Lecture / Ecriture
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Monkton le Fou de W. Wilkie Collins

W. Wilkie Collins
  Une belle canaille
  La dame en blanc
  La Pierre de lune
  Basil
  L'hôtel hanté
  Secret absolu
  Le secret
  Profondeurs glacées
  Sans Nom
  Voie sans issue
  Cache-Cache
  Iolani, ou les maléfices de Tahiti
  En quête du rien
  La robe noire
  Monkton le Fou
  Je dis non!
  Pauvre Miss Finch
  Seule contre la Loi

Wilkie Collins (1824-1889) était le beau-frère de Charles Dickens. Il est considéré comme le premier auteur de detective novel (roman policier).
On trouve une des nouvelles de W. Collins dans le recueil "Les Fantômes des Victoriens" .

Monkton le Fou - W. Wilkie Collins

Wilkie à Naples
Note :

   Cela faisait un petit bout de temps que je n'avais pas lu Wilkie (hormis un roman écrit à quatre auteurs, dont je prévois de vous parler depuis un petit bout de temps), mais voilà encore une longue nouvelle qui me donne envie de retrouver ce cher barbu.
   
   Après "L'Hôtel Hanté" (que j'adore) dont l'action se déroule en Angleterre et à Venise, c'est à "Monkton le Fou" de nous entraîner dans un voyage assez similaire, avec un arrêt à Naples cette fois-ci, de nouveau avec un cadre surnaturel.
   
   Le narrateur nous raconte cette époque où, son diplôme en poche, il s'est décidé à voir le monde et à flâner en Europe, jusqu'à Naples. Là-bas il retrouve un voisin, un certain Monkton, héritier de Wincot Abbey. Le comportement de celui-ci est la cible de tous les ragots, car il semble décidé à retrouver coûte que coûte les restes d'un oncle mort en duel afin de l'enterrer décemment dans le caveau familial. Sa recherche tourne à l'obsession et, lorsqu'il en vient à se confier au narrateur et à la persuader de l'aider, les Anglais en villégiature à Naples s'empressent de déconseiller au nouvel arrivant de s'immiscer dans cette sordide affaire, en vain.
   
   En réalité, l'attitude excentrique, voire désagréable de Monkton est bien excusable lorsque l'on sait que partout où il se rend, il est suivi par le spectre de son oncle, tandis qu'une sinistre prophétie annonce la disparition des Monkton et l'associe au jour où l'une des places du caveau restera vide.
   
   J'ai retrouvé dans ce court texte Wilkie dans toute sa splendeur, délicieux, drôle, romanesque, un peu fou, avec ses personnages hauts en couleur et ses péripéties incroyables. La scène en partie italienne et l'apparition d'un vilain fantôme n'ont fait qu'ajouter à mon bonheur. Je vous recommande vivement "Monkton le Fou", idéal également pour découvrir l'auteur si vous ne le connaissez pas. C'est un récit offert par les libraires pour l'achat de deux Libretto... n'hésitez pas à vous faire plaisir, je suis sûre que vous ne le regretterez pas!
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critique par Lou




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Gothique en diable
Note :

   Je ne reviendrai pas sur l'histoire, déjà présentée par Lou ci-dessus. Si j'ajoute quelques lignes, c'est simplement pour confirmer le plaisir que l'on prend à lire ce récit qui date des débuts de l'auteur. Récit à l'écriture parfaitement classique et dans le plus pur style du fantastique gothique.
   
   La tension monte même si on pense davantage à comprendre la situation qu'à trembler. C'est nettement moins saisissant que Le tour d'écrou. Disons qu'on n'est pas extrêmement surpris par tout ce qui arrive, même si un spectre entre en action. Cela paraît bien ordinaire maintenant, cela avait sans doute une toute autre allure à l'époque de sa publication où la mode était aux médiums et où beaucoup ne riaient pas des histoires de fantômes. La fin ne tranche d'ailleurs pas quant à leur existence. Ce sera encore cette fois au lecteur de penser ce qui lui semble bon.
   
   Il n'en reste pas moins une bonne histoire de malédiction familiale, bien écrite (W. Collins oblige), bien menée, des personnages qui se tiennent et le charme de ce 19ème aisé qui parcourait les palaces d'Europe ou les lieux plus modestes (et discrets), se sentant partout chez lui et partout supérieur, même quand il avait quelques soucis avec ses fantômes.
   
   Les œuvres de W. Collins, maintenant libres de droits, se trouvent gratuitement sur le Net.
   
   PS: Lisible par tous.

critique par Sibylline




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