashwood et ses filles, parvient à convaincre son mari de ne pas doter inconsidérément ces dernières. En attendant de trouver une autre maison à louer, Mrs Dashwood et ses filles cohabitent avec John et sa famille. C'est ainsi qu'Elinor fait la connaissance d'un frère de l'épouse de John, Edward Ferrars. Ils s'apprécient et apprennent à se connaître et très vite un doux sentiment les lie sans qu'ils sortent de leur réserve naturelle. En effet, autant Marianne montre ses sentiments autant Elinor les tait et les retient au plus profond d'elle-même.
   Un parent éloigné, Sir John Middleton, leur propose son cottage dans le Devonshire, bien loin de Norland. Lors d'un thé, le colonel Brandon tombe sous le charme de Marianne tandis que cette dernière, au cours d'un incident en promenade, tombe amoureuse d'un certain Willoughby, jeune homme solaire charmant et charmeur. Brandon a la trentaine passée, Willoughby n'a pas encore trente ans; Brandon est calme, réservé et mesuré dans ses propos et ses sentiments, Willoughby exubérant et romantique. Comment Marianne, avec sa fougue, sa jeunesse, son franc-parler peut-elle résister à Willoughby?
   
   L'intrigue menée par Austen court entre les promesses amoureuses, les silences des passionnés timides, les tromperies, les méchancetés et les hypocrisies féminines pour accéder à l'établissement dans la vie sociale et les exigences familles qui ne veulent pas que leur rejetons déchoient dans leur union. Tout tourne entre le nombre de livres que pèse telle ou telle jeune fille et ce que peut en espérer un homme pour agrandir, consolider ou commencer son patrimoine (ah! les gros sabots des coureurs de dot sont irrésistibles de drôlerie!).
   
   Comme dans tous les romans de Jane Austen, les bals sont le lieu rêvé pour les intrigues, les jugements, les œillades et les désirs des uns et des autres. Une dimension plus intime apparaît avec la répétition des invitations à partager le thé, courir les magasins londoniens, les échanges nombreux de billets et lettres: un aspect important de la bonne société anglaise qui se retrouve à Londres pour la Saison. Austen offre également une variété extraordinaire de personnages: les voisins charmants mais un peu encombrants, la vieille dame joviale un peu frivole qui prend sous son aile les jeunes filles (elle adore jouer les marieuses!), la belle-sœur égoïste et désagréable, le frère lâche, la lady imbue de ses origines qui aime menacer de déshériter le fils qui ne se plierait pas à sa volonté, les coureurs de dot ou la vieille fille qui cabotine toute seule, gaffeuse et désespérément ridicule.
   
   "Raison et sentiments" a un parfum délicieusement désuet malgré son incroyable intemporalité: le charme de la campagne anglaise et de ses cottages déroule ses couleurs pastels sous la plume d'Austen, on entend les voitures et les fers des chevaux, on ressent les chaos des routes, on rêve dans les intérieurs "cosy" des dames Dashwood. On est pris entre la vivacité, parfois ingénue, romantique de Marianne (qui pense qu'on ne peut aimer qu'une fois dans sa vie!) et la douceur empreinte de modestie et de retenue d'Elinor: on les aime toutes les deux comme elles peuvent agacer car elles sont les défauts de leurs qualités. La douce ironie et la sagacité d'observation austeniennes font une fois de plus mouche et enchantent le lecteur.
   
   Ce qui me plaît au plus haut point chez Austen c'est le prisme de ses romans: le dénouement est presque toujours évident (bien sûr Willoughby trahira sa nature de coureur de dot, bien sûr Marianne souffrira beaucoup avant d'entendre raison et de regarder autrement le colonel Brandon, bien sûr Elinor et Edward se lieront!), et ce n'est pas la chute qui est en jeu mais le déroulement des interactions entre les personnages, les dispositions des uns et des autres sur l'échiquier social organisant une partie souvent cruelle. Austen pointe toujours, inlassable, la cruauté juridique des héritages qui ne protège pas les filles. Ce poids social insupportable omniprésent dans les romans d'Austen, montre combien cette dernière a pu en souffrir. Le grand art romanesque d'Austen est de les décrire sans cesse sous un autre jour et avec d'autres points de vue... sans lasser le lecteur ce qui est la marque des grands romanciers!
   Après avoir lu "Lady Susan", "Les Watson", "Sanditon" (roman inachevé), "Orgueil et préjugés", "Persuasion", "Northanger Abbey", "Raison et sentiments" est le roman que je préfère avec "Orgueil et préjugés".
   
   Alors les sentiments peuvent-ils être raisonnables? Marianne prouve que pour bien choisir il faut peut-être passer par des déconvenues qui aident à grandir tandis qu'Elinor montre qu'un peu de liberté de parole peut dénouer des situations. Mais dans les deux cas, que la passion amoureuse soit extériorisée ou intériorisée, elle consume et fait souffrir et la raison est parfois d'un piètre secours.
   
   Une confidence: plus je lis Jane Austen plus j'aime son univers et surtout son écriture sensible et drôle à la fois et je comprends pourquoi les "fans" lisent et relisent ses romans.
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critique par Chatperlipopette




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Une bonne voie d'entrée chez Miss Austen
Note :

   Titre original : Sense and Sensibility, 1811
   
   C'est avec une pointe de nostalgie que j'ai refermé "Sense and Sensibility", puisqu'il s'agissait du dernier des six romans achevés de Jane Austen que je lisais (après avoir espacé autant que possible ces lectures). Je relirai prochainement "Northanger Abbey" et il me reste des textes plus courts ou inachevés à découvrir, mais une page se tourne dans ma petite vie de lectrice.
   
   "Sense and Sensibility "est peut-être l'un des romans les plus faciles d'accès de Jane Austen pour une première lecture de l'auteur, bien que, comme toujours avec cet écrivain, les apparences (une simple histoire de filles à marier?) cachent un univers riche et passionnant, pour lequel existent de multiples clefs de lecture. D'ailleurs, pour ceux qui pensent que Jane Austen écrit des romans à l'eau de rose, il faut savoir qu'elle a le don d'expédier les mariages en trois lignes ; une fois parvenus à l'autel, elle ne s'intéresse plus vraiment à ce qu'il adviendra de ses personnages, et lorsque plus rien n'empêche les amoureux de se retrouver, plus la peine d'entrer dans les détails. Ainsi par exemple dans ce roman, sur une demande en mariage que l'on attendait depuis les premiers chapitres : "How soon he had walked himself into the proper resolution, however, how soon an opportunity of exercising it occurred, in what manner he expressed himself, and how he was received, need not be particularly told." (p 386) Romantique, Jane Austen?
   
   Le roman débute avec le décès de Mr Dashwood. A sa mort, sa seconde femme et les trois filles issues de ce second mariage se trouvent, en raison de leur sexe, totalement dépendantes du bon vouloir de leur demi-frère aîné, John, qui va devenir propriétaire du grand domaine dans lequel elles vivaient. Si sur son lit de mort, Mr Dashwood a fait promettre à son fils de veiller sur sa belle-mère et ses sœurs, John parvient sans peine à se défaire de son engagement en trouvant moult arguments pour soulager sa conscience. Influencé par son épouse Fanny, une femme hautaine et pleinement convaincue de sa supériorité sur le plan social, John va réduire à une peau de chagrin le legs qu'il était prêt à faire à sa famille. Il s'enquiert en revanche des dispositions pris par d'autres proches pour les aider, sa générosité consistant ainsi essentiellement à s'assurer de celle des autres.
   
   Sans être foncièrement méchant, et en dépit d'efforts faits pour montrer quelque intérêt à ses sœurs, John ne tient pas tête à Fanny qui, par son attitude, pousse Mrs Dashwood et ses filles à quitter rapidement le lieu où elles ont vécu toutes ces dernières années.
   
   Les deux principales héroïnes de ce roman sont Marianne Dashwood et, plus encore, Miss Dashwood, Elinor, sa sœur aînée. Toutes deux s'entendent extrêmement bien même si leur caractère les oppose (telles Miss Jane Bennet et sa sœur Elizabeth dans Pride and Prejudice). Marianne est entière, impétueuse, romanesque, elle accepte sans se poser de questions qu'un jeune homme dont elle est éprise lui offre un cheval, est également prompte à s'extasier devant une feuille tombée d'un arbre (on reconnaît bien là l'ironie de Jane Austen) mais aussi à juger ceux qu'elle rencontre, parfois sévèrement. A l'inverse, Elinor est plus douce, plus réservée. C'est elle qui incarne la raison dans ce roman, devant mettre en garde sa mère des dangers qui guettent Marianne et se faisant une opinion toujours réfléchie de chacun. C'est ainsi qu'elle tombe amoureuse d'Edward Ferrars, héritier peut-être un peu terne en apparence, mais intelligent, intègre et bon sous ses dehors timides.
   
   A l'inverse, contrairement à Marianne et à Mrs Dashwood, complètement sous le charme, Elinor est la première à formuler quelques doutes sur le caractère du fougueux Willoughby, qui entre en scène peu après leur arrivée à Barton Cottage dans le Devonshire.
   
   Deux personnages que tout oppose vont alors graviter autour de Marianne : d'une part le jeune Willoughby, qui a pour lui l'insouciance de la jeunesse, l'extravagance et un joli visage ; de l'autre le colonel Brandon, dont le tempérament généreux est masqué par une grande réserve, tandis que son âge plus avancé pour l'époque constitue aux yeux de Marianne une terrible infirmité (ses rhumatismes en étant pour elle la preuve indéniable!).
   
   A l'inverse, sous des dehors avenants, le jeune Willoughby est un garçon bien superficiel, qui ne pense qu'à son bon plaisir.
   
   Il y aussi l'étrange couple formé par les Palmer : Mr Palmer est toujours brusque avec son épouse, se plonge dans le journal en public mais répond qu'il n'y a rien d'intéressant dedans lorsqu'on tente de l'interroger sur le contenu, tandis que sa femme est une petite créature idiote et charmante, bien décidée à être heureuse et qui, ainsi, fait fi de toutes les remarques de son mari qu'elle juge amusantes.
   
   Enfin, outre Willougby, Fanny Dashwood et sa mère, un autre personnage foncièrement mauvais est mis en scène : il s'agit de Lucy Steele. D'un rang social inférieur, elle est fiancée à Edward Ferrars qui a commis une erreur de jeunesse et se sent désormais prisonnier d'une union dont il ne veut plus. Lucy est un personnage désagréable, qui s'abaisse à flatter tout un chacun (avec succès!) et dont l'intérêt pour Edward semble plus motivé par le titre d'héritier de celui-ci que par un réel attachement, puisqu'elle a bien deviné les sentiments de son fiancé pour Elinor. Elle s'empresse ainsi de devenir l'amie de celle-ci et de la prendre pour confidente afin de déverser sur elle un flot d'informations à double sens (grâce à des allusions peu subtiles) sur la relation qu'elle entretient avec Edward.
   
   Au final, y a-t-il un juste équilibre entre raison et sentiments? S'il ne faut pas trop se fier aux manifestations excessives de sentiments (ceux de Willoughby n'ayant aucune valeur, Marianne s'enfermant dans un rôle et s'encourageant même à pleurer car il ne peut y avoir de désespoir dans la discrétion à ses yeux), les sentiments plus profonds triomphent à la fin du roman. Ceux qui aiment vraiment sont enfin reconnus à leur juste valeur, quant à Elinor (qui semblait si encline à raisonner et que sa sœur jugeait trop peu démonstrative pour souffrir autant elle), elle finit par déverser toutes les émotions contenues depuis longtemps, lorsqu'Edward vient annoncer qu'il n'est plus lié à Lucy Steele. Mrs Dashwood se rend alors compte du fait qu'Elinor a souffert au moins autant que Marianne et qu'elle ne lui a pas accordé assez d'attention uniquement parce qu'elle n'a pas manifesté ouvertement ses émotions. Au final, si, les apparences sont parfois trompeuses.
   
   Que dire encore une fois sur Austen qui fait partie de mes écrivains favoris? Si vous ne l'avez pas encore lue, je ne peux que vous inviter à faire sa connaissance pour découvrir sa délicieuse ironie, le regard intelligent qu'elle porte sur ses personnages et son époque, sa capacité à décrire les relations humaines et la subtilité de sa plume.

critique par Lou




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