Lecture / Ecriture
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Les revenants de Whitechapel de George Mann

George Mann
  Les revenants de Whitechapel

Les revenants de Whitechapel - George Mann

Steampunk doudou, si,si
Note :

   Sir Maurice Newbury est un gentleman, un anthropologue spécialisé en pratiques religieuses, et, fort peu accessoirement, un des enquêteurs les plus doués de Sa Majesté la reine Victoria doublé d'un occultiste convaincu accro au laudanum. Ce qui ne convainc pas sa forte tête d'assistante, Veronica Hobbes de revenir à des activités plus appropriées à une jeune femme de bonne famille. Pas plus que le policier fantôme, les zombies ou le crash de dirigeable sur lesquels ils se retrouvent bientôt à enquêter...
   
   Je suis une fille aux plaisirs simples: un peu de steampunk, des zombies, des explosions, une verveine, et me voilà réconciliée avec l'existence si tant est que nous ayons été brouillées. Ça aurait pu remarquez, la dernière fois que je me suis trouvée accrochée à ce point par un bon vieux roman d'aventure remonte à l'année dernière. Enfin presque. Je n'ai jamais prétendu être de bonne foi. Mais comme il faut remercier le ciel pour toutes les petites faveurs, qu'il soit donc remercié pour "Les revenants de Whitechapel".
   
   Non, ce n'est pas LE roman steampunk du siècle. Mais en ce qui me concerne, tous les ingrédients pour en faire un excellent moment de lecture, voire un roman doudou y sont réunis. Le récit est nerveux, et si les rebondissements de l'enquête de Newbury et Hobbes sont parfois un brin capillotractés, la bonne humeur avec laquelle l'ensemble est mené fait largement passer sur les quelques faiblesses de l'intrigue. Les péripéties s'enchaînent, les coups pleuvent, les zombies sont laids à souhait et les automates... Disons que les automates sont un hommage ma foi réjouissant à Doctor Who. On sent que George Mann s'est fait plaisir en écrivant cette histoire et, je me permets au passage de souligner le potentiel couinement de son Maurice Newbury, mélange affriolant de Sherlock Holmes et Indiana Jones, le fouet en moins, mais la chemise déchirée bien présente. Ceci dit, et sans rire cette fois-ci, si les personnages sont de facture classique, tout comme les aspects steampunk du roman, la sauce prend. L'humour est bien présent et ce qui s'esquisse des relations entre les personnages comme de l'univers dans ce premier tome est prometteur.
   
   Pour tout avouer, je m'en vais acheter de ce pas le tome 2 en anglais. En fait, j'ai adoré...

critique par Chiffonnette




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