Lecture / Ecriture
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La mémoire des murs de Tatiana De Rosnay

Tatiana De Rosnay
  Spirales
  La mémoire des murs
  Elle s’appelait Sarah
  Le cœur d'une autre
  Moka
  Le Voisin
  Boomerang
  Rose
  A l'encre russe
  Manderley for ever

* Interview dans la rubrique "Rencontres"

La mémoire des murs - Tatiana De Rosnay

Intrigue psychologique
Note :

   Dans les murs de son tout nouvel appartement, après son divorce, Pascaline ressent très vite de singuliers malaises. Ils la conduisent à découvrir qu'elle perçoit le terrible drame s'y est perpétré et dont la mémoire se serait inscrite dans les lieux. Sa vie commence alors à basculer, ses habitudes se modifient, sa personnalité se tranforme.
   
   Aussi, comme obnubilée, elle n'aura de cesse de glaner les informations concernant ces viols et assassinats en série de jeunes filles dont une des victimes habitait justement son tout nouveau logement. Mais c'est son propre passé, tissé en toile de fond, son incommensurable traumatisme, qui dirige cette obsession investigatrice à propos de ces crimes en série, jusqu’à flirter avec la démence. Des cicatrices encore très vives qui semblent se réveiller dans ces murs chargés d'une dramatique mémoire.
   
   Il me semble difficile d’en dire davantage sans en dévoiler l’intrigue. Il s’agit en tout cas, comme dans l’ensemble des livres de cette auteure, d’un suspense psychologique mené toujours aussi subtilement, mêlant émotion et situation d’attente.
   
   Un livre rapide, prenant qui peut se lire d’une traite.
   ↓

critique par Véro




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Parfois les murs murmurent
Note :

    Pascaline, quarante ans, divorcée et informaticienne, travailleuse acharnée et ultra compétente, emménage dans un appartement qui lui convient parfaitement. Elle a enfin son chez elle, elle souhaite faire peau neuve et ne plus penser à l'homme qui fut, récemment encore, son mari: une nouvelle vie commence.
   
   Or, très vite, des bouffées d'angoisse l'assaillent et chaque soir devient un moment cauchemardesque: la nuit ne lui apporte pas le sommeil, loin de là. Des images violentes, aux couleurs agressives viennent la hanter. Pourquoi? Que lui arrive-t-il donc? Elle qui est si rationnelle, si performante, si raisonnable se met à avoir des sensations étranges, se met à entendre parler les murs des maisons!
   
   Pascaline va se retrouver à partir sur les traces d'un tueur en série, à penser sans cesse aux jeunes filles victimes de ce dernier. Elle remontera dans le temps, dans sa mémoire de petite fille sensible aux passés de souffrance. Elle revivra la perte de son enfant, Héléna, perte dont une mère ne peut jamais se remettre. Une errance dans le passé et dans les rues parisiennes jusqu'au point de non retour.
   
   J'ai été rapidement embarquée dans l'histoire au rythme soutenu et au mystère que l'on souhaite éclaircir. Pascaline est une étrange femme qui a perdu sa place dans le quotidien.
   
   Une tragédie affleure à pas feutrés, la difficile acceptation de «la vie continue» amène inexorablement Pascaline à affronter ses fantômes et à prendre une décision irrévocable.
   Autant j'avais aimé «Spirales», autant «La mémoire des murs» me laisse un peu sur ma faim. Est-ce le fait d'utiliser le surnaturel sans vraiment s'y lancer? Est-ce le fait de ne pas ressentir une réelle sympathie pour le personnage de Pascaline? Pourtant, ce qu'elle a vécu ne peut laisser indifférent: perdre son enfant est tellement à l'encontre de l'ordre des choses! Sans doute, Pascaline apparaît-elle trop vouloir, mordicus, conserver le contrôle jusqu'au bout quitte à ne pas regarder la réalité en face et refuser l'idée même d'une aide extérieure: la machine se met à aller dans tous les sens et à ne plus fonctionner correctement.
   
   Un détail, qui peut faire «tiquer», m'a plu, bien que j'eusse aimé qu'il soit plus approfondi (mais sans doute n'était-ce pas le bon livre pour en parler): le Vel d'Hiv' et cette horrible journée du 16 Juillet 1942! Maintenant se dressent les murs du ministère de l'Intérieur... terrible ironie, non? La mémoire des murs demeure-t-elle même lorsqu'ils ont été abattus pour oublier un lieu, une date, empreints d'horreur et une époque historique odieuse? L'infamie souffle-t-elle encore dans les couloirs du ministère ou les étages des immeubles alentour les murmures sans fin des innocents suppliciés?
   
   Cependant, la maîtrise de l'auteur sur l'intrigue est indéniable et efficace: la chute m'a estomaquée, soufflée, glacée et effrayée!
   ↓

critique par Chatperlipopette




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Les murs se souviennent toujours…
Note :

   
   On pourrait croire au départ dans une nouvelle vie…
   
   Pascaline, tout récemment divorcée recherche l’appartement de ses rêves pour redémarrer à zéro. Quand elle pense l’avoir enfin trouvé elle s’installe rapidement, mais dès le premier soir, lorsqu’elle veut se coucher, elle commence à ressentir un malaise physique…Elle le met tout d’abord sur le compte de l’angoisse et de la fatigue, mais lorsqu’elle apprend que dans cet appartement et dans sa chambre justement un meurtre a eu lieu, elle se met à comprendre…
   
   Malgré ses efforts la situation ne s’améliorera pas et son malaise grandira même, elle finit par déménager…Cependant, l’histoire de ces meurtres la poursuit, car il n’y a pas eu qu’un seul meurtre, toute une série de jeunes filles ont été assassinées dans les mêmes conditions, dans leur appartement, dans leur chambre… Pascaline en fait alors une affaire personnelle, elle se met à faire des recherches, va sur les lieux des crimes, se renseigne sur les jeunes filles, finit par s’identifier aux mères qui ont perdu leurs enfants…Et cette enquête fait renaître en elle une souffrance qu’elle avait tenté vainement d’oublier…Malgré les réticences de son entourage, Pascaline ressent le besoin de savoir et les conseils de ses amis ne font que l’isoler davantage… son enquête tourne alors à l’obsession…
   
   Un roman qui démarre somme toute d’une manière assez anodine, par un divorce, la remise en question d’une femme de quarante ans sur son avenir sentimental, la perte d’un enfant, des difficultés rencontrées malheureusement de nos jours de plus en plus, mais qui prouve également qu’un enchaînement d’évènements peut parfois emmener l’être humain à aller au-delà de ce qu’il pouvait imaginer…
   
   L’écriture en crescendo de ce roman nous entraîne à chaque fois sur un terrain de plus en plus risqué et qui finit par déraper…
   
   En ce qui me concerne, j’ai vraiment été bluffée par la fin…
   
   A lire comme un thriller…

critique par Mme Patch




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