Lecture / Ecriture
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Le soleil à mes pieds de Delphine Bertholon

Delphine Bertholon
  L'effet Larsen
  Le soleil à mes pieds

Delphine Bertholon est une scénariste et écrivaine française née en 1976 à Lyon.

Le soleil à mes pieds - Delphine Bertholon

Pas accroché du tout...
Note :

   Rentrée littéraire 2013
   
   
   Présentation de l'éditeur:
   
   "Il y a la petite, 22 ans, un âge comme deux cygnes posés sur un lac. Fragile et ravissante, elle peine à se jeter dans le grand monde et se réfugie dans la solitude de son appartement.
   La grande, 24 ans, s’agite dans la ville : nymphomane, tyrannique et machiavélique, fascinée par la mort, elle se nourrit de la dépendance affective qu’elle impose à sa cadette.
   Deux sœurs qui ont grandi avec un terrible secret et qui, dix-huit ans plus tard, se démènent pour tenter d’exister.
   Le sort semblait avoir scellé leur destin, mais les rencontres quelquefois peuvent rebattre les cartes.
   
   "Le soleil à mes pieds" est, avant tout, l’histoire d’une résurrection."

   
   
   Deux sœurs totalement opposées : le grande, exubérante, nymphomane fascinée par la mort et les cadavres, qui travaille au SAMU parisien et qui dirige la vie de sa sœur, qui la tyrannise, elle, la petite, renfermée, timide et qui s'exclut des relations sociales. Orphelines depuis toutes petites. Depuis 18 ans.
   
   Un peu déçu de ce roman qui ne parvient pas à m'émouvoir : je suis les deux sœurs sans vraiment ressentir quoi que ce soit pour l'une et pour l'autre. Je ne sais si c'est dû à des personnages ou des situations déjà vus ou lus. Sans doute. Ou à une écriture volontairement déstructurée, parfois hachée qui n'apporte pas d'intensité au texte ni d'émotion. Probablement. Ou encore à l'absence de détails tels les prénoms des jeunes femmes, qui sont nommées la grande et la petite. Plausible. Sûrement ces trois raisons simultanément qui font que jamais je n'ai pu m'intéresser vraiment à cette histoire et que, très franchement, je m'y suis ennuyé.
   
   D'autres lecteurs ont passé un moment plus agréable...
    ↓

critique par Yv




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Artificiel
Note :

   Voici un roman de la rentrée qui divise les blogs: plusieurs l’encensent, d’autres se sont ennuyés ou se sont sentis agacés en le lisant. Je fais partie de ce dernier groupe.
   
   C’est le premier livre de D. Bertholon que je lis, je n’avais donc aucun a priori avant de commencer et n’ayant pas encore pris connaissance des avis de mes blogueuses préférées, j’étais vierge de toute influence. Il se présentait à la bibliothèque. Je connaissais le nom de l’auteur d’où mon choix.
   
   Ce que j’ai aimé tout d’abord, c’est l’histoire elle-même: cette opposition constante et sourde des deux sœurs de 24 et 22 ans qui ne peuvent se passer l’une de l’autre en raison de l’événement marquant qui leur est arrivé à 4 et 6 ans et qui les maintient dans un rapport névrotique où la Grande impose sa volonté malsaine et cruelle à la Petite comme pour la protéger et la sortir de son anorexie, de son enfermement dans sa chambre de bonne qui ne donne que sur un mur aveugle, de sa solitude et de son obsession de la propreté. C’est la Petite qui raconte, elle dont on ne connaît le nom qu’à la fin du récit quand un nouvel événement dramatique surviendra enfin comme une libération, comme le soleil à ses pieds que sont les souliers dorés de la mère, ceux aussi achetés comme on s’offre une victoire, ceux de la couverture du livre…
   
   Alors pourquoi ce manque d’enthousiasme? Pour deux raisons essentiellement: Les personnages sont tellement opposés du tout au tout et maintenus d’un bout à l’autre dans cet amour haine qui les enferme que je les ai sentis à la longue comme des sortes de marionnettes, des caricatures. L’écriture elle-même, au bout d’un moment, m’a fortement agacée par l’accumulation de phrases courtes, de clichés enfantins, justifiés peut-être mais énervants à force de répétitions, une écriture que j'ai ressentie comme artificielle pour une telle histoire et à laquelle je n’ai pu adhérer complètement.

critique par Mango




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