Lecture / Ecriture
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Légitime défense de Stanislas-André Steeman

Stanislas-André Steeman
  Légitime défense
  Impasse des boiteux

Stanislas-André Steeman est un auteur belge de bandes dessinées et de roman policiers, né en 1908 et décédé en 1970.

Légitime défense - Stanislas-André Steeman

Un livre / un film
Note :

   Le roman : Stanislas-André Steeman : Légitime défense
   le film : Henri-Georges Clouzot : Quai des orfèvres
   
   Stanislas André Steeman est un écrivain belge né en 1908 à Liège. Il a écrit de nombreux romans policiers dont 27 ont pour héros le commissaire Wencelas Vorobeitchik alias Wens. Steeman a remporté le second prix du roman d'aventures en 1931. Il est mort en 1970.
   
   Le livre a pour titre original : "Légitime défense" et c'est un roman sans Wens. C'est son adaptation à l'écran sous le titre de Quai des orfèvres qui l'a rendu célèbre et à juste titre car le film me paraît supérieur au roman.
   
   L'intrigue du livre : Noël Martin en rentrant chez lui trouve un mot de sa femme Belle qui lui dit être partie chez sa mère malade. En lisant machinalement la lettre d'une amie de sa femme, il apprend que cette dernière a peut-être une aventure avec un certain M. Weyl, ami du couple. Maladivement jaloux, il téléphone chez sa belle mère et s'aperçoit que personne ne répond. Il décide alors de se rendre chez Weil et, s'il le faut, de le tuer. Il gare sa voiture intentionnellement sur un parking interdit, devant un cinéma, et prend un billet d'entrée pour avoir un alibi puis il se rend chez son rival. Quand il arrive il voit une femme qui s'enfuit et croit reconnaître Belle. Il entre. Weil est endormi sur le canapé. Martin prend un maillet et lui fracasse le crâne... Martin va se croire coupable alors que ce n'est pas lui qui a tué. Ce n'est qu'à la fin du roman que le coupable sera révélé.
   
   Dès ce moment le récit diverge dans les faits. Dans le film, le héros qui ne porte pas le même nom, Maurice Martineau, a un revolver mais il ne s'en sert pas parce qu'il trouve le vieux Brignon (Weyl dans le roman), son rival, mort. Il se sait donc innocent. On ne saura qu'à la fin qui est le coupable... or ce n'est pas le même dans le film que dans le livre!
   
   Pourtant, si l'intrigue est un peu différente, ce n'est pas ce qui est plus important. Les modifications de Clouzot concernent essentiellement les personnages qu'il étoffe, qu'il dote d'un passé, dont il approfondit le caractère. Enfin il place l'action dans le contexte français de l'après guerre (1947) ce qui lui permet de livrer un vision de la société parfois assez pessimiste où sa sympathie va nettement aux plus humbles.
   
   Le roman est une histoire policière qui joue sur le suspense et le mystère du crime mais où les personnages ne sont que des silhouettes. Dans le film, les personnages sont des êtres humains avec leurs faiblesses et leur mesquinerie mais aussi leurs qualités. Si l'amour sincère envers son mari permet à Jenny d'être un personnage sympathique malgré ses ambitions et ses compromis, c'est l'amour de son petit garçon qui sauve l'inspecteur Antoine de la sècheresse des sentiments.
   
    A partir du roman policier intéressant de Steeman, Clouzot a réalisé un chef d’œuvre!

critique par Claudialucia




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