Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Un bonheur insoutenable de Ira Levin

Ira Levin
  Un bonheur insoutenable

Ira Levin Ira Levin est un écrivain new-yorkais (romans noirs et fantastiques) né en 1929 et décédé en 2007.

Un bonheur insoutenable - Ira Levin

Réflexion romancée sur la démocratie et l'inégalité
Note :

   "Un bonheur insoutenable" est un roman de fiction qui montre le Futur d'un monde qui paraît bien être le nôtre où une forme autocratique de gouvernement maintient les habitants sous domination, les empêchant de vivre comme des êtres humains, les privant sans qu'ils le sachent de leur liberté. Une dystopie, en quelque sorte
   
   Dans ce monde, les hommes sont gouvernés par un ordinateur géant UniOrd qui surveille non seulement leurs déplacements mais aussi leurs pensées, qui leur administre des calmants à la moindre angoisse pour les rendre dociles et qui programme leur avenir sans qu'ils aient seulement l'idée de pouvoir choisir. Ils tous les mêmes prénoms, au nombre de trois suivis d'un numéro. Rien ne les différencie les uns des autres sauf quelques "anormaux" comme LI RM35M4419 qui a les yeux vairons. Et pourtant, malgré cela, il existe des "incurables" qui résistent et cherchent à s'enfuir sur des îles qui ne sont pas sous la domination d'UniOrd. LI que son grand père a nommé Copeau est de ceux-là! le vieil homme est peu bizarre, pas encore bien programmé comme tous les ancêtres. C'est lui qui a aidé a construire l'ordinateur et il révèle certains secrets à Copeau...
   
    Vous allez me dire que le récit, écrit en 1970, n'est pas nouveau après "Le Meilleur des Mondes" d'Aldous Huxley, le "1984" de George Orwell, le "Fahrenheit 451" de Ray Bradbury, "la Planète des singes" de Pierre Boulle... Et pourtant, il est traité de manière originale. Il parle de la liberté humaine, bien sûr, mais pas seulement dans un monde comme celui d'UniOrd. Quand Copeau choisit "la liberté" il trouve une société où les ouvriers, au bas de l'échelle, font les travaux les plus durs pour des salaires de misère qui assurent à peine leur survie. Il pose aussi un autre problème bien d'actualité. Qu'advient-il d'un peuple soumis à la dictature pendant de longues années? La démocratie va-t-elle de soi? Un autre dictature ne risque-t-elle pas de remplacer la précédente?
   
    Un bon livre que j'ai lu avec plaisir.
   ↓

critique par Claudialucia




* * *



Vraiment trop de bonheur !
Note :

   Titre original : This perfect day , 1970
   
   
   Un monde géré par Uni, un gigantesque ordinateur, uniformisé (le nombre de prénoms est restreint, par exemple) où chaque mois chacun reçoit un traitement, mélange de vaccins, hormones, contraceptif, tranquillisant. Plus d'agressivité, plus d'émotions violentes.
    Cependant certains, dont Copeau, sont un peu différents et se posent des questions, effacées en général par la prochaine dose reçue. Les déviants sont vite repérés et "traités".
    Copeau découvrira qu'il existe sur Terre des endroits où Uni n'est plus maître, et son objectif sera de le rejoindre, avec la femme dont il est amoureux.
   
    Une sorte de "Meilleur des mondes", bien sûr, mâtinée d'évocations totalitaires (nous sommes en pleine guerre froide, en 1970), et un côté daté quand même. Ce "monde parfait" est bien brossé, avec sa froideur imparable, sa gentillesse dégoulinante, ses délations déguisées en "c'est pour son bien", les conseillers personnels connaissant tout de vous, les lecteurs où l'on doit montrer son bracelet (on est pisté!). L'ordinateur décide si l'on peut engendrer, si l'on doit continuer à vivre.
    Le premier groupe que rejoint Coupeau profite d'instants de liberté volée pour quoi principalement? Discuter dans un Musée, fumer et b...er. Coupeau va tout de même aller plus loin, et le roman aussi, heureusement.
   
    La narration est classique, linéaire, un peu plan plan (tout à fait l'ambiance de ce monde sous tranquillisants) mais l'histoire ménage quelques rebondissements intéressants. Il manque tout de même un petit quelque chose pour s'intéresser à Coupeau, le héros principal et être satisfait de la fin.
   
    L'occasion cependant de se demander si l'on choisirait le confort sans angoisses ou la liberté avec souffrances? Et de penser à tous ces traitements donnés un peu vite à certains enfants ou adultes.

critique par Keisha




* * *