Lecture / Ecriture
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Shirobamba de Yasushi Inoué

Yasushi Inoué
  Le fusil de chasse
  Le sabre des Takeda
  Le maître du thé
  Le château de Yodo
  Shirobamba
  Rêves de Russie
  La chasse dans les collines
  Le faussaire

Yasushi Inoue (井上靖) est un écrivain japonais né en 1907 et décédé en 1991.

Shirobamba - Yasushi Inoué

Une enfance japonaise au début du 20ème siècle
Note :

   L'auteur a choisi ici d'opter pour la catégorie "roman" qui lui permet un récit plus libre et moins pointilleux, mais c'est en fait un récit autobiographique qu'il nous donne à lire. C'est lui, ce petit Kôsaku que nous découvrons si jeune et que nous suivrons pendant ses premiers apprentissages de la vie. Comme lui, il vit dans un village japonais, chez une grand-mère par alliance mal vue de la famille officielle, tout près de la dite famille chez qui il a également ses entrées quotidiennes. C'est une vie un peu étrange d'autant qu'il se trouve côtoyer ses oncles et tantes qui ont sensiblement son âge, alors qu'il ne voit guère sa petite sœur, ni ses parents qui ne pouvaient conserver les deux enfants auprès d'eux et vivent plus loin. Le récit nous sera d'ailleurs fait de l'expédition ferroviaire que cela sera quand sa grand-mère et lui iront les visiter.
    Il a cinq ans au début de l'histoire.
   
   Cela commence par une longue présentation de la famille, longue parce que, comme je viens de l'indiquer, c'est un peu compliqué, et longue parce que tel est le style de Yasushi Inoué. Ce récit nous en apprend beaucoup sur la vie quotidienne villageoise des Japonais vers 1916 et suivants, leur organisation sociale et leur mode de pensée (qui n'est pas très sentimentale). J'ai eu un sentiment d'éloignement et éprouvé peu d'empathie. Non, le gamin ne m'a pas paru adorable. Ni antipathique, d'ailleurs, mais indifférent, plutôt. Il a une enfance très libre et assez heureuse (bien que les maîtres d'écoles soient -et c'est ce qu'on attend d'eux alors- très brutaux). La grand-mère non plus, très médisante, ne m'a pas plu, ni aucun autre personnage. C'est pourquoi, ce manque d'empathie s'alliant au rythme assez lent, aux descriptions détaillées des mœurs et rituels (échanges des cadeaux allant jusqu'à leur liste!) a fait que je me suis parfois un peu ennuyée malgré des aspects de temps à autre, un peu "guerre des boutons"... mais il y a un intérêt ethnographique indéniable (comme si un Japonais actuel lisait "Toinou enfant d'Auvergne") Mais ici le Toino... je veux dire Kôsaku allait devenir un des écrivains japonais majeurs du 20ème siècle quoiqu'on n'en puisse encore rien deviner.
   
   Après avoir feuilleté ainsi son enfance, nous retrouverons Kôsaku adolescent avec la suite, roman simplement intitulé "Kôsaku"
   
   Quant aux shirobamba au sujet desquels je devine que vous vous interrogez beaucoup, l'auteur nous dit que ce sont "ces petites bêtes blanches qui flottaient comme des flocons d'ouate dans le ciel commençant à se teinter des couleurs du crépuscule"... et alors non, je ne vois toujours pas ce que c'est, alors si vous êtes mieux renseigné, n'hésitez pas à me le faire savoir car j'ai fait des recherches pour constater que c'est un plaisir de voir comme tout le monde sur le net a recopié le même extrait (pas la preuve qu'on ait vraiment lu le livre) mais cet extrait, malheureusement n'est guère explicite, raison pour laquelle je ne l'ai pas, moi, cité et avoue mon ignorance quant à la nature du shirobamba. Affaire à suivre.

critique par Sibylline




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