Lecture / Ecriture
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La décapotable rouge de Louise Erdrich

Louise Erdrich
  Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse
  L'épouse antilope
  La malédiction des colombes
  La chorale des maîtres bouchers
  Ce qui a dévoré nos cœurs
  La consolation des grands espaces
  Le jeu des ombres
  La décapotable rouge
  Dans le silence du vent
  Femme nue jouant Chopin
  Le Pique-nique des orphelins
  LaRose

Karen Louise Erdrich est une écrivaine née en 1954 aux États-Unis, se rattachant au mouvement Native American Renaissance.

La décapotable rouge - Louise Erdrich

Evocation du monde indien
Note :

   Saviez-vous que Louise Erdrich écrivait des nouvelles? Comme elle le dit en préface, certaines sont restées à l'état embryonnaire (pas de roman mis au monde), d'autres sont devenues des romans (il me semble bien qu'il y en a trace dans "La malédiction des colombes"), certaines sont parues dans des revues, et enfin d'autres paraissent pour la première fois. "La décapotable rouge" sera suivi en 2013 par "Femme nue jouant Chopin".
   
    Plus de 400 pages pour une vingtaine de nouvelles, faites le calcul, il y a de quoi plonger dans une histoire. Surtout qu'à ma surprise (et joie), on retrouve dans la plupart les mêmes personnages, mais sans souci de chronologie (ne pas trop chercher à s'y retrouver, d'ailleurs). Parfois enfants, parfois carrément grands parents, tout du long du 20ème siècle, de la grande dépression à nos jours. Et des indiens chippewa du Dakota du Nord, vivant dans des réserves ou pas. Familles Nanapush, Pillafer, Kashpaw. On retrouve aussi une boucherie (des bouchers comme dans La chorale des maîtres bouchers, tiens tiens, et dans la même bourgade d'Argus).
   
   Finalement il ne s'agit pas de nouvelles indépendantes, mais d'une évocation du monde indien, avec sa magie, ses problèmes, sa solidarité, sans oublier quelques discrètes références au racisme ambiant. Pour mieux connaître encore les sources d'inspiration de Louise Erdrich. Très intéressant.
   
   Un passage qui m'a plu :
    "Cela fait des lustres que nos maris sont décédés. Il fut un temps où nous avons dû les aimer. Mais pour moi l'amour ne se disait pas avec des fleurs, du moins pas jusqu'à ce qu'il meure. Depuis, chaque printemps je remplace les roses artificielles sur sa tombe."

critique par Keisha




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