Lecture / Ecriture
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La salle de bains du Titanic de Véronique Ovaldé

Véronique Ovaldé
  Déloger l'animal
  Et mon cœur transparent
  Ce que je sais de Vera Candida
  Le sommeil des poissons
  Toutes choses scintillant
  Les hommes en général me plaisent beaucoup
  Des vies d’oiseaux
  La grâce des brigands
  La salle de bains du Titanic
  Soyez imprudents les enfants
  Personne n'a peur des gens qui sourient

Véronique Ovaldé est une écrivaine et éditrice française née en 1972.

La salle de bains du Titanic - Véronique Ovaldé

Prospectus
Note :

   Cet opuscule de 78 pages que j’ai récupéré dans un vide-grenier n’a jamais été mis en vente, il était distribué gratuitement par les éditions J’ai Lu en 2009. Un inédit de Véronique Ovaldé, auteur que j’apprécie? Je ne pouvais hésiter, mais je vous le dis, on le trouve maintenant assez facilement chez les soldeurs et de plus, à moins d’être collectionneur, son achat ne s’impose pas.
   
   La couverture annonce les trois premiers chapitres de "Ce que je sais de Vera Candida" qui venait de paraître et n’était donc pas encore le grand succès qu’il fut. Quand j’ai acheté cet ouvrage, j’avais déjà lu "Vera Candida" depuis longtemps, mais elle annonce surtout trois nouvelles. S’en suit un méli-mélo assez confus puisque l’en-tête annonce :"Les nouvelles de cet ouvrage sont parues respectivement dans Le Monde 2, Télérama et dans le recueil Des nouvelles de La Fontaine, publié aux Editions Gallimard"
   Ce qui devient assez incompréhensible quand on s’aperçoit à la lecture qu’il ne s’agit pas de trois nouvelles, mais d’une seule en trois chapitres… "respectivement dans…" m’avait donné à penser que la première nouvelle avait été publiée dans Le Monde, la seconde dans Télérama etc. Or nous avons en fait un début, un milieu et une fin d’histoire et je ne vois pas comment ils auraient pu être publiées "respectivement dans…" trois médias différents. Si quelqu’un peut éclairer ma lanterne, qu’il n’hésite pas, il est assuré de ma reconnaissance.
   
   Nous avons donc ici une nouvelle que je soupçonne d’appartenir aux débuts de Véronique Ovaldé (bien que ce ne soit que pure spéculation de ma part) et je pense qu’elle n’aurait pas dû en autoriser l’utilisation. Certes, l’écriture y est déjà assurée et ne pose pas problème, mais elle n’a toutefois pas la beauté que l’on trouve dans ses autres écrits. L’histoire pour sa part n’est pas très originale et surtout… déplaisante. La fin et sa rédaction semblent inabouties, pas satisfaisantes, autant pour le fond que pour la forme. La rédaction permet d’ailleurs quelques incompréhensions de la scène finale par le lecteur… ce qui n’est jamais bon. La dernière page tournée, on se demande où était l’intérêt d’écrire cette nouvelle. Ca non plus, ce n’est jamais bon.
   
   Le résultat global pourrait, à mon avis, être qualifié de vain. Ni la littérature, ni V. Ovaldé n’ont gagné à cette publication. Ah, la pub… elle fait faire des bêtises.

critique par Sibylline




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