Lecture / Ecriture
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Syster de Bengt Ohlsson

Bengt Ohlsson
  Syster

Syster - Bengt Ohlsson

Pas vraiment convaincue
Note :

   Présentation de l'éditeur :
   
   « "Syster" s’ouvre sur la constatation d’une disparition, Myriam, une fillette d’une dizaine d’années. Si ses parents sont bouleversés, Marjorie, sa sœur, semble hors d’atteinte, indifférente, insondable. Pour l’éloigner d’une ambiance saturée de désespoir, sa tante Ilse l’héberge et tente de jour en jour de l’aider à voir un peu plus clair en elle, à désemmêler l’amour de la haine, la jalousie de la générosité, l’aveuglement de la lucidité. En somme, elle apprend à Marjorie à grandir, à assumer ses contradictions, à ne plus s’enferrer dans une irrépressible culpabilité. De même qu’elle lui montre ô combien jugements et interprétations sont changeants et souvent sans réel fondement. La tante Isle s’est muée en guide.»

   
   
   Un soir Miriam n'est pas rentrée chez elle. Depuis, ses parents s'épuisent à la chercher, s'y consacrent corps et âme laissant à la garde de la tante Ilse la petite Marjorie et le tourbillon de questions et de sentiments contradictoires qui l'agitent.
   
   Une disparition, des parents fous d'inquiétude, une petite fille perdue, on pourrait s'attendre à un tourbillon d'émotion et on trouve un roman tout de froideur, de lenteur, de scènettes qui se lient les unes au autres pour brosser la complexité des relations fraternelles et familiales. Au fil des jours passés dans la maison perdue de sa tante, Marjorie démêle l'écheveau des sentiments, raconte, confronte ses certitudes d'enfants aux réactions de ses parents et de sa tante, ment, s'échappe. Ce n'est pas un roman par lequel on est emporté, pas un roman dont je peux dire que je l'ai aimé, ou même détesté, qu'il m'a ennuyée ou passionnée. Il m'a laissée indifférente la plupart du temps et pourtant gagnée par la violence de ce qui se révèle dans les petits actes, les paroles des uns et des autres. L'indifférence et le silence de Miriam, son ironie, celle de son père dont la subtilité des moqueries laisse deviner, flairer plutôt la volonté de faire mal à son entourage, le silence de sa mère, les larmes d'Ilse, ont pour écho la certitude petit à petit ébranlée de Marjorie que sa famille est spéciale, la plus drôle, la meilleure. Pas suffisant pour en faire, en ce qui me concerne, une lecture dont le souvenir restera vivace.

critique par Chiffonnette




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