Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

La Dame de pique de Alexandre Pouchkine

Alexandre Pouchkine
  La Dame de pique
  Eugène Onéguine
  La fille du capitaine
  La tempête de neige
  Boris Godounov

Alexandre Sergueïevitch Pouchkine est un écrivain russe né à Moscou en 1799 et mort en duel à Saint-Pétersbourg en 1837.

La Dame de pique - Alexandre Pouchkine

Dame noire
Note :

   L’histoire est originale, limite fantastique. Du fantastique qui se tient bien à table et peut faire partie de la tablée des grands.
   
   Un officier russe, apprenant que la grand-mère d’un de ses compagnons d’armes a eu connaissance d’une combinaison imparable qui lui a permis de gagner des fortunes aux cartes, trouve un moyen détourné de s’introduire dans la maison et d’approcher la grand-mère. Il l’approche tant et si bien qu’il la tue, de manière fortuite dirons-nous, s’approprie la combinaison, qui possède une particularité : il faut la jouer trois fois et s’empresser de l’oublier. Il la joue, une fois … deux fois … (et vous ne croyez tout de même pas que je vais cracher le morceau !)
   
   Il faut la lire. Eh oui ! Ca se lit comme du petit lait (qu’est-ce que je raconte ?) et c’est le genre d’histoire qui se grave dans votre tête. En avant !
   ↓

critique par Tistou




* * *



Cupidité
Note :

   La littérature russe est réputée pour la grande longueur de ses romans, qui mêlent, dans des intrigues aux thèmes emboîtés les uns dans les autres, une profusion de personnages, généralement très typés. Pouchkine, pourtant considéré comme le précurseur de la littérature russe moderne, fait exception à ces caractéristiques. Ses œuvres en prose se distinguent par leur concision. "La Dame de pique" en est un bon exemple.
   
   Cette nouvelle met aux prises un nombre restreint de personnages et sa construction, destinée à maintenir le lecteur en haleine, est fertile en rebondissements, comme le laisse entendre son titre, clairement lié au jeu.
   
   Entamée comme une histoire galante, elle verse même dans le fantastique avant de se conclure sur une note dramatique et ambiguë, conforme à la plupart des œuvres inspirées par l’appât du gain des adeptes des cartes ou de la roulette.
   
   Pouchkine impose ce tempo imprévu avec une parfaite maîtrise. Au fur et à mesure de l’avancée de son intrigue, l’ironie se fait plus mordante vis-à-vis des principaux personnages, à l’exception de Lisavéta Ivanovna, sa pure et naïve héroïne. Les faiblesses de caractère de celle-ci sont bien montrées dès le début du récit mais, jusqu’au bout, sa naïveté la sauve, même si les événements ébranlent sa candeur.

critique par Jean Prévost




* * *