Lecture / Ecriture
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Givre noir de Pierre Pelot

Pierre Pelot
  C’est ainsi que les hommes vivent
  Givre noir

Pierre Pelot est le nom de plume de Pierre Grosdemange, écrivain français, né en 1945 dans les Vosges.
Il a également publié sous les pseudonymes de Pierre Suragne et Pierre Carbonari.

Givre noir - Pierre Pelot

Ça fond gris...
Note :

   "Nell vit avec son oncle Stany et sa tante Mado, un drôle de couple. Stany est aussi lunaire que Mado est pragmatique. Ce vendredi 13, caniculaire en diable, la routine de la maisonnée est bousculée. Mado rentre du cinéma accompagnée d'une connaissance. Dustin, rencontré par hasard. Par hasard, vraiment? Nell est méfiante, et sa suspicion se confirme quand elle surprend Mado et Dustin enlacés. Sous les yeux de Nell se met alors en place ce qui ressemble à une sinistre partie de Cluedo. Mado, sa chère tante, au passé si trouble, pourrait bien avoir organisé une danse savante et macabre pour le quatuor en ébullition .." (4e de couverture).
   
   J'ai enfin découvert cette collection qui me tente régulièrement sur les blogs, et... c'est une déception. Je n'ai sans doute pas commencé par celui qui me conviendrait le mieux.
   
   Deux écueils à ma lecture. Si le résumé met l'eau à la bouche, le déroulement de l'intrigue est plus laborieux. L'histoire commence par une violente décharge de chevrotine dans la poitrine de Véline, jeune beauté, point de mire d'un petit groupe d'admirateurs, étudiants à l'Ecole de l'Image à Epinal. Le journaliste local interviewe un témoin de la scène, Mitidjène, dans la salle d'attente de l'hôpital.
   
   Sans transition, changement de décor, avec Stany, Nell et Mado, rejoints par Dustin et nous ne ferons le lien avec le drame du début qu'à la toute fin du roman. Entre temps, pour moi ce fut plutôt l'ennui, il faut bien le reconnaître. Il ne se passe pas grand chose, à part des passes verbales, un peu trop bien léchées pour Stany, et trop argotiques pour les autres. Je n'ai pas du tout accroché à ce jeu de langage différent selon le personnage.
   
   Les ressorts de l'intrigue sont concentrés dans les dernières pages, qui du coup retrouvent une certaine vivacité, mais il était trop tard, mon intérêt était retombé depuis longtemps.
   
   "C'est pas parce qu'on lit l'auto-journal qu'on est plus con qu'un autre, ceci dit, estima Dustin ..
   Certainement, dit Stany, toujours le dos tourné, bougeant les doigts de ses mains croisées. C'est une formule facile. N'en prenez pas ombrage. Etant tout de même entendu que, dans le cas de ce garçon, Mado n'a pas tort. Vous lui dites Toulouse-Lautrec, il vous répond Paris-Dakar".

critique par Aifelle




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