Lecture / Ecriture
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Au Malheur des dames de Lalie Walker

Lalie Walker
  Au Malheur des dames

Au Malheur des dames - Lalie Walker

Ne révolutionnera pas le genre
Note :

   Deux femmes employées au Marché Saint-Pierre, sont kidnappées par un psychopathe qui les torture dans une portion condamnée du bâtiment abritant un magasin de tissus, boutique appartenant aux frères Michel.
   Antoine Michel est un patron "à l’ancienne " qui a les mêmes employées depuis longtemps, les paie, et se désole de leur disparition! Le rêve!
   
   En même temps les frères Michel reçoivent des lettres de menace, on scotche des poupées vaudou sur leurs murs…
   Rebecca Levasseur, une jeune sociologue qui s’ennuie dans son bureau à compulser des statistiques, s’est fait embaucher par des agences d’intérim pour remplacer Violette. Elle aime à honorer de petits contrats pour observer divers groupes sociaux de plus près.
   Pour l’heure, elle va mener l’enquête, jouer les détectives… pendant ce temps la police ne fait rien, comme d’habitude. Le lieutenant en chef roule des mécaniques, son adjoint l’admire, le nouveau Thomas Klein, n'a intégré la police que pour gagner sa vie, et ne pense qu’au suicide...
   
   J’ai bien aimé Antoine Michel le patron à l’ancienne, le personnage du flic suicidaire, Léon Witz qui parle à sa plante carnivore, et son cheminement dans les Catacombes, que j'aurais aimé voir durer plus longtemps. Les autres personnages sont plus conventionnels à peine esquissés parfois. Mais l’ensemble fait l’affaire.
   
   Le style est efficace. Prédominance du langage parlé. On s’attend à une description du quartier, à un roman de mœurs à cause de la référence à Zola. Mais c’est un polar tout court, avec un récit linéaire. Il n’y a pas de retour en arrière significatif. Ni rapide, ni vraiment lent (pas beaucoup de descriptions du quartier ni du marché Saint-Pierre. Quand on pense que l'auteur est accusée d'avoir sali la réputation d'un quartier dont elle parle si peu, c'est à n'y pas croire!)
   
   Pas de qualités exceptionnelles, mais Lalie Walker a su éviter les écueils dans lesquels tombent souvent les auteurs de polar. Pas d’incohérence, pas trop d’invraisemblance, pas de longueurs (sauf un peu les tortures infligées aux deux filles, mais certains aiment ça), rien qui fasse sauter des pages.

critique par Jehanne




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