Lecture / Ecriture
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La Preuve de César Aira

César Aira
  Varamo
  Un Episode dans la vie du peintre voyageur
  La Preuve
  Les Fantômes
  Les Nuits de Flores
  Le testament du magicien ténor

César Aira est un écrivain argentin né en 1949.

La Preuve - César Aira

Bravitude
Note :

   Titre original : La Pruba (1990)
   
   Présentation de l'éditeur
   
   "Un après-midi d'hiver, trois jeunes filles (deux punks, Mao et Lénine, et une lycéenne. Marcia), parlent de désir et d'amour. Puisque l'amour n'existe que par ses preuves, elles finissent par se diriger vers le supermarché du coin, le Disco, où se jouera le dernier acte de la séduction..."
   

   
   Dans le quartier de Flores, où si l’on a déjà lu certains roman d’Aira, on a coutume de faire de singulières et périlleuses rencontres (Les Nuits de Flores) .
   
   Marcia, une lycéenne de seize ans qui marche en rêvassant, se fait accoster par Mao et Lénine, deux punkettes agressives qui prétendent vouloir la baiser, puis l’aimer. Les deux filles sont provocantes certes, mais aussi terriblement sérieuses. Marcia cherche à s’en défaire, mais en dépit du monde autour d’elles, elle se sent très seule…
   
   Hésitant entre frayeur et fascination, Marcia les suit (jusqu’à quel point a-t-elle le choix, vu l’attitude des gens rencontrés) dans un troquet, leur parle, finit par les accompagner dans une dérive sanglante et spectaculaire, qui, pour elle en tout cas, constitue une "preuve" de leur amour pour elle…
   
   Le roman, qui est davantage une longue nouvelle, est très bon jusqu’au milieu du livre, la tension ne se relâche pas, et l’exploration des mentalités des trois jeunes filles est bien menée et rendue. On apprécie l’ambiguïté des personnages secondaires rencontrés par les punkettes (indifférence feinte, dissimulant la frayeur ou le désarroi lorsque la jeune fille sort un couteau ou moralisme pour couvrir une sorte de fascination).
   
    Pourtant, je trouve que la fin c’est un peu n’importe quoi! L’auteur a voulu édifier un morceau de bravoure, et n’a réussi qu’un morceau de bravitude…

critique par Jehanne




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