Lecture / Ecriture
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Titus d’Enfer de Mervyn Peake

Mervyn Peake
  Mr. Pye
  Titus d’Enfer

Mervyn Peake est un écrivain anglais (1911-1968).

Titus d’Enfer - Mervyn Peake

Titus fantôme
Note :

   Premier volet de la trilogie du Cycle de Gormenghast
   
   
   Qu’est-ce qui est si séduisant dans "Titus d’Enfer" de Mervyn Peake ?
   Sans doute le fait que les personnages condensent les traits de la Lectrice (enfin, de moi, en tout cas).
   Il y a un roi qui aime si fort les livres qu’il peut en mourir.
   
   Une reine qui ne se sent bien qu’enveloppée dans la mer ondulante de la fourrure de silencieux chats blancs.
   Une princesse renfrognée, collectionneuse d’objets insolites glanés lors de ses promenades, en quête de lieux inconnus dans sa propre maison.
   Des altesses jumelles (même si l’identification est ici un peu désagréable)…
   Et puis l’extrême fantaisie de la description d’un château complètement improbable et de dialogues brillants, un jeu perpétuel avec la langue, qui m’a fait penser parfois à Lewis Carroll, des personnages aux silhouettes parodiques (le cuisinier porcin et le garde arachnéen), tout cela en contraste avec une intrigue presque inexistante et une mélancolie de plus en plus affirmée, chaque personnage ou presque étant enfermé dans sa solitude, son obsession (par exemple, l’effort d’Irma Salprune pour être une dame, ou la blessure de se sentir toujours critiquée, incomprise pour Nannie Glu) – et cependant les personnages même coupés des autres, ambitieux ou fous, ont une façon très douce de se soucier des autres, de les protéger…
   
   Le petit Titus qui donne son nom au roman n’est ici qu’un nourrisson qu’on trouve laid et qu’une nourrice naine bringuebale d’une cérémonie à une autre. Rien de démoniaque chez lui, et aucune personnalité encore, juste quelques chouinements… Encore un pied de nez.

critique par Rose




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