Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

R comme: Ibicus tome 4 de Pascal Rabaté

Pascal Rabaté
  R comme: Premières cartouches
  R comme: Ibicus Tome 1
  R comme: Ibicus tome 2
  R comme: Ibicus tome 3
  R comme: Ibicus tome 4
  R comme: Biscottes dans le vent
  H comme: Crève Saucisse

Né en 1961, Pascal Rabaté n'avait même pas 30 ans quand il est parvenu, après des études aux Beaux Arts d’Angers plutôt axées vers la gravure, et quelques emplois, à devenir dessinateur professionnel.
Il en est maintenant à voir son talent tout à fait reconnu ce que divers prix confirment régulièrement.
Il a également écrit des romans pour la jeunesse.

R comme: Ibicus tome 4 - Pascal Rabaté, Alexeï Tolstoï

Les expressions !
Note :

   Et justement maintenant, après avoir évoqué l’évènement déclencheur, l’histoire et l’auteur de cette histoire (Vous trouverez la fiche sur ce site, le i du titre ayant été transformé en y), arrivons-en enfin au talent – immense- de son dessinateur.
   
   Voyons un peu : quatre tomes de 130 à 150 pages chacun, c’est tout de même une œuvre conséquente et on ne s’étonne pas que Pascal Rabaté nous apprenne qu’elle l’a occupé 5 ans.
   
   Il a choisi de réaliser ses dessins dans un lavis de blanc-gris-noir qui rappelle un peu les films en noir et blanc comme «Le cuirassé Potemkine» qui nous replongent dans l’époque. Ce choix est sans aucun doute très judicieux et ne pouvait que servir son dessein aussi bien que son dessin.
   
   Mais bien plus encore que le moyen, ce qui frappe dans ces bandes, c’est le dessin lui-même et en particulier l’extraordinaire expressivité des personnages, les gestes d’abord, mais les visages plus encore (un exemple entre mille, la bohémienne qui lui prédit la fortune – Tome1).
   
   Mais Siméon lui-même devient une vraie personne et on peut l’aimer, malgré ses crapuleries à cause d’images comme celles (encore un exemple entre mille) où il se délecte en écoutant le piano dans son futur château (tome 2).
   
   Rabaté a un vrai don pour les expressions, plusieurs fois je suis restée scotchée ou suis revenue en arrière pour vérifier que j’avais bien vu sur ce visage… eh oui. C’est bien là. Tout est là. Du grand art vraiment. Ce qui fait qu’on dépasse le stade du récit illustré pour arriver à la réécriture et à la vraie œuvre. Ce qui fait que d’un bout à l’autre des quatre albums, je mets 5 étoiles. Et ce n’est pas volé !
   
   Comment ça finit ? Vous ne pouvez absolument pas vous dispenser d’aller voir vous-mêmes.

critique par Sibylline




* * *