Lecture / Ecriture
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Léviathan : la chute de Lionel Davoust

Lionel Davoust
  Léviathan : la chute

Léviathan : la chute - Lionel Davoust

Manichéisme élémentaire
Note :

   "1984, au large des côtes canadiennes. Surpris par une redoutable tempête, le ferry Queen of Alberta fait naufrage. Parmi les rares rescapés, le petit Michael Petersen, sept ans, a vu ses parents disparaître dans la tourmente.
   2011, Los Angeles. Michael, désormais adulte et père d’un petit garçon, nourrit à l’égard de cette mer qui lui a tout pris une fascination mêlée de peur. Devenu chercheur en biologie marine, il se porte volontaire, malgré l’appréhension et la culpabilité d’abandonner les siens, pour une mission dans les glaces de l’Antarctique. 
   Or, il est loin de se douter que cette expédition suscite l’inquiétude au sein d’une mystérieuse organisation séculaire, le Comité, dont les membres ont développé au fil du temps des pouvoirs supérieurs aux capacités humaines. Un de leurs agents, Masha, est personnellement chargé de veiller à la bonne marche d’une machination que le chercheur risquerait de mettre en péril. Ses directives sont claires: Michael ne doit jamais atteindre l’Antarctique." (4ème de couverture)

   
   
   Autant le dire dès le début, je ne suis pas rentré dans ce roman. C'est un thriller scientifico-futuriste qui ne laisse aucune chance au lecteur qui ne réussit pas à adhérer tout de suite au propos. Il démarre très lentement -mais ce n'est pas un critère, un thriller n'est pas obligatoirement rapide-, et aligne les répétitions de situations, de questionnements d'une manière un peu agaçante; par exemple, il est répété au moins cinq ou six fois en une trentaine de pages que Masha a mal au dos suite à "sa chute dans la benne à ordures" et qu'elle n'a plus vingt ans pour encaisser ces coups! C'est à mon sens inutile et ça rallonge le livre loin d'être léger (400 pages). Et en plus, c'est un peu dur à entendre pour un quarantenaire, même si je ne saute pas du 5ème étage dans la benne à ordures tous les jours!
   
   Ceci étant dit, l'auteur décrit bien ses personnages (remarquez qu'à force de répétitions, même le lecteur le plus obtus -donc moi- réussit à faire rentrer dans sa caboche les traits de caractères de tous) et les situations ne sont pas dénuées d'intérêt. Un peu prévisibles pour certaines, mais pas mal amenées et l'on a envie de savoir où tout cela va nous emmener. Personnellement, pas très loin pour moi, puisque j'ai lu ce thriller dans un aller/retour Nantes-Paris.
   
   Mais ce qui m'a définitivement embrouillé, c'est le monde que Lionel Davoust décrit scindé en deux groupes dirigeants et opposés: la Main droite et la Main Gauche (au moins, il n'est point Manchot! Ah, ah, je me gausse, mais où vais-je chercher tout cela?):
   "La Main Droite croyait à un ordre absolu, supérieur à la volonté de l'homme et ineffable, auquel il convenait de se soumettre sans condition. Or les adeptes de la Main Gauche, guerriers de la connaissance, mages, initiés, quel que soit le nom qu'on leur attribue, n'avaient d'autres règles que celles qu'ils se fixaient individuellement. Certains l'exprimaient avec violence et entraient dans la vaste partie d'échecs qu'était le Jeu Supérieur; d'autres se retiraient du monde et vivaient dans l'errance." (p.95)

   
   C'est pour moi un charabia qui ne monte pas jusqu'à mes deux neurones encore disponibles (parce que là, ce n'est qu'un extrait; il y a d'autres pages du genre). Mais il est vrai, je le confesse, et oui mon Père (merci mon Fils: des restes de mon éducation religieuse depuis longtemps enfouie sous mon ironie et mon athéisme convaincu!) que je ne suis pas un liseur de SF et que c'est même un domaine qui m'est étranger. Je ne suis probablement pas le public ciblé. Définitivement pas pour moi. Mais bon, essayez, vous verrez!
   Pour les deux tomes suivants, ce sera sans moi.

critique par Yv




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