Lecture / Ecriture
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Froid mortel de Johan Theorin

Johan Theorin
  L'Heure trouble
  L'écho des morts
  Le Sang des pierres
  Froid mortel
  Fin d’été

Johan Theorin est un écrivain et journaliste suédois né en 1963.

Froid mortel - Johan Theorin

Ah gla gla!
Note :

   L’auteur a quitté le domaine du roman policier ; enfin plus ou moins! Il s’agit encore d’un roman criminel. Mais pas dans une collection noire.
   
   Quitté aussi l’île d’Öland, pour Valla une petite localité de la région de Göteborg.
   
   Jan Hauger se présente à la Clairière, une école maternelle. Les enfants qui la fréquentent, ont des parents internés dans l’hôpital Sainte-Barbe, contiguë. Une structure assez particulière ; les enfants vivent à mi-temps, ou un peu plus, dans des familles d’accueil, et le reste du temps à La Clairière. Ils vont visiter leur parent interné une fois la semaine.
   
   Jan veut se fait embaucher comme assistant ; il a de bonnes références mais espère qu’on ne va pas téléphoner à l’école du Lynx où il a travaillé autrefois. Il y avait fait quelque chose de vraiment moche...
   
   Ici, il espère retrouver Alice Rami. Rami tout court. Enfermée à Ste Barbe. Elle avait enregistré un disque. Un seul, qu’il connaît par cœur. Rami est même la seule personne qui compte vraiment pour lui, en dehors des enfants avec qui il se sent bien. Il compte pouvoir s’introduire dans l'asile et communiquer avec elle.
   
   Mais d’autres employés semblent aussi intéressés par Ste Barbe, les assistantes maternelles, un chanteur de cabaret également employé là-bas comme agent de sécurité. Tous semblent avoir quelque chose à cacher. Sainte-Barge , comme on l’appelle en catimini, a pour patients quelques individus réputés dangereux…
   
   Jan accepte de faire le facteur ; il s’introduit dans l’enceinte de l’asile et y ramasse du courrier interdit adressé à certains patients, pour le poster, et dépose les réponses. Il veut y glisser un message pour Rami…
   
   Voilà un roman d’atmosphère, un roman psychologique aussi, où le suspense bien réel, se distille par petites touches. On s’interroge sur le passé de Jan, pas clair au début (dans quelle mesure connaît-il cette "Rami"? Quel genre de connerie a-t-il faite autrefois?) Sur les motivations réelles des autres employés, sur l’identité de certains patients… Chaque pas dans l’intrigue apporte des éléments neufs, non sans opacifier le reste en même temps, ce qui est assez habile. Le style de l’auteur est très personnel, sur le mode mineur, petits détails, petits faits et gestes de tous les jours, révélateurs d’ambiance ou d’autre chose , humour discret mais constamment présent : les fameuses séances de motivation de chaque matin, orchestrées par une certaine Marie-Louise. "Tout va bien, aujourd’hui?", lorsqu’à l’évidence tout va au plus mal pour les différents protagonistes, qui ne peuvent que le masquer.
   
   La fin de l’histoire s’avère assez conventionnelle, par rapport à ce que j’espérais. L’ensemble est cependant intéressant.
   
   Johann Theorin écrit un peu comme une romancière anglaise, dans ce livre. Désormais son style plaît davantage aux femmes.
    ↓

critique par Jehanne




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Froid! … dans le dos
Note :

    Mamma mia! Après le danois Jussi Adler Olsen, voilà le suédois Johan Theorin que je viens de découvrir. Catégorie "thriller haletant". Je ne suis pas sortie de l'auberge question allongement des listes à lire...
   
   Jan Hauger est engagé à l'école maternelle destinée aux enfants dont les parents sont internés à l'Hôpital psychiatrique Sainte-Barbe. Aimant les enfants, calme, désirant leur bien-être, Jan se révèle excellent. Mais dans le passé il a laissé se perdre un enfant confié à sa garde. Il aimerait aussi retrouver et contacter son amour d'adolescence enfermé à Sainte -Barbe. Seulement il n'est pas question pour lui de se promener à sa guise dans l'établissement. Pourtant, par les sous sols, il semble bien que ce soit possible...
   
   Au fur et à mesure de l'avancée dans la lecture, où les informations sont distillées soigneusement et habilement, avec retours dans le passé, la tension monte, le malaise diffus s'installe. Pas de détails gore, mais le souffle court quand on explore les recoins déserts (ou presque) des sous sols. Chacun semble avoir des secrets à cacher.
   
    Jusqu'au dénouement qui m'a laissée sur le flan, frustrée par tant d'ironie tragique.

critique par Keisha




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