Lecture / Ecriture
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Pour une nuit d’amour de Emile Zola

Emile Zola
  Thérèse Raquin
  La bête humaine
  L'Assommoir
  Pot-Bouille
  Au Bonheur des Dames
  Le Rêve
  Le ventre de Paris
  Son Excellence Eugène Rougon
  La Curée
  Germinal
  La Fortune des Rougon
  Le Paradis des Chats et autres nouveaux contes à Ninon
  L'œuvre
  La faute de l’abbé Mouret
  Nana
  La Conquête de Plassans
  La terre
  La joie de vivre
  Le docteur Pascal
  Une page d’amour
  L'argent
  Les Mystères de Marseille
  Pour une nuit d’amour
  Paris
  La Débâcle

Émile François Zola, chef de file du mouvement littéraire le Naturalisme, est un écrivain français, né en 1840 et mort en 1902.
Il est principalement connu pour la fresque romanesque en vingt volumes "Les Rougon-Macquart" qui suit les différents membres d'une famille dans la société française du Second Empire.
Les dernières années de sa vie sont marquées par son engagement dans l'affaire Dreyfus avec la publication en janvier 1898, dans le quotidien L'Aurore, de l'article intitulé "J'accuse".
On n'a jamais pu déterminer avec certitude si sa mort, ainsi que celle de son épouse, par intoxication au monoxyde de carbone était purement accidentelle ou criminelle.


Elizabeth Ross a publié un roman inspiré d'une nouvelle peu connue d'Emile Zola: "Les repoussoirs".

Pour une nuit d’amour - Emile Zola

Victime d’une femme fatale
Note :

   Pour une nuit d’amour a été publié pour la première fois en 1882 dans le recueil «Capitaine Burle».
   
   « Depuis cinq ans, Julien habitait la place des Quatre-Femmes, lorsque, un soir de juillet, un événement bouleversa son existence. La nuit était très chaude, tout allumée d'étoiles. Il jouait de la flûte sans lumière, mais d'une lèvre distraite, ralentissant le rythme et s'endormant sur certains sons,
   lorsque, tout d'un coup, en face de lui, une fenêtre de l'hôtel de Marsanne s'ouvrit et resta béante, vivement éclairée dans la façade sombre. Une jeune fille était venue s'accouder, et elle demeurait là, elle découpait sa mince silhouette, levait la tête comme pour prêter l'oreille. Julien, tremblant, avait cessé de jouer. Il ne pouvait distinguer le visage de la jeune fille, il ne voyait que le flot de ses cheveux, déjà dénoués sur son cou. Et une voix légère lui arriva au milieu du silence.
   " - Tu n'as pas entendu, Françoise? On aurait dit une musique.
   Quelque rossignol, Mademoiselle, répondit une voix grosse, à l'intérieur. Fermez, prenez garde aux bêtes de nuit." »

   
   
   Julien Michon n’est pas un gars méchant, pas une flèche non plus; Il s’en sort honorablement dans la vie malgré une enfance difficile. Il s’est trouvé une situation d’expéditionnaire à la Poste et vit chichement dans une petite chambre louée dans la petite ville de P… dont on devine qu’elle n’est pas le lieu d’une vie sociale débordante (c’est le XIXème siècle aussi!). La principale aventure que se permet Julien, c’est de se mettre à sa fenêtre le soir et de jouer de la flûte. Ou à peu près.
   
   En face, il y a l’hôtel de Marsanne. Et là vivent le Marquis et la Marquise de Marsanne. Qui ont une fille, qui revient du couvent où elle a suivi quelque étude, Mlle Thérèse de Marsanne. Hélas pour Julien, Thérèse, malgré son éducation, n’a rien d’une oie blanche. C’est plutôt le genre beauté fatale déterminée. Le reste, vous l’aurez deviné; elle va capter le cœur de Julien. Un amour impossible mais des circonstances particulières, une nuit bien particulière, vont précipiter, cristalliser ce qui devait arriver. Et ce qui va arriver n’est pas bon pour Julien. Femme fatale donc.
   
   On a du mal à prendre ce genre de situation au sérieux de nos jours. D’abord des Marquises …, une éducation au couvent …, et puis un benêt pareil (si, ça, ça doit encore exister!) … N’empêche. C’est Zola qui l’a écrit. Et ça se voit. Ça se connait comme on dit par ici!

critique par Tistou




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