Lecture / Ecriture
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B comme: La BD de Soledad de Soledad Bravi

Soledad Bravi
  B comme: La BD de Soledad

B comme: La BD de Soledad - Soledad Bravi

ELLE s'amuse
Note :

   Rentrée littéraire 2013
   
   
   Depuis un an, Soledad Bravi publie une planche dans le magazine Elle. Les voici regroupées en un volume sobrement intitulé "La BD de Soledad, La compile de l'année". Titre on ne peut plus à-propos.
   
   Je ne lis pas Elle, je ne suis pas parisienne -"ça me gêne, ça me gêne"*-, ni très au fait des derniers potins concernant Untel ou Unetelle du showbiz. Je ne connais ni Gisele Bündchen, ni Ryan Gossling et encore moins Kim Kardashian -pour les deux autres, j'avoue connaître leurs noms mais point pour ce(tte) dernier(ère)?-, c'est dire si je ne suis pas la cible des chroniques de Soledad. En fait avant d'ouvrir le bouquin, je ne savais absolument pas à quoi m'attendre. Bon, alors quoi, qu'en ai-je pensé, lis-je dans vos yeux grands ouverts et vos visages aux traits qui marquent votre inquiétude? Eh bien, je ne vous ferai pas languir plus longtemps, même si l'envie me démange. Mais peut-on dire d'une envie qu'elle nous démange? Une piqure de moustique, oui, une piqure d'orties, également, une morsure d'araignée -parce qu'on dit morsure pour une araignée-, parfois. Chez nous, on dit même ça gratte, alors que non, ça ne gratte pas! ça nous démange et l'on se gratte! On a bien aussi l'expression un rien familière : "tu peux t'gratter!", mais rien à voir avec les acceptions précédentes, et je ne me permettrais pas ici de tenir des propos vulgaires, ce commentaire a un peu de tenue, que diable! (enfin, j'essaye, mais je ne suis pas sûr d'y parvenir réellement, parfois mes parenthèses dérivent dangereusement).
   
   "Pouf, pouf"**, revenons à Soledad qui elle, ne s'intéresse pas vraiment au grattage ni au tirage -quoique!- mais plutôt aux citadines de quarante ans qui se posent des questions sur leurs vies de couple, leurs enfants adolescents, leur poids, l'état de leurs dressings, les soldes, les régimes, leurs libidos, enfin que des questions primordiales, et existentielles. Si le propos n'est pas très neuf, l'humour au second degré est toujours présent, la chute de chaque planche est parfois prévisible, mais parfois moins et là, ça fait mouche, comme par exemple :"Est-ce que votre mari fait du sport?" (p.31) ou "Pourquoi doit-on éviter de manger des œufs de Pâques?" (p.49). le dessin est minimaliste, simplissime, avec peu de phylactères, juste des textes brefs apposés au-dessus.
   
   C'est marrant à lire, peut-être pas tout l'album en une seule fois, préférez lire quelques pages, puis laissez reposer avant de reprendre le lendemain à nouveau quelques pages et ainsi de suite jusqu'à la fin ; n'oubliez pas de bien finir le flacon, vous aurez peut-être l'ivresse, pas celle du fou rire, plutôt celle du sourire. Suivez ma prescription et vous apprécierez. Ça fera 12.50 euros mes p'tites dames.
   
   
   PS : Rendons à Soledad ce qui est à Soledad et à Marie-Paule Belle ce qui lui appartient (*) ainsi qu'au regretté Pierre Desproges (**)

critique par Yv




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