Lecture / Ecriture
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R comme: Premières cartouches de Pascal Rabaté

Pascal Rabaté
  R comme: Premières cartouches
  R comme: Ibicus Tome 1
  R comme: Ibicus tome 2
  R comme: Ibicus tome 3
  R comme: Ibicus tome 4
  R comme: Biscottes dans le vent
  H comme: Crève Saucisse

Né en 1961, Pascal Rabaté n'avait même pas 30 ans quand il est parvenu, après des études aux Beaux Arts d’Angers plutôt axées vers la gravure, et quelques emplois, à devenir dessinateur professionnel.
Il en est maintenant à voir son talent tout à fait reconnu ce que divers prix confirment régulièrement.
Il a également écrit des romans pour la jeunesse.

R comme: Premières cartouches - Pascal Rabaté

4 bandes dessinées
Note :

   Cet album est une réédition groupée de quatre œuvres de jeunesse que l’on est bien contents de voir réapparaître ainsi. C’est à cela qu’il doit son titre, mais ces premières cartouches se révèlent n’avoir pas été mal tirées du tout et pour des coups d’essais… vous savez la suite.
   
   Et donc, quatre BD en fait, dans cet album noir et blanc de 151 pages, édité chez Vent d’Ouest. Quatre histoires totalement distinctes, qui nous parlent aussi bien de la prime jeunesse (« Vacances, vacances ») et de ses hasardeux départs en vacances, que du dernier âge (« Les amants de Lucie ») et des maisons de retraite. (J’espère que Régine Detambel a lu ou lira). Quatre histoires qui n’hésitent pas non plus à aborder avec humour et intelligence des sujets aussi délicats et tragiques que les guerres (« Exode » et « La mort de Monsieur Kassowich »)
   
   Il me semble que la formation de graveur de Pascal Rabaté transparaît dans l’abrupt du noir et blanc. Le graphisme est expressif et sans pitié, mais si humain et si exactement en symbiose avec les récits racontés qu’il soutient et confirme, que j’ai vraiment beaucoup apprécié ces bandes dessinées. Ces histoires, tant par leur contenu que par leur forme, doivent une grande part de leur intérêt à l’humanisme lucide qu’elles véhiculent et qui a toute mon adhésion. La façon dont Rabaté nous dessine les humains, la façon dont il nous parle d’eux, sont saisissantes.
   
   Mon récit préféré est « La mort de Monsieur Kassowich » qui m’a vraiment convaincue sans réserve, mais aucun des trois autres ne m’a déçue non plus, tant à chaque fois la justesse du ton et du récit était évidente.
   
   Pascal Rabaté est maintenant un auteur de BD reconnu et il le mérite bien.
   
   Un album qui vaut d’être lu, qui vaut d’être acheté et même offert.

critique par Sibylline




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