Lecture / Ecriture
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Quelque chose en lui de Bartleby de Philippe Delerm

Philippe Delerm
  La Cinquième saison
  La première gorgée de bière
  Dès 09 ans: C'est bien
  Dès 09 ans: C'est toujours bien
  La sieste assassinée
  Ma grand-mère avait les mêmes
  Le bonheur
  La bulle de Tiepolo
  Autumn
  Dickens, barbe à papa et autres nourritures délectables
  Le trottoir au soleil
  Quelque chose en lui de Bartleby
  Je vais passer pour un vieux con
  Elle marchait sur un fil

Philippe Delerm est un écrivain français né en 1950.
Il vit en Normandie, dans l'Eure et est le père du chanteur-compositeur Vincent Delerm.

Quelque chose en lui de Bartleby - Philippe Delerm

Eloge de la paresse
Note :

   C’est le titre du roman qui a aiguisé mon intérêt, car Bartleby, ce héros de Melville devenu l’incarnation d’une résistance passive (et quelque peu absurde), est à l’origine du fameux "I’d prefer not to" énigmatique et fascinant qui divise depuis longtemps le monde de la critique littéraire…
   
   J’ai pris un grand plaisir à la lecture de ce roman (celui de Delerm, j’entends), me découvrant bien de points en commun avec le personnage principal, Arnold Spitzweg, même si je ne suis pas seule comme lui, et que ma vie n’est pas forcément un long fleuve tranquille comme la sienne…
   
   Arnold Spitzweg, donc. Employé à LA Poste, "discret jusqu’à l’effacement" (je cite la 4è de couverture), il résiste longtemps à Internet avant de devenir un fervent blogueur … "www.antiaction.com" : le nom de son blog en dit long sur sa nature! Il y publie toutes sortes de réflexions inspirées par ses flâneries parisiennes. Rien d’extraordinaire ou de grandiloquent. Du quotidien… observer les changements dans les squares au moment de la rentrée scolaire… admirer au petit matin quelques chinois qui pratiquent le tai-chi… s’arrêter, un soir d’été, dans la cour de son immeuble, le sac poubelle à la main, pour écouter les bruits provenant des fenêtres ouvertes des différents étages… Abolir le temps et, comme Spitzweg le formule lui-même, se fondre dans le décor, faire son propre vide :  devenir "un soir d’été", à l’instar de Brel…
   
   Sa philosophie de la lenteur trouve un large écho sur le web, mais plus on l’applaudit, moins il se sent libre d’écrire ce qu’il a envie d’écrire, plus il "préférerait ne pas…"
   Comme tous ces lecteurs enthousiastes de son blog, moi aussi, je suis tombée sous le charme de cette poésie du quotidien, de cette façon de s’arrêter et de s’assoir pour regarder vraiment, de ce don de déceler de la profondeur et de donner du relief là où l’on ne soupçonnerait que du futile.

critique par Alianna




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