Lecture / Ecriture
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Le palmier de Palerme de Vincenzo Consolo

Vincenzo Consolo
  De ce côté du phare (Voyages en Sicile)
  Le palmier de Palerme

Vincenzo Consolo est un écrivain italien né en 1933 en Sicile, et mort le 21 janvier 2012 à Milan.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Le palmier de Palerme - Vincenzo Consolo

La perplexité de Trinacria
Note :

   Parfois une force nous pousse à aller au bout. J'ai ressenti ceci à la lecture de ce livre de Vincenzo Consolo. Cet auteur né en 33 vient de mourir. J'ignorais sa mort mais de toute façon j'avais toujours ignoré son existence. Renseignements pris il s'agirait d'un très grand auteur réputé difficile, un intellectuel engagé (entendez par là plutôt du côté où il est bien vu de s'engager).
   
   Je n'ai pas vraiment aimé ce livre, à propos duquel on peut parler d'un certain hermétisme. D'une pagination agréable et d'une longueur réduite à 150 pages, "Le palmier de Palerme" m'avait attiré car les lettres italiennes attisent toujours ma curiosité. Mais j'eusse déclaré forfait s'il y avait eu 400 pages. Le récit se veut douleur, dans ce regard d'un père écrivain sicilien dont le fils a côtoyé le terrorisme. Mais j'ai eu beau m'appliquer, il m'est souvent arrivé d'être largué, de ne plus savoir ni où ni quand... De plus la ponctuation est comme dans nombre d'ouvrages "modernes" bien peu précise. Les rares moments qui m'ont touché faisaient référence à Moravia, à Sciascia, à Vittorini, écrivains que j'ai un peu lus. Pourtant j'ai eu à cœur de terminer "Le palmier de Palerme", me refusant à quitter cette ambiance complexe où les références sont ardues et la culture immense et parfois pesante.
   
   Alors interrogeons-nous, cela vous est arrivé, qu'est-ce qui nous pousse à heurter de la sorte nos vieux conforts et à "ne pas lâcher prise"? Mais malgré tout la musicalité des phrases de Consolo est réelle, par son accumulation de vocables, tant pour décrire l'évolution d'une église au fil du temps que les arbres et les fleurs dont beaucoup m'étaient inconnus. Et puis Cervantes, des poètes arabo-espagnols s'invitent à ce bal sicilien d'où la Pieuvre n'est certes pas absente. C'est probablement un livre important mais là je me trouve un peu victime du syndrome Ruy Blas, le ver de terre amoureux d'une étoile. Difficile d'adhérer complètement. Et curieusement cela m'a fait penser pour les portes fermées au Léo Ferré de la fin, quand ses albums qu'on aimait malgré tout tournaient aux incantations sacrées et ésotériques (ça n'engage que moi). Ce qui ne m'a jamais empêché d'adorer le vieux lion y compris dans ses "égarements". Le rapport avec "Le palmier de Palerme" est douteux mais je m'y retrouve, enfin un peu. Cette chronique souffre sûrement d'une in-clarté notoire. Ce fut la mienne à la lecture de Vincenzo Consolo.

critique par Eeguab




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