Lecture / Ecriture
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Le pas de l'adieu de Giovanni Arpino

Giovanni Arpino
  Une âme perdue
  Le pas de l'adieu

Giovanni Arpino est un écrivain et journaliste italien né en 1927 et décédé en 1987.

Le pas de l'adieu - Giovanni Arpino

Un petit pas pour mon italianophilie
Note :

    Giovanni Arpino, je ne le connaissais presque pas. Il y a assez peu de temps que j'ai appris que le narquois Dino Risi l'avait adapté deux fois avec le grand Vittorio Gassman pour "Parfum de femme" et "Ames perdues". Ce sacré persifleur de Risi m'a souvent enchanté. J'ai donc logiquement découvert cet écrivain italien (1922-1987), avec ce court roman, "Le pas de l'adieu", qui met en scène deux professeurs de mathématiques. Déjà, moi, les profs de maths, je les hais, viscéralement, génétiquement, je leur dois de mauvais souvenirs, moi qui adorais l'école. Mais voilà, ils péroraient, poètes de l'équation, contemporains de Pythagore. Mais là je m'égare de la bissectrice, ou bien est-ce la médiane? Bon, il y a le très vieux Professore Bertola et le jeune agrégé Meroni. Le premier se consume, pensionnaire chez les sœurs, jumelles et bien mûres, Mimi et Violetta. Nous sommes à Turin qui est une Italie toisant Milan qui toise Florence qui toise Rome qui toise Naples qui toise Palerme qui toise le tiers monde. Mais est-ce que je ne me fourvoie pas, avec ces formules alambiquées, peu adepte de la rigueur mathématique de mes professeurs turinois, jeune ou vieux?
   
    Un pacte lie les deux hommes. En attendant ils jouent aux échecs en conversant des anneaux de Saturne, de l'architecture de Bramante ou de la métrique de Vivaldi. Prudent, je reste à distance. Ces deux-là sont plutôt des pas marrants. Mais le récit s'humanise avec l'arrivée du patron de la trattoria où Carlo Meroni a son rond de serviette. Ce Zaza possède une voiture, un revolver, quelques fréquentations douteuses. Je vais un peu mieux. Et puis il y a Ginetta, nièce des deux sœurs, pulpeuse comme Sofia Loren dans les années cinquante, qui vient loger près du vieux professeur. Incendiaire, la Ginetta? Pas réellement, mais l'esprit de décision est plus fort chez elle, la solution viendra donc d'elle. Enfin, la solution, une solution.
   
   Pas follement enthousiasmant, mais vous êtes en droit d'avoir un avis différent. Ciao!

critique par Eeguab




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