Lecture / Ecriture
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Pandémonium de Régine Detambel

Régine Detambel
  Le long séjour
  Album
  Pandémonium
  L'écrivaillon Ou L'enfance de l'écriture
  Mésanges
  Petit éloge de la peau
  Sur l’aile
  50 histoires fraîches
  Son corps extrême
  Noces de chêne
  Opéra sérieux

Vous trouverez sur ce site une interview de cet auteur dans la rubrique "Rencontres" et des Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Pandémonium - Régine Detambel

Les enfers?
Note :

   Pandémonium, c’est le nom de la capitale des enfers. C’est aussi le nom que ses habitants ont choisi pour baptiser leur propriété cernée de hauts murs et dans laquelle ils vivent complètement reclus. Non pas qu’ils s’y sentent assez mal d’ailleurs pour s’y croire chez Belzébuth, bien au contraire, mais bien davantage en écho à la vision que le monde extérieur en a. Car s’ils y vivent en reclus, c’est qu’on ne veut pas d’eux dehors et en particulier, dans le village où ils ont sévi jadis, exploitant à mort (c’est le cas de le dire) dans l’ambiance favorable de la seconde guerre mondiale, les pensionnaires de leur maison de retraite.
   
   Ces habitants, familièrement baptisés «les démons» par les villageois, ne sont pas plus banals que leur résidence. Nous avons là 8 vieillards, les Wagner, sous la coupe de Joachim Wagner, 92 ans, tous bien décidés à pulvériser les records de longévité. Ils vivent presque en autarcie, entourés d’une haine unanime, constante et tenace dont ils ne se soucient pas plus qu’il n’est nécessaire.
   Nous sommes en été et l’arrière petit-fils et petit neveu, vient passer ses vacances parmi eux. Il y retrouve le seul élément jeune de la propriété «la garde malade», 16 ans comme lui, avec laquelle il folâtre dans la plus totale liberté sexuelle depuis déjà plus d’un an.
   Mais cet été est comme aucun autre, sa mère revient, cette mère qu’il a perdue quand il avait 4 ans et qu’elle a été incarcérée pour le meurtre de son époux, père du garçon.
   Voilà. Le décor et l’action sont en place. Suivez le guide, le narrateur, il s’appelle Régine Detambel et il réduira à merci vos dernières réticences. Son style est puissance et poésie. Acérée, libre et jamais moralisatrice, elle peut tout se permettre, même l’humour, et ne s’en prive pas.
   

critique par Sibylline




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