Lecture / Ecriture
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Le polygame solitaire de Brady Udall

Brady Udall
  Lâchons les chiens
  Le destin miraculeux d'Edgar Mint
  Le polygame solitaire

Brady Udall est un écrivain américain né en 1971.

Le polygame solitaire - Brady Udall

Qui trop embrasse mal étreint
Note :

   Premières phrases:
    " Pour le dire le plus simplement possible, c'est l'histoire d'un polygame qui a une liaison. Mais bien sûr, c'est beaucoup plus compliqué."

   
   Golden Richards est un vrai mormon polygame : quatre épouses, près de trente gamins, trois maisons dans la Virgin Valley. Souvent dépassé par les inévitables problèmes qu'il a tendance à fuir, espérant que ça va s'arranger, et prodiguant de multiples excuses.
   
   Une idée de l'emploi du temps (le week end, hors boulot):
   "L'esprit confus, il passa des heures au conseil de prêtrise avant et après l'office, changea les amortisseurs de la Volkwagen de Trish, détartra les trois ballons d'eau chaude de la Grande Maison, subit l'épreuve du dîner dominical de Rose de Saron, coupa du bois, assista à trois matches de basket scolaire et à deux concerts de fanfare, participa au Sommet des Épouses où il dut trancher un différend au sujet de la répartition annuelle des vêtements déjà portés et de la désignation des enfants qui auraient la chance de postuler à une paire de chaussures neuves, ne réussit pas à réparer la pompe à chaleur dans la maison d'un de ses locataires malgré deux heures d'efforts à se briser les jointures, n'eut pas le dessus vers minuit dans une dispute de trois quarts d'heure avec Nola à propos de la gestion du budget familial par Beverly."

   
   Parmi les enfants, Rusty, 11 ans, "le terroriste de la famille", gosse malheureux accumulant les bêtises pour se faire remarquer et aimer. Attachant Rusty dont la vive imagination offre des passages fabuleux de drôlerie et de tendresse.
   
   Impossible non plus de ne pas être touché par l'attachement de Golden pour sa petite fille Glory, morte toute jeune, et de ne pas frémir à la lecture des effets dévastateurs d'un essai atomique dans la région.
   
   Note : pas du tout d'apologie de la polygamie...
   
   Un magnifique roman à découvrir absolument. Rien à ajouter. Ah si : sinon je ne vous parle plus.
   
   Je suis enthousiaste. 735 pages, oui, mais pas une de trop. On en redemande.

critique par Keisha




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