Lecture / Ecriture
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Sauve qui peut! de Lawrence Durrell

Lawrence Durrell
  Actée ou la Princesse barbare
  Un Faust irlandais
  Sappho
  Petite musique pour amoureux
  Le carnet noir
  Cefalû
  Justine - Quatuor d’Alexandrie
  Balthazar
  Mountolive
  Cléa
  Tunc
  Nunquam
  Le Quintette d'Avignon
  Monsieur ou le prince des ténèbres
  Livia ou Enterrée vive
  Constance, ou les pratiques solitaires
  Sebastian, ou les passions souveraines
  Quinte, ou la version Landru
  Esprit de corps
  Un peu de tenue Messieurs!
  Sauve qui peut!
  Affaires urgentes
  Citrons Acides
  Le sourire du Tao
  L’île de Prospero
  Vénus et la mer

AUTEUR DES MOIS D'AVRIL & MAI 2012

Lawrence Durrell est né à Jullundur, dans la région de Darjeeling, en Inde le 27 février 1912 de parents britanniques. Son père, anglais, était ingénieur en génie civil, sa mère était irlandaise. Après avoir été envoyé à Oxford pour y terminer ses études, il connait ensuite une période bohème à Londres.

Il publie son premier texte en 1935 ((Pied Piper of lovers traduit en français en 2012 seulement, Durrell ne désirant pas qu'il soit republié de son vivant).

Il se lie d'une amitié solide avec Henry Miller à qui il avait écrit pour le féliciter de son "Tropique du Cancer". Et s'installe à Corfou.

Durant la guerre de 1939-1945, il se trouve en Egypte où il travaille pour le ministère de l'Information britannique. Après guerre, le Foreign Office l'envoie à Rhodes, puis en Argentine. Il sera également attaché de presse auprès de l'ambassade de Yougoslavie. .

Il enseignera ensuite l'anglais à Chypre où il achètera une maison et tentera de s'installer mais qu'il devra quitter en raison de l'hostilité de la population envers les britanniques, anciens coloniaux.

Il s’installera finalement à Sommières, dans le Sud de la France, en 1957, et c'est là qu'il s'éteindra le 7 novembre 1990, après une crise cardiaque.

Sauve qui peut! - Lawrence Durrell

Tombé de rideau
Note :

   Suite et fin des histoires drôles inspirées à Durrel par son service auprès de l’ambassade de Grande Bretagne à Belgrade. Mais les meilleures choses ont une fin et il m’a semblé que l’auteur vidait un peu ici ses fonds de tiroirs. Des anecdotes qu’il ne nous aurait peut-être pas livrées si le succès ne l’avait pas poussé à ce troisième volume. Mais bon… on rit quand même encore avec ces neuf anecdotes insolites. Et même, soyons honnête, certains passages sont irrésistibles.
   
   La meilleure histoire est peut-être celle qui nous montre comme il est préférable que le bénéficiaire d’une circoncision soit au moins averti avant la cérémonie elle-même, surtout quand il a déjà vingt ans et est très sportif et peu religieux.
   
   A moins que ce ne soit celle où Dovebasket augmente sa cagnotte en vendant aux ambassades étrangères les feuilles des cadavres exquis des longues soirées sans télé.
   
   Ou encore celle qui nous explique comment la vieille tante de l’ambassadeur a pu déclencher des émeutes à Paris en donnant aux jeunes Français des conférences sur le sexe, et la panique qui s’ensuivit quand sa grande tournée de conférences l’amena en Serbie.
   
   L’humour à froid est toujours aussi percutant, il est partout, il nous saute à la figure au détour d’une ligne ; non dénué de cruauté parfois, mais c’est ce qui est drôle, jugez-en :
   "Tenez, la semaine dernière, quand Constance, l’épouse de Toby Featherblow, mit au monde son quatrième et qu’on s’aperçut que la petite créature était littéralement couverte de cheveux, ce fut chez Fenner qu’on se précipita pour lui dégager les traits du visage afin de pouvoir le déclarer à l’état civil. Sans cela, la mairie aurait pu refuser d’enregistrer ce qui était pratiquement un singe."

   
   Sauve qui peut! Sauvons-nous, la page est tournée et cette fois s’en est fini des histoires qui font que la vie d’une ambassade n’est ni simple ni terne.
   
   
   • Scènes de la vie diplomatique
   
    Esprit de corps. (1957)
    Un peu de tenue, Messieurs! (Stiff upper lip 1958)
    Sauve qui peut. (1966)

critique par Sibylline




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