Lecture / Ecriture
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Ceux qui vont mourir te saluent de Fred Vargas

Fred Vargas
  Petit traité de toutes vérités
  Sous les vents de Neptune
  L'homme aux cercles bleus
  Debout les morts
  Un peu plus loin sur la droite
  Coule la Seine
  Pars vite et reviens tard
  Sans feu ni lieu
  Dans les bois éternels
  Un lieu incertain
  V comme: comme: Les quatre fleuves
  L'homme à l'envers
  Salut et liberté
  L'armée furieuse
  La vérité sur Cesare Battisti
  Ceux qui vont mourir te saluent
  Temps glaciaires
  Quand sort la recluse

Fred Vargas est le nom de plume de Frédérique Audoin-Rouzeau, romancière française de romans policiers et archéozoologue, née à Paris en 1957.

Ceux qui vont mourir te saluent - Fred Vargas

Trois empereurs
Note :

   De Fred Vargas, on ne retient souvent que son personnage principal, le commissaire Adamsberg. Pour ma part, je n'ai pas une grande attirance pour le commissaire bourru et son équipe, tout en appréciant les intrigues mises en place par l'auteur. Alors, je me tourne vers les romans sans Adamsberg. Plongée donc dans l'un des premiers romans de Vargas, situé à Rome avec les trois empereurs. Malheureusement, le plaisir n'a pas été totalement au rendez-vous.
   
   L'intrigue met en scène trois jeunes gens, Claude, Néron et Tibère, amis indéfectibles. A leur côté, on retrouve Laura Valhubert, jeune femme mystérieuse, intrigante, envoûtante. Son mari, Henri Valhubert, est un conservateur français internationalement connu. Et le jour où on lui présente une œuvre inconnue attribué à Michel-Ange, il soupçonne un faux ou un trafic au sein de la grande bibliothèque du Vatican. Et ses intuitions semblent être exactes, puisque Valhubert est assassiné lors d'un passage à Rome, devant le palais Farnèse. Débute alors une enquêté menée par la police italienne, mais que d'importants intérêts français ont intérêt à contrecarrer.
   
   Alors, d'où peut venir la déception ressentie à la lecture? Peut-être à cause de la personnalité des trois empereurs, que j'ai trouvée trop monolithique, avec un Néron à moitié fou ou un Claude éperdument épris de Laura, sa protectrice. Peut-être aussi parce que j'ai trouvé un peu vite un des maillons les plus importants de l'intrigue, qui permet de comprendre les liens qui unissent Rome et les Valhubert. Enfin, j'ai été un peu déçu que Fred Vargas ne fasse pas de Rome un personnage plus important du roman.
   
   Mais le roman reste globalement plaisant, grâce au duo d'inspecteurs qui mènent l'enquête. D'un côté, l'italien qui cherche le fin mot de l'histoire. Et surtout, de l'autre, un français embauché pour noyer l'affaire, mais qui ne résiste pas au fait de mouiller un ministre français, frère de Henri Valhubert. Mais l'ensemble reste un peu court pour donner une vraie ampleur à l'ouvrage, un des premiers de l'auteur. "Debout les morts" reste donc pour moi le roman que je préfère de Vargas, pour le moment.
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critique par Yohan




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Sans Adamsberg …
Note :

   Un roman, policier, sans Adamsberg, mais bien "Vargassien" dans l’âme. Avec ce qu’il faut de décalé, de poésie, de culture historique et artistique pour être immédiatement identifiable … Par ailleurs, un des tout premiers romans de Fred Vargas (1994).
   
   Les trois étudiants, aux postes de personnages principaux, portent, en toute simplicité les noms de "Claude, Néron et Tibère". S’agissant de Rome, la couleur est d’entrée affichée, la culture n’est pas remisée. Elle n’est pas un "gros mot" comme ça peut être le cas ailleurs.
   Rome. Vatican. Michel-Ange. Michel-Ange, tiens justement ! Une de ses gravures apparait inopinément sur le marché de l’art parisien. Inopinément et sans justification. Elle alerte un spécialiste de l’édition artistique parisien, bon connaisseur de la "Vaticane", la Bibliothèque du Vatican, où aurait dû se trouver la gravure en question ; Henri Valhubert.
   Ni une ni deux, il fait le voyage de Rome pour mener son enquête. Ni une ni deux, il est illico assassiné !
   
   Le théâtre est planté : Rome et le Vatican, les trois "empereurs romains" et notamment ceux qui vont enquêter ; Richard Valence, "l’œil" d’un ministre français frère du disparu, chargé par ledit ministre d’éviter les vagues susceptibles de l’éclabousser, et l’inspecteur Ruggerio, de la police romaine, qui veut simplement mettre à jour la vérité. Des caractères bien tranchés et bien entendu opposés. Des méthodes pas forcément orthodoxes, de la liberté vis-à-vis du "politiquement correct", nous sommes bien chez Fred Vargas !
   
   L’intrigue est rythmée par des chapitres le plus souvent courts qui font basculer le lecteur sur toutes les faces de l’histoire en même temps. C’est plaisant, bien fichu, même si ça ne reste pas impérissable.

critique par Tistou




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