Lecture / Ecriture
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La rivière de sang de Jim Tenuto

Jim Tenuto
  La rivière de sang

La rivière de sang - Jim Tenuto

Un très bon moment de détente
Note :

   "Ex-star du football universitaire et vétéran de la guerre du Golfe, Dahlgren Wallace a enfin réussi à poser ses valises. Il mène désormais une existence paisible de guide de pêche dans le ranch de Fred Lather, un magnat des médias devenu éleveur de bisons dans le Montana. Jusqu'au jour où l'un des invités de Lather se fait assassiner à quelques pas de lui. D'abord suspecté du crime, Wallace se trouve embarqué malgré lui dans une enquête où se côtoient milices néo-nazies, éco-terroristes et ranchers véreux prêts à tout pour mettre la main sur le ranch de Lather." (4e de couverture)
   
   Avec les auteurs américains, je me familiarise de plus en plus avec la pêche à la mouche. Après le craquant Stoney Calhoun, voici Dahlgren aussi amoureux des rivières et des mouches. Peut-être un peu plus déglingué que Stoney, enfin pas de la même manière, mais la comparaison s'arrête là, ils ont chacun leur personnalité, humour en plus pour Dahlgren.
   
   L'important est que je me suis laissée séduire par cette histoire. Nous sommes cette fois-ci au Montana où les extrémistes de tout poil semblent s'être donnés rendez-vous et se sont passé le mot pour enlever, assommer et malmener le malheureux Dahlgren. A chaque rencontre, son pauvre crâne s'enrichit de quelques points de suture. Il prend tout cela avec un certain flegme, malgré la mort qui rôde tout près de lui.
   
   L'intrigue policière est plutôt rondement menée, avec bien sûr une femme impliquée, il y en a toujours une quelque part. Le mode de vie des richissimes hommes d'affaires est ma foi instructif et il y a évidemment les grands espaces, cette nature qui mène les hommes quoiqu'ils en pensent. Le bouillonnement des groupuscules nazis, nationalistes, éco-activistes est plutôt inquiétante et l'agent du FBI qui regarde tout cela d'assez haut ne l'est pas moins.
   
   Le point fort à mes yeux, je l'ai déjà mentionné plus haut, c'est l'humour qui fait passer certaines violences et rend le personnage de Dahlgren Wallace très sympathique. Les relations entre Dahlgren, son patron Lather ou le shérif local ne sont pas mal non plus.
   
   Quelqu'un sait-il si c'est le premier d'une série? En tout cas je suis preneuse. Un très bon moment de détente.
   
   "Les poissons n'ont pas ce genre de dialogue intérieur. Tout ce bazar antropomorphique à la Disney mes les brise sérieusement. Un ami m'a dit un jour que si Bambi avait été une truite, la pêche serait interdite aux Etats-Unis, et il n'avait sans doute pas tort. J'ai passé plus de temps sur l'eau que la plupart des gens n'en passeront de toute leur vie. J'ai pris, ou aidé d'autres pêcheurs à prendre, des milliers de poissons. Pas un seul d'entre eux ne m'a communiqué la moindre pensée. Lorsque le mammifère doué du cortex cérébral le plus développé consacre autant d'encre et de papier à la capture d'une créature dotée d'une des plus minuscules cervelles de la nature, çà en dit plus long sur lui que sur elle".

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critique par Aifelle




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Musclé
Note :

   Non, non, ce n'est pas mon genre de "balancer", mais il y a des blogueuses qui crient leur amour pour certain éditeur ou certains personnages de romans... Pas mon genre, bien sûr!
   
   Donc, Gallmeister s'étant enfin décidé à lancer une collection poche, aucune excuse pour ne pas lire les nouvelles parutions. Quid de cette "Rivière de sang"? D'abord Dahlgren Wallace, dont la carrière en football (américain, vous savez, les types costauds et blindés qui cognent, à côté le rugby c'est de l'effleurement) s'est interrompue à cause d'une blessure (une équipe de Mormons s'est jetée sur lui), mais qui n'a pas échappé à quelques mois de guerre du Golfe. Sans effets secondaires prétend-il. Sauf qu'il se met vite en colère, pour pas grand chose apparemment. Quoique, dans ce coin du Montana, est-ce acceptable de boire du whisky light ou la mauvaise marque de bière, on se le demande?
   "Ma cabane est mon havre, mon sanctuaire. Je ne vois pas grand-monde, je ne reçois pas beaucoup de visites, et je suis entre deux flirts. Pas de parties de poker, pas de collègues de pêche, pas de vieux potes de fac. Je ne suis pas un ermite, on me décrit souvent comme un gars sympa. Après avoir vécu six mois dans un entrepôt en Arabie Saoudite avec cent cinquante-six de mes amis les plus proches, je me sens juste extrêmement possessif à l'égard de ma cabane."

   
   Il bosse pour un riche propriétaire de ranch, Fred Lather, comme guide de pêche. Truites, mouches, cannes à pêche, il connait tout! Un beau jour de mai, un des clients de Lather est assassiné. D'abord suspecté, Dahlgren est relâché mais les ennemis de son patron, et ils sont nombreux, le prennent pour cible : enlèvement, menaces... S'il ne s'agit pas des Patriotes du Montana (des néo-fascistes grand teint), ce sont les membres de People for the Ethical Treatment of Every Mammal. Sans parler du Club des frères Africains, qui comme son nom ne l'indique pas est plutôt raciste (branche Ku Klux Klan mâtinée de safari)... Ajoutons que les bisons du ranch sont depuis quelques temps abattus ou empoisonnés, et le tableau est quasi complet.
   
   Petit à petit, au fil de rencontres parfois musclées, de points de suture supplémentaires pour Dahlgren notamment, tout s'éclaire. Pas un temps mort (sauf pour monter quelques mouches, là on se concentre) et beaucoup d'humour.
   
   A quand Dahlgren 2 le retour? Je signe!

critique par Keisha




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