Lecture / Ecriture
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Un été indien de Truman Capote

Truman Capote
  Un été indien
  Dès 10 ans: L'invité d'un jour
  De sang froid
  Petit déjeuner chez Tiffany
  Musique pour caméléons
  Prières exaucées
  La traversée de l'été
  Un arbre de nuit et autres nouvelles.
  Des cercueils sur mesure
  Un Noël
  Un plaisir trop bref

Truman Capote est le nom de plume de Truman Streckfus Persons, écrivain américain né en 1924 et décédé en 1984.

Un été indien - Truman Capote

L'autobiographie et ses limites.
Note :

   Bien que présenté seul en un ouvrage, ce titre se rapproche plus de la nouvelle un peu longue que du roman. 50 pages. Disons que cela se situe entre les deux.
   
   Cet ouvrage a été retrouvé et édité après la mort de cet écrivain mondain que fut Truman Capote et tendrait à nous parler un peu de sa vraie vie, si tant est que tout ce qui y est dit soit exact, ce que j'ignore. Le roman est rédigé strictement comme si tout y était de l'ordre du souvenir vrai. C'est en tout cas le sentiment qu'il tend et parvient fort bien à donner.
   
   Capote nous parle d'un enfant paysan d'un trou perdu de Virginie Occidentale qui avait tout pour un jour augmenter les rangs des «petits blancs» de l'Amérique profonde et dont le destin bascula ce jour là, non sans douleur ni arrachement, parce que son père avait réalisé que «c'est d'être ignorant qui m'a oté ma liberté» et qu'il était devenu primordial pour lui que Truman, en âge d'entrer à l'école, dispose justement d'une école pour ce faire. La situation de la famille était telle que ce choix, ce pari vers l'avenir, devait se faire aux dépends des grands-parents, l'héritage du passé.
   
   Ce court roman ne porte que sur ce souvenir; des quelques jours qui précédèrent le départ de la plantation et la séparation d'avec les grands-parents, au décès du grand-père, quelques années plus tard. Il est présenté comme le compte rendu fait par un enfant de cet événement fort et fondateur, sans commentaire ajouté de l'adulte qu'il est devenu. Ce qui, bien sûr ne peut s'obtenir totalement.

critique par Sibylline




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Un petit garçon, l’Amérique profonde.
Note :

   Grosse nouvelle en fait, écrite par Truman Capote à 22 ans au sortir de l’enfance. Et ce serait justement son enfance-petit garçon qu’il évoque. Et plus précisément un évènement particulièrement marquant. Il a six ou sept ans quand son père, conscient de l’handicap d’être paysan non-instruit, prend la décision drastique de quitter avec femme et fils la ferme familiale (depuis des générations) pour aller louer ses compétences, « de l’autre côté des montagnes », comme fermier dans un endroit de Virginie où l’école existe.
   
    Ca se passe au détour de l’automne, l’été indien, et Truman Capote retrouve ses effarements et angoisses d’enfant pour raconter le traumatisme de la cassure de la cellule familiale, au sens large, l’abandon du grand-père adoré.
   
   Il trouve aussi de très beaux accents d’amour et de sincérité pour évoquer la nature dans laquelle il était immergé. On ressent très fort cette particularité, pour nous autres européens, de l’espace nord-américain, ce souffle et cette sensation d’un certain infini.
   
   Je l’avais lu il y a plusieurs années et je me suis aperçu à la relecture que ce texte était resté posé en équilibre quelque part dans ma mémoire. Tiens au fait, lire d’autres Truman Capote pourrait être intéressant !

critique par Tistou




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