Lecture / Ecriture
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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson

Jonas Jonasson
  Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
  L'Assassin qui rêvait d'une place au paradis
  L’analphabète qui savait compter

Jonas Jonasson est un journaliste et écrivain suédois né en in 1961.

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire - Jonas Jonasson

Road movie
Note :

   Alan Karlsson s’apprête à fêter ses cent ans. Mais alors que tout le monde l’attend dans la maison de retraite où il vit désormais, il prend la poudre d’escampette en sautant par la fenêtre. Stupeur auprès des colocataires et du personnel de santé: personne ne s’attendait à cela et la police est immédiatement prévenue. Car on pense à un enlèvement… Mais c’est de son plein gré qu’Alan décide de prendre la fuite se retrouvant au milieu des plates-bandes en charentaises, sans même avoir le temps de réaliser ce qu’il vient de faire. Etonné par son propre culot, il fonce à la gare routière la plus proche pour attraper le premier bus, espérant partir le plus loin possible, c'est-à-dire pas très loin vu qu’il n’a pas beaucoup d’argent en poche! Mais alors qu’il est en salle d’attente, un autre voyageur lui confie la garde de sa valise, qu’il ne peut emmener aux toilettes. Lorsque le car arrive, l’homme à la valise n’étant toujours pas ressorti, Alan saute dedans avec la valise. C’est le début des ennuis…
   
   Un livre drôle et très revigorant… On suit les péripéties et les aventures d’Alan à travers le monde. Passé et présent s’entremêlent dans un rythme trépidant. Des rencontres de personnages tous un peu fous, de la tendresse et de l’humour, un livre qui fait du bien et qui remporte à juste titre un franc succès dans l’hexagone. J’ai particulièrement aimé la première partie, après cela s’essouffle peut-être un peu mais reste un moment de lecture très divertissant.
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critique par Éléonore W.




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La résignation n'accompagne pas forcément l'âge
Note :

   Il a déjà eu beaucoup de pub et fait aujourd'hui parti du paysage littéraire français. C'est pourquoi je ne vais pas m'appesantir sur ce dernier titre. Juste un petit mot pour vous dire que si vous voulez passer un bon moment, alors c'est celui-ci qu'il faut choisir.
   
   Roman délicieux, très drôle, nous suivons les aventures d'Alan, centenaire en fuite, qui va vivre des situations folles, limites légales... voire pas du tout, mais toujours pleines d'amour et d'amitié! Personnage loufoque au possible, Alan comme les chats a eu sept vies, qu'il a vécues à fond, sans souci ni du lendemain, ni du qu'en dira-t-on.
   
   C'est vraiment un roman à lire au moins une fois dans sa vie!
   
   
   Présentation de l'éditeur:
   
   "Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l'adjoint au maire et de la presse locale? Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringant centenaire se retrouve à trimballer une valise contenant 50 millions de couronnes dérobée – presque par inadvertance – à un membre de gang. S'engage une cavale arthritique qui le conduira à un vieux kleptomane, un vendeur de saucisses surdiplômé et une éléphante prénommée Sonja..."

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critique par Pauline




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Résistant aux stéréotypes
Note :

   Alan Karlsson, un centenaire, s'échappe de la maison de retraite et rencontre à la gare routière où il compte prendre le premier bus en partance, un malfrat à qui il emprunte sa grosse valise sans savoir que celle-ci renferme un énorme butin. Poursuivi par le voleur, il sympathise également avec des inconnus qui l'aident dans son entreprise à reprendre les rennes de sa vie.
   
    Mes voisins m'ont glissé ce bouquin dans ma boîte aux lettres et je les en remercie car jamais je n'aurais eu l'idée de choisir ce roman dont j'ai pu lire beaucoup de critiques à sa sortie en 2011. Autant de bonnes critiques pour un auteur jusque là inconnu, j'avais peur d'être déçue comme j'ai pu l'être avec certains best-seller portés aux nues et que j'ai personnellement trouvés au mieux très moyens (au pire archi nuls !).
   
   Très belle surprise donc de découvrir cette histoire et ce, dès les premiers chapitres. Il y a un style, un souffle, un rythme qui ne se dément pas, renforcé par une structure en mille-feuille : un chapitre sur le temps présent, le suivant sur le passé de Allan, et ainsi de suite...
   
   C'est drôle, intelligent, caustique et parodique. Allan est un sacré numéro, un inventeur malgré lui, un utopiste bon enfant, qui sous des airs de benêt tire les ficelles des marionnettes politiques du monde. Rien que cela !
   
   "Dieu lui répondit par le silence, une fâcheuse manie qu'il avait parfois et que le pasteur Fergusson percevait comme le signe qu'il devait réfléchir par lui-même. Les choses ne se passaient pas toujours très bien quand il agissait seul, mais ce n'était pas une raison pour se décourager.
    Au bout de deux jours et deux nuits à peser le pour et le contre, le pasteur Fergusson décida finalement de se réconcilier avec son camarade de cellule. Il informa monsieur Allan qu'il était désormais disposé à lui parler de nouveau.
    Allan lui répondit qu'il n'avait rien contre le silence mais qu'à son avis rien ne valait le dialogue." (p.218)

   
   A découvrir, l'un des meilleurs livres lu depuis longtemps du point de vue fond et forme. A offrir à des amis qui ne l'ont pas encore lu.
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critique par Wictoriane




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Abracadabrantesque …
Note :

   Les Suédois sont féconds en auteurs capables de nous décrire les réalités suédoises, sous couvert de polars (ou non) avec Henning Mankell ou par le biais de romans déjantés (cf aussi "L’analphabète qui savait compter") du même Jonas Jonasson.
   
   Jonas Jonasson ne lésine pas. Invraisemblances bienvenues. Empathies, aussi. Beaucoup de tendresse et de compréhension pour ses personnages foldingues.
   
   Le premier d’entre eux, le "héros", n’est autre qu’Allan Karlsson. Oui. Et alors me direz-vous ? He bien, c’est qu’Allan Karlsson doit fêter ses cent ans dans la maison de retraite où il a été … placé (j’allais écrire "enfermé" !) et où il ne se sent pas bien. Il doit fêter ses cent ans mais il décide de s’enfuir par une fenêtre. Il s’enfuit, se réfugie près de la gare routière locale et là – Jonas Jonasson n’y allant pas avec le dos de la cuillère – trouve le moyen de monter dans un car pour s’éloigner de la ville en chapardant une valise dans l’espoir d’y trouver chaussures et vêtements (il est parti tel qu’il était, avec ses charentaises au pied !).
   
   Dans la valise pas de vêtements mais des billets de banque, que des billets de banque mais beaucoup de billets de banque ! Des millions de couronnes ! Il se doute une fois ouverte la valise, que celui qui l’a perdue va tenir à la retrouver. Banco !
   
   Commence une cavale, des rencontres, des moyens de défense vis-à-vis des malfrats qui le poursuivent. Et Jonas Jonasson saisit l’occasion pour nous brosser une histoire accélérée du XXème siècle puisque Allan Karlsson en profite pour raconter sa vie à ses compagnons de fortune et – je l’ai déjà dit – comme Jonas Jonasson n’y va pas avec le dos de la cuillère, il se trouve qu’Allan Karlsson a connu Franco, Truman, Staline, Mao, Churchill, … n’en jetez plus ! Il fut aussi pendant la guerre spécialiste en explosifs et cette connaissance, ça ne s’oublie pas ! Bref Allan Karlsson a fait feu de tout bois dans sa vie et continue, au propre comme au figuré. Il y a de l’avenir pour les centenaires apparemment à en croire l’auteur !
   
   Il faut bien sûr aimer ce genre de littérature, plus proche du reportage romancé que de la pure littérature. Je rapprocherais la démarche de Jonas Jonasson à celle d’un Vikas Swarup, l’indien, ou d’un Carl Hiaasen, le gars de Floride, qui traitent aussi de la culture de leur société ainsi que des travers de leurs propres sociétés sous biais drolatiques.

critique par Tistou




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