Lecture / Ecriture
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La belle année de Cypora Petitjean-Cerf

Cypora Petitjean-Cerf
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  Le film
  La belle année

La belle année - Cypora Petitjean-Cerf

Le bel âge... mais pas facile
Note :

    «"Tout gâcher, c'est ta spécialité, Tracey Charles "je me suis dit. »
   
   " -T'as de la chance de t'appeler Tracey. Toi au moins, tes parents t'ont gâtée"
. Pas si sûr que ça . Parce que la mère de Tracey c'est tout un poème! Au lieu de se réjouir d'avoir une fille douée qui vient d'entrer en sixième et d'entamer, saison après saison ce qui va devenir sa Belle année , elle la tarabuste sans cesse, passe son temps à se plaindre et on se demande comment après avoir largué son premier mari, le père de la pré-adolescente, elle a réussi à se dénicher un nouveau compagnon!
   
   Mais Tracey ,en fille intelligente, sait s'accommoder des humeurs de sa mère, voire en tirer partie. Elle porte un regard aigu sur le monde qui l'entoure, la banlieue, mais une banlieue qui échappe à tous les clichés sans pour autant tomber dans l'angélisme (il n'est que de voir la description des cours dans le collège!). L'espace urbain joue en effet un rôle important dans ce roman, à travers les déplacements de Tracey mais aussi à travers la manière dont son père va, petit à petit le réinvestir, faisant fi de sa phobie qui le contraint à rester chez lui.
   
   C'est en effet toute une faune haute en couleurs qui gravite autour de Tracey . Que ce soit ses parents, son beau-père japonais, sa famille ou ses amis. Tout un monde attachant qui se compose petit à petit à travers le récit de Tracey.
   
   "La Belle année" c'est aussi le récit de la métamorphose à petits pas, d'une enfant dont "Les accès de violence sont le plus grand problème" , qui ne supporte pas qu'on la touche (vu la manière dont sa mère la bouscule, on comprend pourquoi...) et qui va apprendre, mine de rien, à s'ouvrir aux autres. un récit plein de fraîcheur et d'humour.
   
   317 pages hérissées de marque-pages!

critique par Cathulu




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