Lecture / Ecriture
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Du malheur d'avoir de l'esprit de Alexandre Griboïédov

Alexandre Griboïédov
  Du malheur d'avoir de l'esprit

Alexandre Sergueïevitch Griboïedov (en russe : Александр Сергеевич Грибоедов) est un auteur dramatique, compositeur et diplomate russe, né dans une famille de petite noblesse en 1795. Diplomate à Téhéran, il est assassiné par une foule de fanatiques en 1829.

Du malheur d'avoir de l'esprit - Alexandre Griboïédov

En avoir ou pas
Note :

   Présentation de l'éditeur
   
   "Après trois ans d'absence, un jeune homme révolté revient dans le Moscou patriarcal et corrompu de 1820. II y retrouve Sofia Pavlovna, son premier amour, qui a beaucoup changé. II a sans doute eu tort de revenir...
   L'œuvre unique d'Alexandre Griboïédov (1790-1829) est une pièce exceptionnelle : une peinture sans pitié non seulement de la société de son époque, mais aussi de l'aveuglement des jeunes gens généreux, épris de liberté, qui rêvaient de la changer. Cette comédie qui finit mal est une des œuvres les plus fortes et les plus noires du romantisme russe.
   Interdite du vivant de l'auteur, "Du malheur d'avoir de l'esprit" a été copiée des centaines de fois sitôt achevée, et a circulé en Russie bien avant sa première mise en scène, en 1861. Depuis, cette pièce n'a cessé d'être jouée, et on ne compte plus ses répliques passées en proverbe dans la langue courante."

   
   
   Commentaire:

   
   Je pense que tous les - rares - billets que j'ai lus au sujet de cette pièce parlent d'ennui. Je vais donc, pour faire changement, être à l'envers de tout le monde car moi, ça m'a beaucoup plu. Il faut dire que j'aime lire du théâtre. Et que j'aime les russeries. Et les trucs en vers. Je partais donc du bon pied.
   
   Il s'agit donc d'un pastiche de la haute société russe de l'époque, vue à travers les yeux d'un jeune homme idéaliste et exalté qui revient après 3 ans d'absence. C'est la désillusion quand il revoit Sofia, son ancienne amoureuse. Ils ont tous les deux changé, ne se rejoignent plus et ses grands rêves ne sont pas nécessairement en accord avec la bonne société. Surtout qu'il a tendance à asséner ses vérités de façon souvent très cavalière. Il sera déçu par tous ses amis, même ceux qui disent comme lui vouloir une Russie nouvelle et réussira à se mettre presque tout le monde à dos.
   
   Si certains personnages sont caricaturaux, c'est un peu la volonté de l'auteur. Famoussov, le père de Sofia, représente les apparences, le paraître. Celle-ci est une jeune fille pas stupide, mais pas non plus avide de grandes idées comme Tchatski. Répétilov se veut intellectuel mais répète n'importe quoi tandis que Moltchaline est le prototype de l'hypocrite qui aspire à monter dans l'échelle sociale à grands coups de courbettes. Les portraits sont bien réussis, certaines répliques m'ont bien fait rire et font mouche. Bref, j'ai aimé ce portrait décapant qui n'épargne personne.
   
   Une comédie du théâtre russe, dont les thèmes sont somme toute assez classiques (malgré qu'elle ait été interdite rapidement après sa publication), mais que j'ai aimé lire!

critique par Karine




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