Lecture / Ecriture
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Mémoires mortes de Patricia Cornwell

Patricia Cornwell
  Bâton Rouge
  Signe suspect
  L'Ile des chiens
  Jack l'Eventreur
  Combustion
  Mémoires mortes

Patricia D. Cornwell est le nom de plume de Patricia Carroll Daniels, auteure américaine de romans policiers, née en 1956 à Miami.

Mémoires mortes - Patricia Cornwell

Scarpetta deuxième
Note :

   Titre original : Body of Evidence
   
   
   Présentation de l'éditeur:
   
   "Beryl Madison, romancière à succès, a fui l'homme qui la harcèle depuis des mois pour se terrer à Key West. Le manque d'argent la contraint à rentrer à Richmond, le temps qui lui est nécessaire pour vendre sa maison. Juste assez de temps pour ouvrir sa porte, juste assez de temps pour se faire violer et égorger. Kay Scarpetta est perturbée : des témoignages incohérents, des rencontres déplaisantes troublent ses recherches. Au fond, elle le sait, ni son ancien amant, qui resurgit sous un bien piètre prétexte, ni cet homme de main qu'elle surprend fouillant dans les bureaux de la morgue, ne la mettront sur la bonne piste. En revanche, cette multitude de fibres étranges qu'elle découvre sur le corps ensanglanté de Beryl est cruciale. Des fibres si inhabituelles qu'elle aura du mal à percer leur mystère, mais Kay Scarpetta s'emploie à les faire parler. "

   
   
    C'est la deuxième enquête de Kay Scarpetta, médecin légiste de Richmond. Comme pour "Postmortem" le personnage mis en place par Patricia Cornwell est plus intéressant que l'affaire policière proprement dite. Celle-ci est longue, compliquée et néglige l'aspect qui aurait pu être le plus attachant, une sorte de guerre littéraire entre un jeune auteur et un aîné connu et reconnu. Heureusement donc, la construction du personnage central rachète cette faiblesse. Par les épreuves qu'elle traverse dans sa vie personnelle, par son pessimisme et son empathie pour les victimes, Kay Scarpetta emprunte bien des traits à Patricia Cornwell elle-même. C'est du moins ce que l'on retire des quelques pages de présentation que François Rivière lui consacre dans son introduction et qui donnent envie d'en savoir plus.
   
    Citation (pour le concours de la plus belle métaphore en carton) : "A l'entendre, on aurait dit que son frère était mort depuis des années. Elle en parlait avec une hostilité perceptible, comme si une margelle de reproche et de chagrin entourait le puits de son amour pour lui."

critique par P.Didion




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