Lecture / Ecriture
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La retraite sentimentale de . Colette

. Colette
  Chambre d'hôtel
  Claudine à l'école
  Les vrilles de la vigne
  Sido
  La retraite sentimentale
  L'ingénue libertine
  Chéri
  La chatte
  Claudine à Paris
  Le blé en herbe
  La naissance du jour
  J'aime être gourmande

Elle s’appelait Sidonie Gabrielle Colette, mais on disait Colette. Elle était née en 1873 d’un papa militaire. Et dans un monde bien misogyne, elle sut préserver la plupart du temps la liberté de sa vie. Croit-on que ce 19ème siècle put être aussi moderne! Colette fit tant de choses. Elle aima des hommes, elle aima des femmes. Elle écrivit, bien sûr, romans, commentaires et articles, mais elle présenta également des numéros de music-hall plutôt suggestifs. On peut s’en étonner, mais cela ne l’empêcha pas d’être élue membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique puis plus tard, membre de l'académie Goncourt
Lorsqu’elle mourut, en 1954, l’Eglise lui refusa les obsèques religieuses, pour sa «mauvaise vie», mais la France elle, lui offrit des funérailles nationales. Elle repose au Père Lachaise.

La retraite sentimentale - . Colette

Les désillusions de Claudine
Note :

   1907
   
   Claudine et Annie (la narratrice de Claudine s'en va) se reposent à Casamène, le domaine d'Annie. Renaud est à l'hôpital pour soigner un début de tuberculose. Le roman consiste essentiellement en un échange des deux femmes à propos de leurs amours et particulièrement Annie dont les amants correspondent aux nombreux voyages de celle-ci. Manuel, beau-fils homosexuel de Claudine, vient un peu troubler cette intimité avec ses ennuis d'argent et de petits amis. Des trois, seule Claudine prétend avoir le grand amour et ne fait que penser au retour de Renaud qui lui écrit de temps à autre. Il reviendra pour mourir peu après et laisser Claudine seule à Casamène entourée de son fidèle Toby-chien et de Prrrou, fille de la chatte Péronelle du début. Elle vivra de son souvenir sans tristesse.
   
   Ce roman, dans lequel on retrouve tous les personnages, Renaud, Marcel, le gros Maugis, Marthe et Léon peut être considéré comme le dernier de la série des Claudine. Il pourrait y avoir des longueurs dans les récits d'Annie, on pourrait sourire aux pensées de Claudine mais rien n'y fait. On ne s'ennuie pas une minute tant la construction est efficace et le style très sûr: descriptions du crépuscule, réactions des animaux confidents des soucis humains. Claudine, héroïne attachante possède cet "art de vivre" propre aux gens proches de la campagne et des animaux (nombreuses références à Montigny) que devait posséder Colette, à l'épreuve de toutes les mondanités du parisianisme.

critique par Mouton Noir




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