Lecture / Ecriture
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Etrange créature de Ruth Rendell

Ruth Rendell
  Plumes de sang
  L'analphabète
  Simisola
  Tu accoucheras dans la douleur
  Le Jeune homme et la mort
  L'Eté de Trapellune
  Etrange créature
  Danger de mort
  Sage comme une image
  Deux doigts de mensonge
  Et l’eau devint sang
  Bon voisinage

Ruth Barbara Rendell est un auteur britannique de romans policiers née en 1930.
Elle a également publié sous le pseudonyme de Barbara Vine.
Elle est décédée en 2015.

Etrange créature - Ruth Rendell

Le lecteur n'y voit que du feu... et en est ravi!
Note :

   Titre original : A Sleeping Life, 1978.
   
   
   En ouvrant ce roman acheté dans une foire à la brocante, j’ai dit «mince c’est une enquête de Wexford ! Je n’aime pas trop ce flic là.» De Rendell, je préfère les romans criminels sans police.
   Je l’ai lu tout de même, et c’est très bon !
   
   Nous sommes au milieu des années 70, août, et c’est une période de canicule en Angleterre. Peut-être 1976? l’inspecteur est déjà grand-père, il n’a pas l’air plus âgé que dans "End in tears" (2008) et sa fille Sylvia est déjà mariée, deux enfants. En 2008,trente ans plus tard, elle sera enceinte du troisième…
   Je voudrais bien vieillir aussi lentement que cette famille Wexford!
   
   Une femme tuée à coups de couteau est découverte à la sortie de Kingsmarkham (Sussex) dans un sentier. Elle avait la cinquantaine, était vêtue de vêtements bon marché et tape-à l’œil, très maquillée chaussures hauts talons, portefeuille coûteux et bien rempli peu en rapport avec le reste… Une prostituée grimace Burden, très puritain. Une vierge, constate le légiste…
   
   Elle est identifiée comme Rhoda Comfrey qui venait deux fois par ans voir son vieux papa hospitalisé et sénile. Sa tante Mrs Crown en dit beaucoup de mal, et la vieille Mrs Parker qui a connu tout le quartier, beaucoup de bien. Elle vivait à Londres, mais impossible d’en savoir plus, car on ignore son adresse, et, dans la capitale, en dépit des annonces réitérées, nul ne la réclame! On réussit à retrouver le vendeur du portefeuille : las! L’objet n’appartenait pas à la victime, et on dirait qu’elle l’avait volé à un écrivain parti en vacances...
   
   La conduite de l’intrigue est parfaite. Je n’ai rien compris jusqu’à ce que l’inspecteur révèle tout à la fin. Rendell est fine mouche, et cette femme banale en apparence et bizarrement introuvable, pique l’esprit du lecteur au plus haut point…

critique par Jehanne




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