Lecture / Ecriture
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Le blé en herbe de . Colette

. Colette
  Chambre d'hôtel
  Claudine à l'école
  Les vrilles de la vigne
  Sido
  La retraite sentimentale
  L'ingénue libertine
  Chéri
  La chatte
  Claudine à Paris
  Le blé en herbe
  La naissance du jour
  J'aime être gourmande

Elle s’appelait Sidonie Gabrielle Colette, mais on disait Colette. Elle était née en 1873 d’un papa militaire. Et dans un monde bien misogyne, elle sut préserver la plupart du temps la liberté de sa vie. Croit-on que ce 19ème siècle put être aussi moderne! Colette fit tant de choses. Elle aima des hommes, elle aima des femmes. Elle écrivit, bien sûr, romans, commentaires et articles, mais elle présenta également des numéros de music-hall plutôt suggestifs. On peut s’en étonner, mais cela ne l’empêcha pas d’être élue membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique puis plus tard, membre de l'académie Goncourt
Lorsqu’elle mourut, en 1954, l’Eglise lui refusa les obsèques religieuses, pour sa «mauvaise vie», mais la France elle, lui offrit des funérailles nationales. Elle repose au Père Lachaise.

Le blé en herbe - . Colette

Initiation amoureuse sous le signe de la mélancolie
Note :

   Une villa au bord de la côte cancalaise, où deux familles liées par l'amitié se retrouvent chaque année pour les vacances d'été. Les "enfants": Phil (16 ans) et Vinca (15 ans), aux yeux de pervenche. "L'amour, grandi avant eux, avait enchanté leur enfance et gardé leur adolescence des amitiés équivoques. Moins ignorant que Daphnis, Philippe révérait et rudoyait Vinca en frère, mais la chérissait comme si on les eût, à la manière orientale, mariés dès le berceau..." Et puis, Phil rencontre inopinément, dans les dunes, la mystérieuse "dame en blanc", locataire d'une villa voisine qui ne tarde pas à l'envoûter... Suit le récit d'une double initiation amoureuse qui est aussi un adieu à l'enfance - sa pureté ou son inconscience, une initiation amoureuse marquée du sceau de la mélancolie et qui laisse un arrière-goût un peu amer: "un peu de douleur... un peu de plaisir..." Ce n'est que cela...
   
   C'est très joliment écrit. Colette a des accents d'une sensualité frémissante pour décrire le trouble naissant entre Phil et Vinca, les couleurs changeantes de la mer et la caresse du vent sur la peau des baigneurs. C'est magnifique bien sûr, mais cela me laisse sur ma faim... Je me prends à penser que, compte tenu des sentiments en jeux, ce livre aurait dû brûler de toute l'intransigeance passionnée de l'adolescence... Et puis, non... "Le blé en herbe" m'a procuré deux jours de lecture très agréables, mais il ne m'a pas fait vibrer. D'où une cote éminemment subjective et qui peut paraître sévère pour un livre aux qualités indéniables.

critique par Fée Carabine




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